CHAPITRE III
Second commandement de Dieu.
Qu'est-ce que Dieu défend par le second commandement : « Dieu en vain lu ne jureras, ni autre chose pareillement ? »
Par le second commandement : « Dieu en vain tu ne jureras, ni autre chose pareillement, » Dieu défend : de jurer faussement ou inutilement ; de blasphémer ; de faire de imprécations ; de manquer aux vœux que l’on a faits.
Qu’est-ce que jurer ?
.. durer, c’est faire serment, c’est-à-dire prendre Dieu à témoin que l’on dit la vérité, ou que l’on tiendra ce que l’on promet.
Est-il permis quelquefois de faire des serments ?
Il est permis de faire des serments quand on est appelé en justice, ou lorsqu'il y a, pour en faire, quelque autre raison grave. j
Qu'est-ce que jurer faussement ?
Jurer faussement, c’est assurer avec serment une chose fausse ou douteuse, ou bien faire avec serment une promesse qu’on ne veut pas tenir.
Qu'est-ce que jurer inutilement ?
. Jurer inutilement, c’est prendre Dieu àtémoin, sans nécessité ou raison suffisante.
Doit-on tenir les promesses faites par serment ?
* Oui, on doit tenir les promesses faites par serment, si la chose qu’on a promise n’est ni mauvaise ni défendue.
LÉ 10e
Celui qui a juré de faire une action mauvaise est-il obligé d'accomplir son serment ?
Non, celui qui a juré de faire une action mauvaise m'est pas obligé d'accomplir son serment; il a commis un péché en faisant un pareil serment, et il en commettrait un second en l'accomplissant.
Qu'est-ce que blasphémer ?
Blasphémer, c’est prononcer le saint nom de Dieu d’une manière outrageante, ou proférer des paroles injurieuses, soit contre Dieu, soit contre la Religion ou les Saints.
Qu'est-ce que faire des imprécations ?
Faire des imprécations, c’est prononcer des malédictions contre soi-même, contre ses semblables ou contre les autres créatures.
: Qu'est-ce qu'un vœu ?
Un vœu est une promesse que l’on a faite à Dieu, avec intention des’obliger en conscience.
Est-ce un péché de ne pas accomplir les vœux qu’on a faits ? Oui, c’est un péché de ne pas accomplir les vœux qu’on a faits,
à moins d’impossibilité ou de légitime dispense, et c’est pourquoi il ne faut pas faire des vœux sans y avoir bien réfléchi et sans avoir pris conseil.