CHAPITRE VIII
Septième commandement de Dieu.
Qu'est-ce que Dieu nous défend par le septième commandement : « Le bien d'autrui tu ne prendras, ni retiendras en le sachant? » Par le septième commandement: « Le bien d" autrui tu ne prendras, ni retiendras en le sachant, » Dieu nous défend de prendre ou de retenir injustement le bien d'autrui, et de causer aucun antre dommage injuste au prochain.
Oui sont ceux qui prennent injustement le bien d'autrui ? Ceux qui prennent injustement le bien d'autrui sont : les voleurs, les domestiques infidèles, les marchands et les ouvriers sans probité, les plaideurs de mauvaise foi, les magistrats et juges corrompus, les usuriers, et tous ceux enfin qui s'approprient ce qui ne leur appartient pas.
Les enfants qui volent leurs parents pèchent-ils aussi contre le septième commandement?
Les enfants qui voient leurs parents pèchent contre le septième commandement, parce qu'Us s'approprient ce qui ne leur appartient pas.
Qui sont ceux qui retiennent injustement le bien d'autrui?, Ceux-là retiennentinjustementle bien d'autrui qui n'acquittent pas leurs dettes, le pouvant faire, qui ne paient pas ou font trop attendre le salaire aux ouvriers et aux domestiques, qui ne rendent pas le dépôt qui leur a été confié, ou qui gardent une chose trouvée sans s'informer à qui elle appartient. De quelle manière cause-t-on encore du dommage au prochain? On cause encore du dommage au prochain, eu gâtant ou en détruisant ce qui lui appartient, ou en l'empêchant par des moyens injustes de faire un gain légitime.
A quoi tant obligèsceux qui ont fait quelque tort au prochain?
Ceux qui ont fait quelque lort au prochain sont obligés de restituer le plus tôt possible ce qui ne leur appartient pas, et de réparer le dommage qu'ils ont injustement causé.
Que doivent faire ceux ?u» n'ont pas le moyen de restituer ?
Ceux qui n'ont pas le moyen de restituer doivent avoir la volonté de restituer, dès qu'ils le pourront.
Quel est Se meilleur moyen d'éviter toute injustice ?
Le meilleur moyen d'éviter toute injustice, c'est de respecter le bien d'aulrui comme nous voulons qu'on respecte le nôtre.