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Qu'appelle-t-on Communion bonne, indigne, tiède

FE Une Communion est bonne quand elle est faite avec les dispositions d’âme et de corps que nous avons indiquées, sans aucune négligence ni imperfection. Elle sera fervente si l'on y joint un ardent amour de Dieu, un vif désir de recevoir Jésus-Christ, et une grande reconnaissance pour ce bienfait incomparable. La Com-

ag

ES DE L'EUCHARISTIE ke 919

munion bonne, et surtout fervente, produit tous les

effets que nous avons fait connaître.

IT. La Communion est indigne ou sacrilège lorsqu'elle se fait, sciemment, avec quelque péché mortel, ou sans être à jeun, ou: avec des intentions et dispositions mauvaises. — Dans ces cas, on recoit, à la vérité, le corps et le sang de Jésus-Christ, mais non les grâces attachées au mont On commet un énorme béche.

c'est le crime de Judas; « on mange et on boit sa condamnation, » nous a ditsaint Paul. Quelque grave que soit ce péché, il n’est cependant pas irrémissible ; mais il produit ordinairement l'impiété, l'endurcissement, quelquefois le désespoir, et c’est pourquoi l’Apôtre en parle de la sorte.

IT. Une Communion est appelée tiède lorsqu'elle n’est ni bonne ni mauvaise, ni fervente ni indigne. Or ceci arrive quand on apporte à la réception de l'Eucharistie une préparation incomplète, des distractions, un manque de recueillement intérieur ou extérieur qui ne sont pas fautes mortelles, mais qui.ne répondent pas à l’amour que nous devons à Jésus-Christ. Aussi la Communion tiède nous prive des avantages d’une bonne et fervente Communion : elle nous laisse froids et indifférents, ne nous apporte ni sainteté ni joie. Enfin, il est à craindre qu’elle ne dispose peu à peu à la Communion indigne et sacrilège. Il faut donc sérieusement se mettre en garde contre les Communions tièdes.

CONCLUSION PRATIQUE

Au sujet de la Communion fréquente et quotidienne, la S.Congrégation du Concile a nettement fixé les points suivants :

1° La Communion fréquente et quotidienne, en tant que vivement désirée par Notre-Seigneur et par l'Eglise catholique, doit être accessible à tous les fidèles, de quelque classe ou condition qu'ils soient : de telle sorte que personne, s'il est en état de grâce et s’en approche avec une intention droite et pieuse, ne puisse être écarté de la Sainte Table.

2 Or, l'intention droite consiste en ce que le communiant ne soit pas conduit par l'habitude, par la vanité, ou par des rai-

RE, Û ÿ ! DE NET A [Gers 2e A 376 TROISIÈME PARTIE

sons Annales, mais qu'il communie pour plaire à à Dieu, pour

s'unir plus étroitement àlui par la charité et. pour opposer ce remède divin à ses infirmités et à ses défauts.

30 S'il est très avantageux que ceux qui font la Communion fréquente et quotidienne soient exempts des péchés yvéniels, au moins pleinement délibérés, et de l'affection à ces péchés, néanmoins il suffit qu'ils soient exempts de fautes mortelles, avec la résolution de n'en plus commettre à l'avenir. Etant donné ce ferme propos, il n'est pas possible qu en communiant chaque jour, a1 né se débarrasse peu à peu même des péchés véniels et de l'affection à ces péchés.

&o Mais comme les Sacrements dé la loi nouvelle, tout en agissant par eux-mémes, produisent cependant un effet plus grand à raison des dispositions plus parfaites de ceux qui les reçoivent, il faut veiller à ce qu’une préparation soigneuse précède la Sainte Communion, et à ce qu'une action de grâce convenable la suive, en tenant compte des facultés, de la condition et. des obligations de chacun.

5 Pour que la Communion fréquente et quotidienne se fasse avec plus de prudence et ait plus de mérite, il ne faut la faire qu'avec l'avis du Confesseur. (Décret dw 20 déc.\1905.)

En ce qui concerne, en particulier, les jeunes enfants, le Code ,

de Droit canonique (can.854) contient les dispositions suivantes :

« En danger de mort, pour qu'on puisse et doive donner la Sainte Communion aux enfants, il suffit qu'ils sachent discerner le Corps du Christ d'avec de la nourriture commune cf l’adorer avec respect;

En dehors du danger de mort, on exige à bon droit une connaissance plus complète de la doctrine chrétienne et une préparalion plus soignée, consistant en ce qu'ils saisissent selon leur capacité au moins les mystères de la foi qui sont nécessaires de nécessité de moyen pour Le salut, et qu'ils s’approchent de la Sainte Euchariitéy wvec la dévotion que comporte leur âge;

C'est au confesseur, aux parents des enfants ou à ceux qui leur tiennent lieu de parents qu’il appartient de juger si les enfants ont des dispositions suffisantes pour la première Communion;

Mais e’est l'office du curé de veiller, même par le moyen d'examens s’il le juge opportun, dans sa prudence, à cè que les enfants ne s’approchent pas de la Sainte-Communion avant d’avoir atteint l'usage de la raïson, ou sans les dispositions suffisantes ; de même que de faire en sorte que ceux qui ont atteint l'usage de là raison et qui ont les dispositions suffsantes, communient æw plus Lôt. »

$ V. — Cérémonies usitées dans l'administration du sacrement de l'Eucharistie.

Cérémonies de la Communion : 4° donnée à l'église, 2° portée aux malades,

97. — Quelles sont les principales cérémonies en usage pour l'administration de l'Eucharistie ?

Il y a lieu de distinguer d'abord entre l’administration de l'Eucharistie qui se fait aux fidèles, à l'église, dans la Communion ordinaire, et celle qui se fait à do-

micile, ou er viatique, pour les infirmes ou les malades.,

TL. Communion donnée à l'église. —1l est plus conforme à la liturgie, et au désir de l'Eglise, de donner 1a Communion aux fidèles pendant le saint sacrifice de la Messe, au moment indiqué, après la Communion du

prêtre. Toutes les prières liturgiques, avant et après

la Communion, sont disposées et choisies dans ce but, aussi bien pour les fidèles que pour le prêtre : c'est pourquoi, autant que possible, il convient de communier à la Messe.

Toutefois ce n’est là ni un précepte ni une règle invariable, et il n’est pas nécessaire d'entendre la Messe pour communier ; mais il est nécessaire toujours de faire une préparation, eten dehors des prières de la Messe, la meïlleure sera la récitation attentive des Actes d'avant la Communion. De même, pour l’action de grâce, il convient de réciter les Actes d'après la Communion. —On peut cependant se servir d'autres formules, ou d’un livre de piété, pourvu que la lecture soit appropriée à la circonstance et qu’elle ait rapport à la sainte Eucharistie.

S'il donne la sainte Communion pendant la Messe, ou immédiatement soit avant, soit après la Messe, le prêtre est revêtu des ornements sacerdotaux qu'il doit avoir

pour le saint Sacrifice. Si c'est en dehors de la Messe,

il se revêt du surplis et de l’étole, symboles de justice et d'autorité.

318 © TROBIÈNE PARTIE Au moment où il ouvre le Taberaacle, on récite le Confiteor en entier. Cette prière convient admirablement pour nous exciter à l'humilité, à la contrition, à la confiance en Dieu. — Le prêtre, se tournant vers les fidèles, récite sur eux les deux prières : Misereatur et Indulgentiam, demandant à Dieu de pardonner tous leurs péchés.

29 Le prêtre prend dans le ciboire une hostie sainte, et, la tenant un peu élevée, il dit, tourné vers l'assistance : Ecce agnus Dei... « Voici l'agneau de Dieu qui ôte les péchés du monde...» Puis, à trois reprises : Domine, non sum dignus.. « Seigneur, je ne suis pas digne que vous entriez dans ma demeure, etc. » Ce sont les paroles du centenier de l'Évangile, si pleines d'humilité et de fue

3° Les fidèles qui doivent communier sesontapprochés de la sainte Table et se sont frappé trois fois la poitrine, au Domine, non sum dignus.… Ils se mettent à genoux par humilité ; et, tenant la nappe de communion de manière à retenir la sainte hostie si, par accident, elle venait à tomber, ils avancent un peu la langue. Le prêtre y dépose l’hostie, en disant : Corpus Domini… « Que le corps de Notre-Seigneur Jésus-Christ garde votre âme pour la vie éternelle ! »

C’est là tout le cérémonial usité dans la réception d'un si grand Sacrement. L'Église a voulu que nous fussions tout entiers à la méditation de ce mystère eucharistique, sans nous laisser distraire par des cérémonies accessoires.

4° Si la Communion se donne en dehors de la Messe, le prêtre se purifie les doigts dans un petit vase placé sur l’autel, et qui contient un peu d’eau. Il récite perdant ce temps l’antienne au saint Sacrement, avec l'oraison ; puis il bénit les fidèles, dans la formule ordinaire : Benedictio Dei omnipotentis, etc. S'il donne la Communion à la messe, il achève comme de coutume les prières du saint Sacrifice et ne bénit qu'à la fin.

I. Communion portée aux malades, à la maison. — C'est une règle de l'Église, observée aujourd'hui encore dans les pays où le saint Sacrement est respecté

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et accompagné par de pieux fidèles, de porter solennellement le Viatique aux malades. Le prêtre porte la sainte Eucharistie sous un dais, escorté de quelques clercs tenant des flambeaux et psalmodiant des chants divins. Pourquoi faut-il que l'indifférence ou l’impiété de notre époque ait contraint de supprimer cet usage, qui honorait Notre-Seigneur et édifiait les chrétiens ?

On a dû approprier convenablement la chambre du malade et recouvrir son lit de linges blancs, par respect et par honneur pour Jésus-Christ qui vient à lui. Sur une petite table, recouverte d’une nappe blanche, on a disposé un crucifixæ, avec deux flambeaux ; un petit vase contenant de l'eau bénite, avec un rameau bénit ; un outre vase avec un peu d’eau, pour purifier les doig's du prêtre après la sainte Communion.

Arrivé dans la chambre du malade, le prêtre dépose

sur la petite table un corporal et le vase sacré contenant

la sainte hostie. Il asperge, avec le rameau bénit, le malade et l'assistance, en récitant Asperges me et les prières liturgiques. Puis il observe le même cérémonial qu'à l’église. Si la Communion est donnée en viatique, au lieu de la formule ordinaire, le prêtre dit : « Recevez le viatique du corps de Notre-Seigneur Jésus- Christ : qu'il vous préserve des attaques de l'ennemi mauvais, et vous conduise à ia vie éternelle. »

Ï1 dit ensuite une oraison, dans laquelle on demande pour le malade la santé de l'âme et du corps. Puis il se purifie les doigts, comme il ferait à l'Église, avec les mêmes prières, et il termine en bénissant le malade

fortifié et consolé.

Si l'infirme peut boire l’eau qui a servi à l’ablution

des doigts, on la lui fera prendre, sinon on la jettera au feu.

CONCLUSION PRATIQUE

Quelle reconnaissance et quel amour ne devons-nous pas à Notre-Seigneur pour le don ineffable de la sainte Communion!

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quart d'heure à l'Action de grâces. 1 s'entretient d’abord en

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