‹ Le catechisme expliqueChapitre 24 sur 288 · TUE · texte numérisé non relu

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DU SYMBOLE DES APOTRES à AT

“du péché de notre premier père et sujets aux mêmes “misères que lui. — C'est là-une vérité clairement en- “seignée par la sainte Écriture, et spécialement en saint “Paul { Épitre aux Romains, v). Le concile de Trente “en à fait un dogme catholique, et la tradition de l’Église, Là cet égard, ést constante et universelle. Mais c’est là “un mystère au-dessus de la raison. Tout ce que nous «pouvons en dire, c'est que ce péché originel, qui fut en nos premiers parents un péché actuel, n'est pour leurs - descendants qu'un péché habituel ; ce qui n'empêche pas qu'il soit en nous un état de mort à la grâce, et par conséquent tout à la fois une souillure et un châtiment. Toutes les traditions ont admis cet.état de déchéance, “et la raison ne saurait y voir d'injustice. Souvent les enfants héritent de leur père des défauts ou des vices: la transmission du péché originel n’est pas plus diffi- * cile à admettre que ces autres transmissions qui sont - incontestables. Il est d’ailleurs permis de croire que * les enfants qui meurent avec le seul péché originel ne * sont pas, pour ce fait, condamnés à l'enfer, mais seu- » Jement à la privation de voir Dieu. C'est l'opinion de * saint Augustin, qui les place dans les limbes. Personne n'est exempt du péché originel, si ce n'est | Ja sainte Vierge. Seule elle est apparue au monde sans cette tache : c’est là ce qui constitue le privilège de l'Immaculée Conception, dont nous parlerons bientôt.

CONCLUSION PRATIQUE

L'homme est-un dieu tombé qui-se souvient des cieux. An-souvenir de sonancienne grandeur, il doit bénir l'infinie miséricorde qui-l'avaitélevé si haut et établi presque l'égal.des anges. Au souvenir de sa chute et des misères du corps el de . Jâme qui en sont la conséquence, il doit bénir et adorer l'infinie justice... Heureux sommes-nous de pouvoir maintenant passer ‘du regret à l'espérance ! Par les mérites du Rédempteur, Jrio.avait abondé le péché, là a surabondé la grâce... « Heu- » reuse faute, s'écrie saint Augustin, qui nous à valu une telle rédemption ! » Mais il nous faut en mériter l'application dans » l'humilité, la pénitence, [la foi et le recours au Rédempteur promis au monde ef venu pour nous sauver.

$ VIII. — Du Messie promis.

Première annonce d'un Sauveur. — Le Messie attendu : 1° promesses divines ; 2° prophéties ; 3° figures du Messie. — Le libérateur attendu par toutes les nations : son règne préparé par la Providence.

36. — Dieu abandonnd-t-il l'homme aprés son péché? | Non, mais il lui promit un Rédempteur ou Sauveur,

appelé le Messie. — La première promesse est au ber- :

ceau même du monde. Dans la sentence prononcée contre le serpent infernal, nous lisons ces paroles : « Je placerai une inimitié entre toi et la femme, entre sa race et la tienne : elle t'écrasera la tête, et tu t’efforceras de la mordre au talon. » (Gen., m1, 15.) Toutes les traditions ont entendu ces paroles en ce sens que de la race humaine naîtrait le vainqueur du démon, et que la femme bénie, de qui naïîtrait ce libérateur, est la Vierge Marie.

Dieu fit attendre pendant quatre mille ans la venue du Messié, afin que les hommes, dit Bossuet, sentissent mieux le besoin qu'ils en avaient. Toutefois, dès ce moment, les hommes ont pu se sauver, mais à la condition qu’à l'observance exacte de leurs devoirs et de leur religion ils joindraient la foi au Messie promis, dont les mérites devaient les racheter. Û

37. — Par quels moyens Dieu voulut-il entretenir l'espérance et l'attente du Messie?

Dieu, pendant les siècles d'attente, ne cessa de multiplier les promesses, les prophéties et les figures du Messie futur. "

1° Les promesses. — En choisissant Abraham pour

être le père des croyants, Dieu lui dit : « Je multiplie- :

rai ta race comme les étoiles du firmament, et toutes’

les nations de la terre seront bénies en celui qui naîtra

de toi. » (Gen., x11 et xvur.) Les mêmes promesses

sont renouvelées à Isaac et à Jacob.

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2° Les prophéties. — Environ 1700 ans avant Jésus- Christ, Jacob mourant dit à Juda, son quatrième fils : « Le sceptre ne sortira pas de ta race Jusqu'à ce que vienne celui qui doit être envoyé et qui sera l'attente des nations. » ( Gen., xLIx..)

1500 ans avant Jésus-Christ, Moise, avant de mourir, annonce un législateur plus grand que lui, que l'on devra écouter et qui donnera au peuple d'Israël une loi définitive. ( Deut., xvrrr.)

En 1050 avant Jésus-Christ, David, roi et prophète, chante dans ses psaumes la venue du Rédempteur, ses souffrances , sa mort, sa résurrection, son empire éternel.

De l'an 700 à 490 avant Jésus-Christ, quatre grands Prophètes et douze petits se succèdent et apportent tour à tour quelques traits de la figure prophétique du Messie. Les grands Prophètes sont :

Isaïe, qui a prédit la naissance de Jésus-Christ d'une

- vierge, et décrit sa vie, ses miracles, sa passion, son - règne ; :

Jérémie, qui a surtout prophétisé les souffrances du Sauveur et la rédemption du peuple d'Israël ;

Ézéchiel, qui a décrit, sous des couleurs imagées, le règne glorieux de Jésus-Christ ;

Daniel est surtout célèbre par la prophétie qui fixe à soixante-dix semaines d'années (490 ans) la durée de l'attente du Messie à dater du retour de la captivité.

Les douze petits Prophètes sont : Jonas, Osée,

| Amos, Joël, Abdias, Michée, Nahum, Habacuc,

Sophonias, Aggée, Zacharie et Malachie, le dernier de tous les prophètes, qui annonca la fin de tous les anciens sacrifices, remplacés par le sacrifice unique et pur du Calvaire.

3° Figures du Messie. — En même temps qu'il renouvelait les promesses et les prophéties, Dieu faisait passer sous les yeux de son peuple des personnages qui retraçaient à l'avance le Christ futur, sa vie

et ses œuvres. Voici ces principales figures :

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