Quelles sont les particularités liturgiques
de la fête de la Pentecôte?
- Avec la fête de Pâques, la Pentecôte à toujours été
21692 ù QUATRIÈME PARTIE
l'une des plus importantes solennités de l'Église. La Vigile était absolument semblable : on jeûnait, on veillait, on priait toute la nuit ; on administrait le baptème solennel aux catéchumènes. De là l'usage conservé, la veille de la Pentecôte comme celle de Pâques, d'une Messe s0lennelle dans laquelle on éommence par lire six prophéties, choisies entre celles du Samedi saint ; puis on se rend aux Fonts baptismaux processionnellement, pour y bénir, comme la veille de Pâques et par les mêmes cérémonies, l'eau baptismale. L'aspersion se fait ensuite, puis la procession, au retour, au chant des Litanies des Saints, et l’on célèbre la Messe.
Dans l'Office du jour de la fête, on trouve la belle prose Veni, sancte Spiritus, à la Messe, et l'hymne Veni, Creator, aux Vêpres ; la première, attribuée au roi Robert où au pape Innocent III ; la seconde à Gharlemagne, mais plus sûrement à l’évêque Rhaban Maur, vers 850; ce sont des appels touchants aux lumières et aux grâces du Saint-Esprit.
78. — Dans quels sentiments devons-nous célébrer la fête de la Pentecôte ?
4° Nous devons, comme les Apôtres, nous tenir dans un profond recueillement, et en prière : € L'Esprit-Saint n’agit pas dans le tumulte » (LIT Reg., xx, dD); C'est, au contraire, par le calme de l'esprit et la piété du cœur que nous attirerons en nous sa divine présence.
20 Comme les Apôtres et plus qu'eux, nous avons toujours besoin de lumière et de force : il faut donc en appeler en nous une effusion nouvelle. Le sacrement de Confirmation, qui donne le Saint-Esprit, ne se renouvelle point; mais nous pouvons en ressusciter la grâce par de ferventes prières, ainsi que saint Paul le reCOmmandait à son disciple Timothée.
3° Enfin, pour agir librement et efficacement dans nos âmes, l'Esprit-Saint veut les trouver dégagées de toute attache déréglée aux créatures. L'esclave des sens ue saurait participer aux joies pieuses de l'Esprit-Saint.
Quel rapport peut-il y avoir entre la vérité et le mensonge, entre le feu de la divine charité et la‘glace des affections mondaines ? « Mon Esprit, dit le Seigneur, ne demeurera point dans l’homme, parce qu'il est chair.» (Gen. vi, 3.) |