IX. Vous ne désirerez point la femme de votre prochain
X. Vous ne désirerez point sa maison, ni son servi teur, ni sa servante, ni son bœuf, ni son âne, ni rien qui soit à lui. » (Exode, xx.)
Après avoir formulé ces dix préceptes, Dieu les écrivit sur deux tables de pierre qu’il remit à son serviteur Moïse.
La première table contenait les trois premiers commandements qui règlent nos devoirs envers Dieu ; la deuxième, les sept autres qui règlent nos devoirs envers le prochain. On sait que Moïse, ayant trouvé le peuple d'Israël en adoration devant un veau d’or, brisa dans une juste colère les tables de la loi. Dieu les lui remit de nouveau; on les conserva précieusement dans l'Arche d'alliance, sous le Tabernacle, et plus tard elles! furent déposées dans le Saint des saints du temple de Jérusalem. Elles ont disparu dans l'incendie —
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1430. SECONDE FA RTIE
de la ville et du temple, lors de la ruine de l’un et de l'autre par Nabuchodonosor. d
A. — Sommes-nous obligés d'observer les Commandements de Dieu ?
Oui, nous sommes obligés d'observer les Commandements de Dieu, car :
1° Le Décalogue résumant la loi naturelle et n’étart que le développement des devoirs sacrés que la conscience nous trace, il en résulte, pour tout homme, une obligation stricte et rigoureuse de les observer, dans le degré de la connaissance qu'il en peut avoir.
2 Loin d’abréger les préceptes du Décalogue, Notre- Seigneur les a, tout au contraire, promulgués de nouveau dans l'Évangile.
-Un jour, un jeune homme vint lui demander : « Seigneur, que faut-il faire pour avoir la vie éternelle ? » Et Jésus répondit : « Observez les commandements. Mais, lesquels? » Et le Sauveur se mit à rappeler les préceptes du Décalogue.
Ils sont donc obligatoires sous la loi chrétienne comme sous la loi juive.
3° Dieu est, de plus, juge et rémunérateur : il récompensera ceux qui observent ses commandements et il punira ceux qui les violent, en sorte qu'il faudrait encore obéir par crainte si ce n’est par amour, par intérêt si ce n’est par dévouement. C’est ce double sentiment que Dieu voulut inspirer en déployant, dans la promulgation de sa loi, cet appareil formidable qui terrifia les Hébreux, et en ajoutant tout aussitôt des menaces et des promesses : la malédiction, les fléaux, l'invasion étrangère suivraient la désobéissance ; au contraire, les bénédictions du ciel et de la terre accompagneraient la fidélité. Or ces biens et ces maux temporels, auxquels les Juifs étaient particulièrement sensibles, n'étaient que le présage des biens et des maux spirituels ct éternels qui seront la récompense de notre fidélité ou le châtiment de notre désobéissance,
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CONCLUSION PRATIQUE
En parlant de sa loi, Dieu disait au peuple d'Israël: « Mes paroles seront gravées dans ton cœur, tu les méditeras dans ta demeure et sur les chemins, avant de t'endormir et à ton lever; elles seront écrites en quelque sorte dans ta main, sur les portes de ta demeure... » (Deut., 1v, 6-9.)
Le peuple chrétien sera-t-il tenu à moins de reconnaissance el à moins de Zèle? — Au xvie siècle, les Commandements de Dieu furent formulés en vers français, afin qu'on les püt retenir plus facilement; ils ont élé insérés dans la prière du matin. C’est une excellente pratique de les réciter chaque jour en demandant la grâce de les bien observer. Il'ne sera pas moins utile d’en pénétrer le sens et de bien connaître toutes les obligations qui
en découlent. « Car quiconque, a dit saint Jacques, aura observé.
la Loi tout entière, s'il vient à manquer un seul point, se rend coupable sur tout le reste. » (Ep., um, 10.)
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