Le serment est-il permis? Dans quelles conditions
Oui, le serment est permis et peut même devenir obligatoire : il a toujours été considéré comme un acte religieux, même dans le paganisme. Les Romains appelaient le serment sacramentum, c'est-à-dire une
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160 FPS SR ONDE PRIE) | MES MAANS chose sacrée. Dieu lui-même s'en sert dans la sainte Écriture, et il en autorise l'usage dans la loi juive : « Vous exécuterez vos serments. » (S. Matth., v, 33.)
Toutefois le serment n'a été établi que pour servir | de remède contre la faiblesse humaine : il ne faut y re- | courir que dans les circonstances graves. C’est parce que les hommes s’écartaient de ce principe, que Notre- Seigneur a blâmé l'abus du serment. € Moi, je vous dis de ne point jurer, ni par le ciel, ni par la terre. Dites : Cela est, ou cela n’est pas; ce que vous ajouteriez de plus serait mal. » (S. Matth., ib.) De ces paroles il ne faudrait pas cependant conclure que le serment est absolument défendu. Il a toujours, au contraire, été reconnu légitime dans la pratique de l'Église, ir nant certaines conditions :
1° Le serment doit être fait selon la vérité; sillon . y recourait pour assurer Comme vrai ce qui est faux, ce serait une faute grave, appelée parjure.
29 Il doit être fait avec jugement ou discrétion, c'està-dire dans lé cas de nécessité ou de grave utilité. II est permis, et même commandé, quand on est légitimement requis en justice, quand un supérieur l'exige, quand on entre en charge ou en FancHane publiques.
3° Il doit être selon lu justice, c'est-à-dire qu'on ne peut jamais le faire intervenir pour oi chose mauvaise , illicite ou TSRe Il n'est donc pas permis de s'engager par serment à se venger, à commettre un crime ; ni de promettre avec serment une chose qu’on n'aurait pas l'intention d'accomplir.
34. — Quelles sont les règles à suivre dans l’exécution d'un serment promissoire ?
1° Toutes les fois qu'un serment a été fait dans les conditions réquises, selon la vérité, le jugement et la justice, c’est un péché généralement grave de ne pas accomplir, à moins que quelque cause légitime ne vienne en dispenser. Serment politique, serment civil, serment religieux, en ce qui touche la conscience, c’est
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- tout un. La raison en est qué violer son serment, c'est . faire injure à Dieu, que l’on a pris pour témoin ou . pour garant de la promesse; aussi cette faute est con-
sidérée comme parjure.
20 Mais si le serment a été fait par surprise, ou par . suite d’un erreur, ou sous l'empire d’une crainte grave, Otant la raison et détruisant la liberté, il n’est pas obligatoire.
3° Le serment n'oblige pas s’il a été fait pour une chose mauvaise ou injuste. Dans ce cas, on à péché en faisant la promesse, et on pécherait de nouveau en l'accomplissant : tel est le serment des sociétés secrètes. 4° Le serment n'oblige plus si l'exécution en devient impossible en raison des circonstances survenues depuis la promesse, qui font qu'elle n’est plus réalisable ou licite : ou bien si la personne en faveur de qui elle - était faite en accorde la remise. Se 5° Enfin, dans certains cas, et pour motifs légitimes, , : 1S l'Église, dans la personne du Pape et des Evèques, peut A accorder dispense ou commutation d’une obligation «Hi contractée par serment.
CONCLUSION PRATIQUE or
.. En règle générale, et en dehors de l'absolue nécessilé, abstenons-nous du sérment. Que notre bouche soit tellement accoufumée à la vérité, qu'un oui, un non, suffisent pour rassurer ceux avec qui nous avons à faire; c'est le vœu de Jésus-Christ. Dans le même sentiment d'un respect profond pour le nom de Dieu! n'employons pas les formules qui ressemblent au serment: Je vous jure.…., pardieu.…., parole d'honneur... elc. En ce qui concerne le serment prêté dans les sociétés secrètes de Francs Macons, de Solidaires, de Libres Penseurs, retenons que ce serment esl criminel; câr ces sociélés ont pour bat plus où moins avoué la destruction de toute autorité civile ou religieuse. Clément XII, Benoît XIV, Pie VII, Léon XII, Pie IX et Léon XIIL ont prononcé la peine d'excommunication réservée contre ceux qui prêtent de tels serments. Et, de plus, Léon XII a formellement déclaré nul le serment impie ei coupable par lequel les associés s'engagent au silence et jurent de luer ceux qui feraient des révélations.
. SIT. — Du Blasphème.
Le blasphème : diverses manières de blasphémer. — Gravité de ce péché.