‹ Le catéchisme romain (volume 2)Chapitre 7 sur 179 · VI. L'homélie et le catéchisme. — « C'est · texte numérisé non relu

VI. L'homélie et le catéchisme. — « C'est

pourquoi le très saint Concile de Trente, traitant des pasteurs des âmes, déclare que le premier et le plus grand de leurs devoirs est d'instruire le peuple chrétien (Sess., v, cap. de réf. ; Sess., xvn, cap. 8; Sess., xxiv, cap. 4 et 7 de réf.). Il leur ordonne donc de parler au peuple de la religion au moins le dimanche et les jours de fête solennels et chaque jour pendant l'Avent et le Carême, ou tout au moins trois fois par semaine. Ce n'est pas tout ; il ajoute, en effet, que les curés sont tenus, au moins les dimanches et jours de fête, soit par eux-mêmes, soit par d'autres, d'instruire les enfants des vérités de la foi et de leur apprendre l'obéissance envers Dieu et leurs parents.

« Lorsqu'il s'agit de la réception des sacrements,

ENCYCLIQUE « ACERBO NIMIS »

il leur ordonne d'instruire de la nature de ceux-ci ceux qui doivent les recevoir et de le faire dans un langage facile et vulgaire. Notre prédécesseur Benoît XIV, dans sa constitution Etsi minime, a ainsi résumé les prescriptions de la sainte assemblée : « Deux missions sont spécialement imposées par le Concile de Trente à ceux qui ont charge d âmes ; Tune est de parler au peuple des choses divines les jours de fêtes; Vautre est d'instruire les enfants et tous les ignorants de la loi divine et des rudiments de la foi.

« C'est à bon droit que le très sage Pontife distingue ces deux devoirs : celui de l'allocution que l'on appelle vulgairement explication de l'Evangile, et celui de l'enseignement de la doctrine chrétienne. En effet, il en est peut-être qui, désireux de diminuer leur travail, se persuadent que l'homélie peut tenir lieu de catéchisme. Combien cette opinion est fausse, c'est ce qui est évident pour qui réfléchit. L'allocution qui est faite sur l'Evangile s'adresse, en effet, à ceux qui doivent déjà être imbus des éléments de la foi. On peut la comparer au pain qui est distribué aux adultes. L'enseignement du catéchisme, au contraire, est le lait, ce lait dont l'apôtre saint Pierre voulait qu'il fût désiré sans malice par les fidèles comme par les enfants à peine nés.

« En un mot, la fonction des catéchistes consiste à prendre une vérité concernant la foi ou les mœurs chrétiennes et à la mettre en lumière sous tous les aspects. Comme, en outre, le redressement de la vie doit être le but de l'enseignement, le catéchiste doit établir un parallèle entre les préceptes

sur l'enseignement de la doctrine chrétienne xj

de vie que Dieu a donnés et la manière dont les hommes vivent réellement ; il faut ensuite, sa servant d'exemples opportuns et sagement choisis, soit dans les saintes Ecritures, soit dans l'histoire ecclésiastique, soit dans la vie de saints person-» nages, persuader les auditeurs et leur montrer du doigt pour ainsi dire de quelle façon ils doivent ordonner leur conduite ; il faut enfin terminer par des exhortations qui portent les assistants à con«« cevoir l'horreur des vices, à s'en détourner et à pratiquer la vertu.

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