I. Prov., XXX, 17. — a. Cat. Rom., loc. cit,, n. a
s'appliquer à réaliser aussi parfaitement que possible en eux-mêmes la volonté divine et devenir auprès de leurs enfants une leçon vivante. Leur devoir capital est, en effet, de les élever et de les bien élever, c'est-à-dire de détruire en eux tout ce qui pourrait entraver ou altérer leur perfection morale, de seconder toute heureuse disposition, tout bon germe, de les développer par une culture intelligente, et aussi de contribuer au plein épanouissement de créatures destinées un jour à la possession de Dieu. Or, pour être à même d'être facilement et efficacement entendus et obéis, rien ne vaut l'autorité de l'exemple. Qu'ils soient donc eux-mêmes des modèles, « des maîtres en vertu, en justice, et sainteté, » comme le recommande le Catéchisme Romain. A cette condition, ils pourront leur inculquer u une discipline et des mœurs très pures, leur donner d'excellentes règles de conduite afin que, formés à la religion et préparés par elle, ils sachent honorer Dieu d'un hommage saint et sacré. » Dans Timpossibilité matérielle de pouvoir suffire par euxmêmes à une tâche aussi délicate, ils doivent se faire aider et suppléer par d'autres, soit pour l'instruction, soit pour l'éducation, mais à la condition de bien choisir les maîtres et de seconder l'action indispensable du prêtre, qui est le représentant de Dieu.
2. Défauts à éviter. « Le premier, c'est de traiter trop durement leurs enfants, soit en paroles, soit en actions, ainsi que le défend l'Apôtre : « Vous, pères, n'irritez pas vos enfants, de peur qu'ils ne se découragent (i). » Car il y a danger de les voir complètement déprimés sous l'empire de la crainte. Donc éviter une trop grande sévérité et préférer corriger les enfants plutôt que de s'en venger. — Le second, d'user d'une noble indulgence, quand ils com-