‹ Le cauchemar de son proprietaire: vaudeville en un acteChapitre 18 sur 46 · SCÈNE XV · texte numérisé non relu

SCÈNE XV

CABRION, seul. Va, mon pauvre bonhomme... je suis bien sûr que tu n'iras pas loin comme ça.. . Pourvu que Loulou n'ait point oublié la musique que je lui ai demandée... Oh! non... je lui ai promis qu'il serait de ma noce avec toutes les grosses caisses de Paris... Mais Pipelet ne saurait tarder à revenir. . . prévenons sa chaste moitié. . . {Il toque à gauche.)

AST.\siE, en dehors. Qui est-ce qui frappe ?

CABRION, imitant Pipelet. C'est moi, Tasie... ton vieux chéri... Ne crains rien, ce gueux de Cabrion a décampé... il est bien loin , le va-nupieds...

ASTASiE, ouvrant la porte. Il serait possible !.. nous serions débarrassés de ce monstre... Dieu !.. Cabrion !.. je m'écanouite...

CABRION, la soutenant. Remettez-vous, épouse vertueuse.

ASTASIE, s éloignant de lui. Ne m'approche pas, rhinocéros... je le défends de me toucher...

CABRION. Madame Pipelet, si je vous ai trompée, c'est dans l'intérêt de votre époux , qui va avoir le plus grand besoin de vos soins.

ASTASiE. Ce pauvre bibi, est-ce qu'il aurait reçu une cheminée sur la tète ?..

CABRION. Mieux que ça.., Il va revenir dans un état déplorable...

ASTASIE. Encore un de tes tours, maudit ! {Bruit dehors.)

CABRION. Tenez... entendez-vous?., c'est votre mari qui ameute tout le quartier... Croyez-moi, si j'ai un conseil à vous donner, c'est de ne plus le laisser sortir... {A part.) Partons par la cuisine et préparons le bouquet... {Haut.) Au revoir, ma future tante.

ASTASIE. Laisse-moi tranquille, polisson... {Cabrion sort.) Mais Le bruit augmente... il me semble que je reconnais la voix de Pipelet... Quoi donc qu'il a t'évu z'encore, bon Dieu !

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