LES LOCATAIRES
ENSEMBLE
Air de la Graine de Mousquetaire Quel affreux charivari !
Mais il est donc dit qu'ici,
On ne pourra jamais Avoir un moment de paix.
Ah ! c'est une trahison !
Jamais, dans ma maison, On ne fit tant de bruit A l'approche de la nuit.
PIPELET. Messieurs et dames.,, je vous jure que ce n'est pas moi qui ai fait venir cette musique. SERINGA. Et qui donc, puisque ce n'est aucun de nous... c'est encore une de vos jovialités.
PIPELET. Je n'y tiens plus... Bluette, apportemoi une commode que je la jette sur ces Messieurs...
PRIMEROSE. Attendez, mon oncle... je crois qu'on chante.
TOUS. Écoutons !
CABRION^ en dehors.
Air : Jenny, l'ouvrière.
Voyez la-haut cette belle fenêtre, Là, Pipelet perche pour le moment ; Si comme moi vous pouviez le connaître, Ça vous caus'rait un vif étonnenient:
C'est aujourd'hui votre propriétaire.
Mais ce qu'il fut, c'est encor un secret.. ^ Si vous voulez connaître ce mystère,
Attendez au dernier couplet.
C'est un profond, un étonnant mystère ; Mais vous le saurez tous au troisième couplet. . . PIPELET, à Tasie. Ah ! nous sommes perdus !.. il va tout dévoiler... c'en est fait, je me rends... {Il court à la fenêtre.) Cabrion... Primerose est à toi... Rempoche ta petite flûte !
PRIMEROSE. Oh ! que je suis contente ! ASTAsiE. Le polisson, il en est venu à ses feintes!
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