SCENE PREMIERE
JULES, assis contre la cheminée, THÉRÈSE, allant et rangeant.
THÉRÈSE (1)
Il faut convenir que vous êtes tous de bien drôles de corps!., à lu moindre contrariété, voilà la pauvre tête qui déménage... il ne s'agit plus que de se faire sauter la cervelle!..
JULHS, se levant.
Oui, je le ferai... c'est bien mon intention.
Eh! mon Dieu ! un peu de patience... et tout s'arrangera.
JULES
Tout s'arrangera!., tout s'arrangera!., vous en pariez bien à votre aise, Thérèse,., on voit bien que vous n'êtes pas amoureuse ?
THl.RÈSE.
Dieu merci! mais voyons, nepourriez-vous, pour faire votre demande, attendre au moins que la petite soit sortie de pension ?
JULES
Mais elle n'en sortira jamais de pension!
THÉRÈSE
Attendez donc!., vous ne voulez pas attendre!
JULES
Tenez, décidément, je suis bien malheureux!
THÉRÈSE
Parce que ça ne va pas comme sur un chemin de fer! Eh! mon Dieu ! est-ce que les choses marchent ainsi dans ce monde?
JULES
Thérèse, vous me désespérez!
Moi ! par exemple !.. quand je cherche an contraire à vous consoler!
JULES
Vous me dites d'attendre.
THÉRÈSE
Eh bien! oui !..
JULES
Mais vous ne savez donc pas que mon oncle a aujourd'hui même écrit au père de Fanny?
LES COMPATRIOTES
THÉRÈSE
Alors, vous aurez bientôt réponse,
JULES
Thérèse !
THÉRÈSE
Eh bien! quoi?
JULES
Vous qui êtes si bonne.
THÉRÈSE
Ce n'est pas ce que vous avez toujours dit.
JULES
Tâchez de savoir quelque chose.
Nous ferons en sorte.
JULES
Ah! que vous me faites plaisir!.: Oh! Thérèse, quel bonheur!..
THÉRÈSE
Il est fou !
JULES
Laissez-moi vous embrasser!
THÉRÈSE
Voyons, voyons, modérez-vous... Oh! que les amoureux se ressemblent tous!
JULES
Adieu, Thérèse!
THÉRÈSE
Bien le bonjour!
JULES
Vous ne m'oublierez pas?
THÉRÈSE
Soyez donc tranquille.
{Jules sort "par le fond.)
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