‹ Le cavalier, Cours d'équitation pratiqueChapitre 14 sur 22 · M LE CAVALIER · texte numérisé non relu

M LE CAVALIER

en forçant la cuisse et le genou à conseryer sans roideur leur position.

Une fois le mouyement bien compris et exécuté en place, on mettra le cheyal au pas d'abord, au petit trot ensuite, ayant soin de ne laisser augmenter l'allure que peu à peu, et à mesure que le cayalier diminuera la contraction, suite inévitable du mauvais emploi de force auquel il ne manquera pas d'avoir recours dans les commencements.

Mais lorsqu'il sera parvenu à assurer les cuisses et les genoux, que le mouvement des jambes n'influera pas sur leur position et leur adhérence aux quartiers de la selle, il aura acquis le sentiment de la tenue.

Ce sentiment est une sorte de révélation pour l'élève ; elle vient l'éclairer. Alors seulement il comprend les causes qui lui faifaient chercher en vain la tenue lorsque ses

genoux^ se détachant des quartiers de la selle, remontaient et perdaient leurs points d'appui.

Sentant le résultat de la position et des pressions qui consolident la tenue et assurent sa confiance, il lui sera impossible de ne pas y avoir recours, et il tendra toujours à augmenter une puissance de solidité qui lui deviendra familière.

Alors, n'étant plus préoccupé par l'incertitude de l'équilibre, par la crainte des déplacements et des chutes, son intelligence, libre de toute distraction, se portera entière sur l'emploi des aides, et les progrès seront rapides.

Page 1