DE LA SANTÉ DU CHEVAL
En m'occupant de la santé du cheval, mon intention n'est pas de faire un cours d'hippiatrique ; mettant donc de côté tout ce qui a rapport à la nourriture, Tair, la lumière, l'écurie, le pansage, à l'hygiène enfin et les soins à donner dans certaines circonstances.
je parlerai seulement ici de l'influence du cavalier.
De lui dépend en grande partie l'état de santé de sa monture ; car, mené doucement, le cheval exécute avec calme tout ce qu'on lui demande.
S'il n'est pas sous l'empire de la crainte que lui inspirent les attaques non méritées, les saccades d'une main inhabile ou brutale, il ne prend sur la puissance motrice que la force nécessaire au mouvement. Il ne dépense pas inutilement en contractions nerveuses une énergie convulsivé qui ne tarderait pas à l'épuiser.
Rien ne conserve autant les membres et la poitrine d'un cheval que le calme dans le travail, de même que rien ne les détruit plus que les corrections injustes et violentes du mors, et les attaques de la colère.