COSIMA, LE MARQUIS, ANGIOLA, ADOLPHE
CICOLO.
i.E MARQiis, soiitcnulU Ci^olo.
pu courage, nou? nrrivon5...
CIGOLO.
Ah ! Marquis, sans vous je restais sur la place. (// va s\is^ unir à droite.) Que vois-je ?.. (à An<;iola.) Vous ici. . . Signo- 1 a . . .
ANGIOLA
Tardon... mais...
CIGOLO, haletant.
M\ivez-vous fait courir?.. Chaque calèche que j'apercevais (1t; loin, je croyais que c'était la vôtre... Je m'élançais à sa poursuite... je l'atteignais, haletant, soufllant, rendu... On me riait au nez... et je recommençais avec une autre.
LE MARQUIS
Le fait est que si je ne l'avais pas ramené... {à Cosima.) em venant vous prendre, ma chère, afin d'aller recevoir chez nous une vingtaine de convives, que j'ai invités pour Finstallalion de votre cavalier.. .
COSIMA
Quoi!., on sait déjà...
LE MARQUIS
Sans doute... De mauvais plaisans qui, depuis un mois, s'amu.saient à vous plaindre; et je donne ce dîner-là, pour leur
iermer la bouche.
COSIMA, s' asseyant sur le bras d'un fauteuil, ftlais je suis perdue, moi !
LE M RQUIS.
Quoi donc?
COSIMA
Angiola ne veut plus de nos arrangements. . . elle est jalou-»
se... -^'''"
CIGOLO, flattéf se levant vivement.
De moi !. .
COSIMA
Non. . .de son mari.
LE MARQl'IS.
Pas possible.
CIGOLO, retombant avec désespoir sur le bras de son fauteuil.
.le suis perdu aussi, moi ; on croira que je ne suis plus boti au service des dames... moi, qui l'exerce depuis trente ans Quelle injustice!
LE MARQUl*.
Air de la Partie came.
Maisj une idée. . . unis par celte oiîense Où votre honneur court le mrme danger, Unissez-vous tous deu^ j>cui la vt*ngcancc^
ciGOLO, passant entre le Marquis et Angiola. (*) Ah! sigaora, daignez (n'encourager.
cosiMA, à part.
C'est à présent le seul moyen sans doute De cacher tout. . .
CIGOLO.
Eh bien ? [Elle lui abandonne sa main) Ah ! quel boulic ur ! COSiMA, d part, pendant qu'il lui baise la main.
Hélas! combien quelquefois il en coûte Four sauver son honneur !
LE MÀRQris, unissant leurs mains cTun air d'attendrissement. Dès que ma femme a un cayalier, l'un ou l'autre..» je ne vois pas de différence...
cosiMA, à part f regardant Adolphe et Cigolo. (**)
Ah!..
ÀNGiOLA, qui a détaché le collier.
Tiens... cousine... ce présent... il te revient de droit.
cosiMÂ^ voulant rendre Vécrin.
Oui... en échange de cette agraffe.
ANGIOLA
Non, garde-la, je t'en prie, par bonté pour moi, à qui elle rappellera sans cesse une journée de torts, de chagrin, et surtout... [regardant Adolphe, d'un air de reproche.) ces deux b;iisers...
ADOLPHE
Dame!., je complétais la leçon.
ANGIOLA
Ah ! . . je te promets de n'en plus avoir besoin. . . i ce prixlà. . .
cosiMA, d part.
Hsl-elle égoïste !..
ANGIOLA. au public.
Air . J'en guette un petit de mon àgc.
Les cavaliers, pour une jrunn dame
Sont dangereux ; et pourtant , parmi vous .
Souflrcz , messieurs, que j'en réclame ; Soyez les miens ; car j'ai besoin de tous. Dans le péril auquel je suis en butte ,
Prouve/, qu'ils peuvent (quoique hélas 1
Ils lassent faire, d *;$ faux pas ),
Préserver aussi d'une chute.
{') Cosinia, le Marquis, Cigolo, Angiola, Adolphe. (^•) Le Marquis, Cigolo, Cosîma, Angiola, Adolphe.