‹ Le cavalier servant, ou, Les moeurs italiennesChapitre 16 sur 16 · COSIMA, LE MARQUIS, ANGIOLA, ADOLPHE · texte numérisé non relu

COSIMA, LE MARQUIS, ANGIOLA, ADOLPHE

CICOLO.

i.E MARQiis, soiitcnulU Ci^olo.

pu courage, nou? nrrivon5...

CIGOLO.

Ah ! Marquis, sans vous je restais sur la place. (// va s\is^ unir à droite.) Que vois-je ?.. (à An<;iola.) Vous ici. . . Signo- 1 a . . .

ANGIOLA

Tardon... mais...

CIGOLO, haletant.

M\ivez-vous fait courir?.. Chaque calèche que j'apercevais (1t; loin, je croyais que c'était la vôtre... Je m'élançais à sa poursuite... je l'atteignais, haletant, soufllant, rendu... On me riait au nez... et je recommençais avec une autre.

LE MARQUIS

Le fait est que si je ne l'avais pas ramené... {à Cosima.) em venant vous prendre, ma chère, afin d'aller recevoir chez nous une vingtaine de convives, que j'ai invités pour Finstallalion de votre cavalier.. .

COSIMA

Quoi!., on sait déjà...

LE MARQUIS

Sans doute... De mauvais plaisans qui, depuis un mois, s'amu.saient à vous plaindre; et je donne ce dîner-là, pour leur

iermer la bouche.

COSIMA, s' asseyant sur le bras d'un fauteuil, ftlais je suis perdue, moi !

LE M RQUIS.

Quoi donc?

COSIMA

Angiola ne veut plus de nos arrangements. . . elle est jalou-»

se... -^'''"

CIGOLO, flattéf se levant vivement.

De moi !. .

COSIMA

Non. . .de son mari.

LE MARQl'IS.

Pas possible.

CIGOLO, retombant avec désespoir sur le bras de son fauteuil.

.le suis perdu aussi, moi ; on croira que je ne suis plus boti au service des dames... moi, qui l'exerce depuis trente ans Quelle injustice!

LE MARQUl*.

Air de la Partie came.

Maisj une idée. . . unis par celte oiîense Où votre honneur court le mrme danger, Unissez-vous tous deu^ j>cui la vt*ngcancc^

ciGOLO, passant entre le Marquis et Angiola. (*) Ah! sigaora, daignez (n'encourager.

cosiMA, à part.

C'est à présent le seul moyen sans doute De cacher tout. . .

CIGOLO.

Eh bien ? [Elle lui abandonne sa main) Ah ! quel boulic ur ! COSiMA, d part, pendant qu'il lui baise la main.

Hélas! combien quelquefois il en coûte Four sauver son honneur !

LE MÀRQris, unissant leurs mains cTun air d'attendrissement. Dès que ma femme a un cayalier, l'un ou l'autre..» je ne vois pas de différence...

cosiMA, à part f regardant Adolphe et Cigolo. (**)

Ah!..

ÀNGiOLA, qui a détaché le collier.

Tiens... cousine... ce présent... il te revient de droit.

cosiMÂ^ voulant rendre Vécrin.

Oui... en échange de cette agraffe.

ANGIOLA

Non, garde-la, je t'en prie, par bonté pour moi, à qui elle rappellera sans cesse une journée de torts, de chagrin, et surtout... [regardant Adolphe, d'un air de reproche.) ces deux b;iisers...

ADOLPHE

Dame!., je complétais la leçon.

ANGIOLA

Ah ! . . je te promets de n'en plus avoir besoin. . . i ce prixlà. . .

cosiMA, d part.

Hsl-elle égoïste !..

ANGIOLA. au public.

Air . J'en guette un petit de mon àgc.

Les cavaliers, pour une jrunn dame

Sont dangereux ; et pourtant , parmi vous .

Souflrcz , messieurs, que j'en réclame ; Soyez les miens ; car j'ai besoin de tous. Dans le péril auquel je suis en butte ,

Prouve/, qu'ils peuvent (quoique hélas 1

Ils lassent faire, d *;$ faux pas ),

Préserver aussi d'une chute.

{') Cosinia, le Marquis, Cigolo, Angiola, Adolphe. (^•) Le Marquis, Cigolo, Cosîma, Angiola, Adolphe.

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