CHAPITRE PREMIER
I. — Gomme quoi l'hisloire de la Muse française n'est pas encore écrite. — Témoignage de Victor Hugo. — L'amitié de Soumet et de-Guiraud. — Leur rencontre à Toulouse. — Leurs goûts communs pour la poésie. — Différence de leur caractère. — Portrait de Soumet par M™» Ancelot ; de Guiraud par Alfred de Vigny; — Jules de Rességuier et son rôle dans l'histoire du premier Romantisme. — Il sert à Victor Hugo de correspondant à Toulouse. — Lettres inédites de Resség:uier à (niiraud. — Ce que valaient en argent les fleurs de l'Académie des Jeux-FJoraux. — Premières couronnes académiques de Guiraud. — L'Académie de Clémence Isaure sous la Restauration. — Victor Hugo l'appelait « la seconde Académie du Royaume ». — Le cas qu'il faisait de ses fleurs. — La distribution des récompenses à l'Académie française comparée à celle de l'Académie des Jeux-Floraux par Emile Deschamps. — Talma à Toulouse en 1819. — La ville et la salle du ihcàtre le soir de ses représentations. — Belmontet lui adresse un dithyrambe. — Comment Soumet fut mis en rapports. avec lui. ~ Sa tragédie de Cléopâtre et le Pelage de Guiraud. — Lettres inédites de Soumet au sujet de Pelage. — Un mot sur Mni« Blondcl de la Rougerie, l'amie de Soumet, et la marraine de sa fille. — Soumet et Emile Deschamps. — ^ Date de leurs relations. — Le Roi des Aulnes^ de Gœlhe, imite par Henri de Latouche.
II. — Soumet et Guiraud se réuuissentà Paris en 1820. — Le Salon d'Emile Deschamps. — Sophie Gay, protectrice des deux. — Lettre inédite d'elle à Guiraud sur Alexandre Soumet. — Clijtemneslre et lesMachabées. — Curieux détails. — Talma et Saiil. — Le Saûl de Lamartine comparé à celui d'Alfieri et à celui d.e Soumet. — La poétique de Soumet jugée
par Victor Hugo.— Un mot apocryphe sur l'enjambement dans le vers alexandrin. — La Marie Stuart de Lebrun jugée par Soumet. — Le mot propre et la périphrase dans les ouvrages de ce temps. — Les répétitions et la première représentation des Machabées. — Lettres inédites à ce sujet de Sophie Gay. — Clytemnestre au Théâtre-Français.
— Situation critique de l'Odéon en 1822. — M"» George dans le rôle de la Pythonisse, de Saûl. — Difficultés que Soumet rencontre à l'Odéon pour faire représenter cet ouvrage. — Il en vient tout de môme à bout et triomphe avec Saûl et Clytemnestre. — Effet moral de cette double vie- • toire. — Soumet devient « notre grand Alexandre » et les poètes l'acclament comme leur chef.