‹ Le centenaire de l'Archevêché de Québec, 1819-1919Chapitre 2 sur 2 · APPENDICE · texte numérisé non relu

APPENDICE

Notre travail était déjà publié quand nous trouvâmes, dans la correspondance de Mgr Plessis une lettre qu'il avait adressée, à son retour d'Europe, à Mgr Edmond Burke, évêque de Sion, résidant à Halifax. Cette lettre est datée du 26 septembre 1820, mais, bien que Mgr Burke ne mourût que le 20 novembre suivant, elle fut retournée à son auteur apparemment sans avoir pu être communiquée à son destinataire. L'extrait que nous en donnons ci-après jettera quelque lumière sur les démarches de ceux qu'un zèle, mal éclairé, portait à devancer les vues de la Cour de Rome, et servira à confirmer notre justification de l'attitude sage, désintéressée et toujours apostolique du grand évêque Plessis.

" Ci-inclus \in mémoire que j'ai trouvé à Londres dans les papiers de feu M. Bourret.(l) Il s'en faut qu'il soit vrai et bien calculé dans toutes ses parties. J'en dirais autant d'un autre du même auteur, écrit depuis peu d'années, où les évêques de Québec sont impitoyablement calomniés. Les deux qui m'ont précédé ont sincèrement désiré que leur diocèse fût partagé en plusieurs. J'ai poursuivi leurs démarches à ce sujet, et si je suis enfin parvenu à réaliser le projet, autant que les circonstances me l'ont permis, c'est que j'ai eu la hardiesse que l'âge leur interdisait, d'aller en personne frapper aux sources. Je crois bonnement qu'il vaudrait mieux détruire ces sortes d'écrits que de les laisser subsister, car ils ne sont propres qu'à nuire et à égarer l'opinion de per?onnes qui auraient suivi lesî affaires du diocèse de moins près que j'ai pu le faire depuis trente-sept ans."

(1) M. Bourret prêtre, français, résidant à Londre, y était chargé des intérêts de l'Êvêché de Québec.

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