THIERS
Ehbraxcii. de 9 kil. sur BUlom (hôt. de» Voyageur i), ville ancienne de 4380hab., qui eut jadis une e'cole célèbre. On en remarque ï'églite St-Cerneuf, des x e , xi® et xm e s., renfermant un beau tombeau du xiv® s., etc. — Env. 8 kil. plus loin au S.-E., sur une hauteur, les ruines conside'rables du château de Mautun, qui date au moins du xiit® s.
25 kil. Lezoux, ville de 3506 hab., qui a de nombreuses fabriques de poterie. — 35 kil. Pont-de-Dore.
Ligne de Vichy à Ambert, etc., v. R. 35.
On traverse la Dore, affluent de l’Ailier qu’il ne faut pas confondre avec la Dore du puy de Sancy (Dordogne; p. 168).
37 kil. Courty, où aboutit le tronçon venant de Vichy (p. 194).
Notre ligne monte ensuite considérablement, en faisant vers le N. un grand circuit qui allonge de plus du double le trajet jusqu'à Thiers. Très belle vue à dr. sur la vallée de la Dore jusqu’à la hauteur de la Chaise-Dieu (p. 195), semblable à un fort; sur la Limagne et sur les monts Dôme et les monts Dore. On passe dans 2 tunnels.
46 kil. Thiers (hôt. : de l’ Univers, rue des Grammonts, assez cher; de Paris, même rue), ville de 16814 hab., chef-lieu d’arr. du Puyde-Dôme et centre manufacturier très important pour la grosse coutellerie et la papeterie. Elle se compose de deux parties bien distinctes, la ville neuve, dans le haut, du côté de la gare, et la ville du moyen âge, plus loin, sur un coteau très escarpé de la rive dr. de la Durolle, mal bâtie, mais excessivement pittoresque. Il y a là beaucoup de vieilles maisons noircies par le temps, remontant au xv e s. et au delà.
Arrivé à la nie des Grammonts, au delà d’une place, on descendra à dr. , où l’on sera bientôt à l’hôtel de ville, et la rue des Barres, à g. de cet édifice, mènera dans la vieille ville, à la place du Prioux. Là se voit une maison en bois fort pittoresque, et il y en a encore deux particulièrement remarquables à quelques pas à g., dans la rue de la Vaur, qui descend en face. Presque tous les rezde-chaussées des maisons sont occupés dans ce quartier par de petits ateliers de coutellerie, les ouvriers travaillant chez eux.
L’église St-Oenès, à dr. un peu plus haut que la place du Prioux, est des styles roman et ogival des xi e et xn e s. Il y a sous un porche du côté g. un tombeau du xm e s. On remarque surtout à l’intérieur les chapiteaux et les vitraux, qui sont modernes.
La rue Durolle, à dr. en revenant de l’église, descend vers la Durolle, rivière dont les bords sont pittoresques ét d’où la ville se présente sous son plus bel aspect. Il y a là quantité d’établissements industriels, des papeteries, des ateliers de repassage de ciseaux et de couteaux, etc. Plus loin en aval, à g., se trouve Y église du Moùtier, du style roman, fondée au vu® ou au vm e s. et reconstruite en grande partie au xi e s. On y remarque aussi de curieux chapiteaux et, dans le fond, deux hauts-reliefs en pierre. — La vallée est également fort intéressante en amont.
Au N. -K. se trouve le puy de Kontoncel (1292 m.), qui se rattache aux monts du Forez. Il faut 5 h. pour y aller et en faire l’ascension à pied.