III. B
haut de 20 m., au-dessus de la vallée du Loing. Belle vue. — 69 kil. St-Mammès, au confluent du Loing et de la Seine.
79 kil. Uontereau (buffet; hôt. du Grand- Monarque, Grande- Rue, 77; joli café de s Oiseaux, même rue, 63), ville ancienne et commerçante de 7672 hab., au confluent de l’ Yonne et de la Seine. L'église, vers l’extrémité de la Grande-Rue, est un très beau vaisseau à cinq nefs, des xm e -xv e s., avec un portail achevé à la renaissance. A l’intérieur, des faisceaux de colonnes fort remarquables et de très belles niches à baldaquins, dans le bas côté extérieur de g. C’est sur le font voisin (inscription) que Jean sans Peur, duc de Bourgogne, fut assassiné en 1419 par les partisans du Dauphin, plus tard Charles VII. On y voit une statue équestre en bronze de Napoléon I er , érigée en souvenir de la victoire de l’empereur sur les Wurtembergeois en 1814. Cette statue est par le général Pajol, fils du général du même nom, qui se distingua particulièrement à Montereau. Sur la hauteur de la rive dr. est le château de Surville, d’où l’on a une belle vue.
Embrakch. de 30 kil. sur Flamboin (Nogent-sur-Seine).
De Mokterkàu a Souppes-. 45 kil., ligne à voie e'troiie, reliée à la
f rande ligne et avec gare spéciale à 3 min. de l’autre; 3 h. 25 et 4 h. K ;
fr. 65 et 3 fr. (2 cl.). On passe sous la grande ligne. — 15 kil. (4 e st.) Voulx, à g., toute petite ville avee des vestiges de fortifications du xvi«s. — 24 kil. (6 e st.) Lorrez-le- Bocage, qui a un château en partie de la fin du xv® s. — 31 kil. (8 e st.) Egreville, qui a une église du xv e s. et des halles de xvi e -xvn e s. — 45 kil. (11 e et.) Souppes, où l’on passe au-dessus de la ligne de Montargis (v. p. 121).
La voie remonte ensuite la rive g. de l’Yonne. — 90 kil, Villeneuve-la- Guy ard. — 95 kil. Champigny. — 102 kil. Pont-sur- Yonne, bourg qui a une belle église du xm e s. On passe plus loin sous l’aqueduc de la Vanne et sous la ligne de Troyes à Sens (à g.).
113 kil. Sens ( buffet ; II. de l’Ecu, rue de Lorraine, près de la cathédrale, ch. t. c. 3 à 4 fr., rep. 75 c. à 1 fr., 3 et 3.50, om. 30 et 50 c. ; H. de Paris, même rue), ville de 14006 hab. et chef-lieu d’arr. de l’Yonne, sur l’Yonne. Elle fut dans l’antiquité la capitale des Se’nonais , une des principales peuplades de la Gaule, et la métropole de la 4 e Lyonnaise, après la conquête romaine sous César. Elle devint dès le vni e s. le siège d’un archevêché, dont le titulaire était primat des Gaules et de Germanie, et il s’y tint plusieurs conciles, entre autres celui où St Bernard fit condamner Abélard. Sens entra avec ardeur dans la Ligue, résista à Henri IV en 1590 et ne se soumit qu’en 1594. Elle soutint un siège de quinze jours en 1814 et fut occupée pendant quatre mois et demi par les Allemands en 1870-71.
On traverse deux bras de l’Yonne pour arriver de la gare dans la ville. A g., dans l’île qu’elle forme, est V église St-Maurice, des xn e et xvi e s., qui a derrière le maître autel un tableau d’Ary Scheffer.
La Grande Rue mène ensuite vers St-Etienne, dont la façade est à g. dans la rue de Lorraine.
*St-Etibnne, la cathédrale de Sens, est le plus remarquable de ses monuments. Il occupe, dit-on, l’emplacement d’un temple païen.