SALINS
De la gare , on arrive d’abord à une promenade qui a de beaux arbres et à g. de laquelle se voit un monument érigé aux victimes des combats de Salins, les 25-27 janv. 1871.
h' établissement de bains est plus loin dans la même direction, vers le milieu de la ville, qui ne se compose guère que d’une longue rue. Il est de modeste apparence et il occupe un espace restreint, entre deux rues, avec un petit jardin, mais il est bien aménagé et il a même une piscine. Ses eaux, froides, sont des chlorurées sodiques fortes. Elles contiennent près de 30 gr. de sels par litre. Il y a en outre, avec le dorure de sodium, du bromure de potassium, qui est très important dans le traitement de la scrofule et du lymphatisme.
Sur la place d' Armes, à côté de l’établissement, la statue du général Cler (1814-1859) qui fut tué à Magenta, bronze par Perraud. Là aussi, une fontaine du xvm e s. , avec une naïade, l 'hôtel de ville, de la même époque, et une chapelle du xvn e s.
Les salines, qui appartiennent à une compagnie, sont à dr. au delà de la place d’ Armes. On peut les visiter les dim. et mardi de 1 h. à 4 h. On y voit, dans les souterrains , les sources salées dont des pompes, mues par la Furieuse, montent beau dans l’établissement ou l’envoient à la saline d’Arc (17kil.; p. 256). Cette eau est ensuite évaporée dans des chaudières, pour produire du sel, dont Salins fournit 6 millions de kilogr. par an.
En face est la place Nationale, avec une fontaine ornée d’un Vigneron, par Max Claudet (1864), de Salins. La rue à g. dans le fond mène à la place St-Jean où se trouvent, dans une anc. église, un petit musée, public les dim. et jeudi de 1 h. à 4 h., et la bibliothèque, ouverte les mêmes jours.
En montant au contraire, à dr. de la place Nationale, ou en prenant à g. au sortir du musée, on va à l 'église St-Anatoile , qui domine la ville sur le versant du Belin. C’est un édifice remarquable du style de transition , bien restauré depuis peu. Elle a de belles portes en bois sculpté, du style goth. fleuri.
Plus loin encore, à l’extrémité de la grand’ rue et de la ville proprement dite , se voient des restes des anc. fortifications. En continuant de remonter par là la vallée on irait à la stat. de Pontd’Héry (9 kil. ; p. 257).
Le mont Belin (584 m.), à l’B., et le mont St-André, (598 m.), à PO. de la vallée, offrent de très belles vues, mais il faut une autorisation du commandant de la place pour entrer dans les forts qui en couronnent les sommets. Il n’y en a pas au contraire au mont Poupet (853m.), au N. de la ville, dont l'ascension est facile et se fait en 1 h. 1/3 env., en prenant à dr. à la promenade du côté de la gare, 1/2 h- plus loin à g. et à 20 min. de là encore à g., en montant toujours, jusqu’au sommet. Vue magnifique.
Ligne de Lyon (suite). — La ligne de Bourg et Lyon , laissant à g. celle de Pontarlier, dont 011 aperçoit bientôt le viaduc (p. 257), parcourt encore plus loin un pays accidenté, en longeant le premier plateau du Jura.
49 kil. Arbois (hôt. de la Poste), ville de 4355 hab., dans le joli