GEX
Excursions
C’est un centre industriel important, pour la lunetterie, l’horlogerie et la clouterie.
l)e More 2 . à St-Claude, v. p. 267 et 271.
La route de Gex monte au S.-E. par le vallon d’un affluent de la Bienne et fait de grands circuits.
58kil. Les Rousses (1135 m.; hôt. de la Poste), bourg industriel et point stratégique important près de la frontière suisse, dominé au S. par un fort. — Lac des Rousses et vallée de l’Orbe, v. p. 271.
61 kil. La Cure (hôtel), dernière localité française, un hameau, avec la douane. Route de Nyon, v. p. 267.
On monte ensuite à dr., d’abord le long de la frontière, qui plus loin s'écarte beaucoup, au point d’aller passer à env. 2 kil. du lac de Genève. A g., la Dole (p. 267), sur le territoire suisse. — 65 kil. Les Dappes. En prenant plus loin à g., on arriverait aisément par des pentes gazonnées, en 1 h. i / i env., au sommet de la Dole, et on aurait la surprise de son magnifique panorama des Alpes. — Plateau de pâturages peu intéressant et seulement quelques maisons.
76 kil. Va* Col de la Faucille (1323 m.; hôt. llegad, bon et pas cher), le plus élevé du Jura, d’où l’on a une *vue magnifique du lac de Genève, des Alpes et surtout du Mont-Blanc. L’hôtel, convenable pour un séjour, permet d’en faire un point de départ pour des excursions aux environs, en particulier à la Dole, dans les montagnes au S. et dans la vallée de la Valserine (v. ci-dessous), du côté de Gex et de Divonne (v. p. 267), à St-Claude (p. 268), etc.
Du col de la Faucille a Bellegabdb: 44 kil. de route fort intéressante. On descend d’abord très rapidement dans la belle valle'e de la Valserine, entre deux chaînes de montagnes, dont celle de g. est la principale du Jura pour l’élévation et offre naturellement des vues superbes, dans le genre de celle de la Dole, sinon supérieures (au Colomby). Les deux premiers sommets sont ceux du Montrond (1600 m.; 1 h. X/j) et du Colomby de Qex (1691 m. ; 2 h.), pour lesquels il est bon d’avoir un guide. — 3 kil. Mijoux (hôtels). — 14 kil. Lelex (hôtels). A g. se dresse le Crit de la Neige (1723 m.), le plus haut sommet du Jura, dont l’ascension se fait aussi du col de la Faucille, avec un guide (5 h. l/s), ou d’ici par le col de Croiet (1 h. S/ 4 ), d’où il y a encore 2 h. de montée. Derrière se trouve le Reculet (1720 m.) ; en face, sur la rive dr., le Crit de Chalam (1548m. )j etc. La vallée se rétrécit entre ces hauteurs. — 26 kil. Chézery (625 m.; hôtel), village avec une anc. abbaye. Knsuite plusieurs hameaux et une forêt. — 36 kil. Confort (550 m.; aub.), d’où l’on fait en 2 h. l/ 2 , à l’E., l’ascension du Grand Crédo (Crèt d’Eau? 1624 m.), sommet extrême de la chaîne principale du Jura, dominant la vallée du Rhône et dont la *vue est magnifique. Confort n’est qu’à 1 h. de la stat. de Chdtillon-de-Sfichaille (p. 277); il y a encore 8 kil. par la route jusqu'à Rellegarde (p. 294).
La route de Gex descend du col en formant de nombreux lacets et offrant de très beaux coups d’œil. Il y a pour les piétons un chemin qui abrège beaucoup.
87 kil. Gex (647-576 m.; hôt. du Commerce), ville de 2659 liab., chef-lieu d’arr. de l’Ain, dans un beau site sur une pente très escarpée, au pied du Jura, et sur la rive g. du Journan. Capitale du petits pays du même nom, elle eut d’abord des seigneurs parti-
dans le Jura. FERNEY- VOLTAIRE. III. Ii. 45. 267
culiers, fut prise en 1353 par la Savoie, qui la garda, non sans la perdre plusieurs fois, jusqu’en 1591, fut alors rattachée au comté de Genève et fut annexée à la France en 1601. — Très belle vue de la promenade.
A ï/ü h. au N. -O. est le Creux-de-l' Envers, profond ravin traversé par le Journan, où l'on fera une promenade intéressante.
A 8kil. auN.-E., Divonne (hôt. de la Truite), que desservent un courrier de Gex et des omnibus des stat. suisse de Coppet et de Nyon. C'est un bourg dans un site charmant, avec un établissement hydrothérapique parfaitement organisé.
Notre route continue de descendre au S.-E. — 95 kil. Orne x.
99kil. Ferney -Voltaire (439m.; hôt.: delà Truite, de France), bourg dont Voltaire (m. 1778) peut être regardé comme le fondateur. Il en acheta le terrain en 1759. y attira des colons et y fonda des fabriques. On lui a érigé en 1890 une statue, par Lambert, sur la place de l’Hôtel-de-Ville. Le petit château qu’il s’y bâtit, à 10 min. au N. -O. de là, peut se visiter, les lundi, mercr. et vendr., de midi à 4 ou 5 h. Il a été plusieurs fois modifié, mais il conserve encore des souvenirs du «patriarche de Ferney». Belle vue de la terrasse du jardin.
106 kil. Genève (v. p. 295 et la Suisse par Bædeker).
B. Far St- Laurent, Korez et Nyon.
105 kil. Chemin de fer, route et voit. publ. comme ci-dessus jusqu’à iforez; puis voitures des Messageries du Jura (jusqu’à la Cure; 12 kil.) et des Postes Suisses, jusqu’à Nyon (33 kil. ; 6 h. ; 6 fr. 70 et 5 fr.) , et enfin chemin de fer pour Genève (23 kil.; 2 fr. 30, 1 fr. 60 et 1 fr. 15).
Jusqu’à la Cure (61 kil.), v. ci-dessus. C’est ici que la route allant rejoindre le chemin de fer à Nyon se détache à g. de la route directe de Genève par Gex (v. p. 266), après avoir laissé du même côté une autre route menant dans la vallée de l’Orbe (v. p. 271).
Ensuite le col de St-Cergues (env. 1160 m.), entre le Noirmont et la Dole (v. ci-dessous), et l’on redescend. Belle vue sur les Alpes.
71 kil. St-Cergues (1048m.; hôt.: Poste, Capt, Delaigue, l’Observatoire, bons), station d’été dans un site magnifique.
La *Dôle (1678 m.) se gravit d’ici en 2 h. (guide, utile, 5 fr.), par le chalet du Vouarne (1 h.) et la Porte, croupe entre le Vouarne et la Dole. I.a vue du sommet est des plus pittoresques et très étendue. Le Mont- Blanc y offre un coup d’œil grandiose. On en peut redescendre en 1 h. à la route du col de la Faucille (v. ci-dessous), d’où il vaudrait mieux monter pour avoir la surprise du ""panorama des Alpes, surtout l’aprèsmidi, où elles sont le mieux éclairées.
La route continue de descendre en lacets, laisse à 6 kil. V 2 de St-Cergues un chemin qui mène à Divonne (10 kil.; v. ci-dessus), passe encore à Trelex et atteint les bords du lac de Genève.
82 kil. Nyon (hôt.: *Beaurivage, de l'Ange, etc.). Pour cette ville et le chemin de fer ou le bateau jusqu’à (105 kil.) Genève, v. la Suisse, par Bædeker.
268 III. It. 45. ST- CLAUDE. Excursions
II. D’Andelot (Dôle, Besançon) à St -Claude et à Nantua, par St-Laurent et la Cluse.
116 kil. Chemin de fer jusqu’à St-Laurent (37 kil.), comme il est dit
Î . 264; de là voit. publ. le matin pour St-Claude (90 kil.), en 3 h., pour fr. , et enfin chemin de fer pour Nantua , par la Cluse (49 kil.). Très belle exeursion.
N. B. On peut aussi aller à St-Claude par A forez et Longchaumoit et par Aforez et la Rixouse , dont les routes n'allongent le trajet que de 7 et 12 kil. et sont aussi desservies par des voit. publ. (v. p. 270). Le trajet de Morez à la Rixouse par les gorges de la .Sienne est très beau , mais les voitures ne se correspondent que par Longchaumois.
Jusqu’à St-Laurent (37 kil.), v. p. 264-265. La route de là à St- Claude prend d’abord à l’O., puis tourne au S.-O. et traverse plusieurs hameaux du Grandvaux, pays de pâturages peu accidenté. — 43 kil. Les Guilluns (aub.), hameau à l’extrémité N. du lac de l’Abbaye, avec l’anc. église de Yabbaye de Grandvaux. La route longe à l’E. ce lac de 2 kil. de long, dont les eaux se perdent plus loin par un canal souterrain. — 49 kil. Chàteau-des-Pre's (912 m.; aub.), village près du Mont-Ecuvet (1027 m.), que surmonte une statue de la Vierge. On tourne à l’E. , puis au S. et descend vers la belle v alite de la Bienne, qu’on domine au-dessus de la route de Morez (p. 271). — 55 kil. La Rixouse (hôt. Monnet), village déjà près de 200m. plus bas que le précédent, mais dominant encore d’autant le fond de la gorge boisée et rocheuse de la Bienne, par laquelle on continue. Au loin à g. , une belle cascade. — 60 kil. Valfin-lis-St- Claude (aub.). On descend enfin vers la rivière et la gare, etc. (v. ci-dessous). Le bureau des voitures est sur l’autre rive, rue du Pré, 43.
67 kil. St-Claude (418-388 m.; hôt.: de l’ Ecu-de- France, près de la cathédrale ; du Commerce . place Denfert-Rochereau, plus près de la gare, bons), ville de 9782hab., chef-lieu d’arr. du Jura et siège d’un évêché , dans un site très pittoresque, entre des hauteurs escarpées et à la jonction des profondes gorges de la Bienne (v. cidessus) et du Tacon (v. ci-dessous).
Elle s’est fondée autour d’une abbaye dans laquelle se retira au xn e s. St Claude , évêque de Besançon, dont elle a pris le nom. Cette abbaye devint par la suite très puissante et les habitants de ses vastes domaines en restèrent serfs jusqu’en 1789. St-Claude est un centre industriel considérable et qui a pour spécialités la tabletterie, surtout la fabrication des tabatières et des pipes, la taille des pierres fines et des diamants, etc.
La gare est sur la rive dr. de la Bienne, non loin du pont de pierre, qui franchit la rivière à 30 m. de hauteur. Au delà de ce pont, à g., sur une promenade de la rive g., dont les gros arbres ont été broyés par le terrible ouragan qui a ravagé la ville en 1890, s’élève depuis 1887 une statue de Voltaire, en bronze, par Syamoux, avec un médaillon de l’avocat Christin, témoignages de la reconnaissance des «anciens serfs du Jura» pour leurs défenseurs. La rue principale ou rue du Pré, qui longe d’abord de là, à dr., la place
dans le Jura.
OYONNAZ.
Penfert-Rochereau, aboutit à la cathédrale St-Pierre, l’ann. église abbatiale, des xiv e -xrx e s. On y remarque surtout 75 magnifiques ♦stalles, faites par le Genevois Jean de Vitry, en 1449-1465. L’église n’a pas de transept et chaque bas côté se termine par une chapelle derrière lesquelle il y en a une autre un étage plus haut, avec retable. Grande et riche châsse dans la l re de dr. et pierre tumulaire dans la i re de gauche.
Le Tacon est traversé près de la cathédrale par un pont suspendu, à 50 m. de hauteur.
Excursions intéressantes aux environs, dans les vallées de la Bienne (v. ci-dessus), du Tacon et de leurs affluents. — Dans la première au N. du Tacon, au delà de Chaumont (1 h.) est la belle cascade de la Queue-de- Cheval (50 m.). — La vallée du Flumen, au S.-E., est fort pittoresque. Il y passe une route menant à Septmoncel (11 kil.; voit. publ. ; hôtels), où l’industrie de la lapidairerie est très développée. — La vallée du Tacon, qui descend du S., est surtout curieuse par la profondeur et l’étroitesse de son ravin, sur la rive g. duquel passe une. route, que dessert une voit, publ. allant aux Houchoux (15 kil.) . On pourrait de là gagner au S. la belle vallée de la Semine et en redescendre à St-Germain-de-Joux (env. 30 kil. de St-Claude), stat. de la ligne de Bourg-Nantua à Bellegarde (p. 277).
De St-Claude à Lont-le- Saunier, v. p. 273-272.
La ligne de St-Claude à Nantua, par la Cluse, descend d’abord un défilé encore très pittoresque de la vallée de la Bienne, qui tourne à l’O. Vue magnifique de la ville à g. et en arrière. La voie court à une certaine hauteur. Tunnel. — 7 kil. Lavans-lès- St-Claude, stat. desservant St-Lupicin, à 4 kil. au N. (p. 273). On traverse la rivière près de la stat. suivante. — 13 kil. Molinges, à g., avec des carrières de marbre. En deçà, du même côté, la belle vallée du Longviry, dans laquelle aboutit, env. 1 h. plus haut, à g., le vallon non moins remarquable de la Perrière. — Halte de Vaulxlès-St-Claude. — 18 kil. Jeurre-Vaux , dans un joli site, à dr. au delà de la station. — 26 kil. Dortan, bourg industriel à env. 20 min. à dr. On sort plus loin par 2 tunnels de la vallée de la Bienne et alors cesse la partie fort pittoresque du trajet. — 31 kil. Arbent.
34 kil. Oyonnaz (hôt. du Commerce), à g., ville très industrielle de 4461 hab. , fabriquant des articles dits de St-Claude. On peut aller d’ici en 2 env., à l’O. , à Samognat et au Satit de Charmine (15 m.). Le charmant lac Oénin est à peu près à la même distance au S.-E. (v. p. 276). — 37 kil. Belignat. — 41 kil. Martignat. — 43 kil. Montréal, à dr. , dans un site pittoresque , au pied d’une hauteur où il y a eu un château fort, détruit au xvn® s. On rejoint ensuite , à dr., la ligne du Bourg. — 44 kil. La Cluse (buvette). — 49 kil. Nantua (p. 276).