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BOURG. III. R

de Wohlgemuth (St Jérôme), provenant de l’église de Brou; divers tableaux français, de vieux meubles, etc.

La rue Crève-Cœur aboutit un peu plus loin à la place de la Grenette , bornée au N. par la promenade du Bastion et où s’élève une statue de Bichat (1771-1802), en bronze, par David d’Angers.

L 'e'glise Notre-Dame , qui se voit déjà de l’hôtel de ville, est un édifice du style goth. de 1505-1545, avec un portail renaissance. Elle possède des œuvres d’art remarquables, surtout des boiseries du xvi e s., dont 68 stalles; de beaux vitraux modernes au chœur, par Oudinot; un beau vitrail ancien dans la 3 e chap. de g. derrière le maître autel, une chaire du xvm e s. et un bon orgue, dans une belle tribune en pierre. A remarquer encore la clef pendante de l'abside et la clôture de la chapelle à dr. de là.

En prenant enfin la rue des Halles à dr. de l’église, on arrive bientôt, à dr. , au boulev. de Brou, qui mène à l’église de ce nom. Au commencement de ce boulevard, à g., se voit le monument de Ch. Robin (1821-1885), professeur de médecine, avec un buste en bronze par Aubé. Plus loin, Y Hôtel-Dieu.

L’*éolise de Bbou, la principale curiosité de cette ville, a été bâtie de 1511 à 1536 par Marguerite d’Autriche, épouse de Philibert II ou le Beau, de Savoie, en exécution d’un vœu de Marguerite de Bourbon, sa belle-mère. Le 'portail se fait remarquer par une profusion d’ornements d’une grande finesse. L’intérieur est d’une élégante simplicité, mais on visite dans le chœur (sacristain; 15 c.) des chefs-d’œuvre de sculpture: unfube très riche, mais un peu lourd; 46 magnifiques * stalles goth. à baldaquins et surtout les superbes *mausol ees du prince et des princesses mentionnés cidessus, par Loys van Boghem, l’architecte de l’église, et par Conr. Meyt. Au milieu se voit celui de Philibert (m. 1504), où il y a deux statues couchées du prince, dont l’une le représente vivant et l’autre mort; des génies, douze piliers tout couverts d’ornements et avec des statuettes de sibylles. A dr. , celui de Marguerite de Bourbon (m. 1483), dans une niche, d’une grande richesse, avec des génies et des pleureuses. A g., celui de Marguerite d’Autriche (m. 1530), qui rivalise avec celui de son époux. Il a aussi deux statues et il est de plus surmonté d’un riche baldaquin. On lit sur la corniche, comme du reste en d’autres parties de l’église, par ex. sur le grand bénitier à l’entrée, la devise de cette illustre «Margot»; «Fortune, infortune, forte une». Dans la chap. de la Vierge, à côté, se voit encore un grand *retable en albâtre de la même époque, à hautsreliefs représentant des scènes de la vie de la Vierge. Les statues sur les côtés sont celles de St Philippe et St André. Le chœur a un autel moderne en marbre, avec 15 statues en bronze doré. L’église a encore des vitraux anciens fort remarquables. La statue de St Vincent de Paul, dans la nef, est d'après Cabuchet.

Devant le portail, sur le sol, est tracé un cadran solaire oval;

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