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LA ROCHE-SUR-YON

De Nantes

monte sur l’autre colline, où est le principal hôtel, à dr. La rue de ce côté passe plus loin sur un beau viaduc de 107 m. de long et 10 m. 50 de haut. En amont est un assez beau parc, dit garenne Valentin. qu'on peut visiter. L'entrée et à dr. en deçà de la vieille église de la Trinité \ qu’on aperçoit du viaduc.

Redescendant ensuite dans la vallée à côté du viaduc, on passe, à g., devant l'hôpital civil, près duquel est l’entrée de la garenne Lemot, parc plus remarquable que le précédent, qu’on peut aussi visiter. Elle doit son nom au sculpteur Lemot (1775-1827), qui l’a créée et a contribué à la reconstruction de la ville, détruite durant la Révolution, dans la l re guerre de la Vendée (1793-94).

Le château, dont les ruines imposantes et pittoresques se dressent sur un rocher escarpé de la rive g., date des xin-xv^s. Il a été détruit dans la guerre de 1793. L’intérieur mérite d’être vu. Un escalier à dr. au pied des ruines monte à l'entrée, où est la gardienne.

L 'église Notre-Dame, où l’on arrive par la rue du haut comme par celle du bas, est un joli édifice moderne du style roman italien, avec un campanile sur le côté. On remarque à l’intérieur de beaux autels, à sculptures en pierre.

Ligne de Cholet, Bressuire, Parthenay et Poitiers. R. 7.

On est ensuite dans la Vendée, dont on traverse la partie appelée le Bocage (p. 71). — 39 kil. Montaigu- Vendée , petite ville bien située, à 1 kil. à g., sur la Maine, qu'on y traverse. C’est la patrie de Laréveillère-Lépeaux (1753-1824), un des cinq membres du Directoire, et on lui a érigé un monument en 1886. — 49 kiî. IJlIerbergement. — 64 kil. Belleville- Vendée.

77 kil. La Roche - sur - Yon, autrefois Napoléon et Bourbon- Vendée ( buffet ; hôt. : de l'Europe, sur la place; des Voyageurs, à la gare), à g., ville de 12215 hab., chef-lieu du départ, de la Vendée , sur une colline que baigne l’Yon. Il y eut là jadis un château fort qui joua un rôle dans les guerres avec les Anglais et dans les guerres de religion. La ville étant devenue chef-lieu de préfecture. Napoléon 1 er y fit faire de nombreuses constructions, qui ne sont Tien moins que remarquables. C’est aujourd’hui une ville moderne, de construction régulière et à peu près sans intérêt. La partie principale est la grande place Napoléon, au centre, où l’on arrive par le boulevard, à dr., puis par la rue des Sables, à g. Elle est décorée d’une statue équestre de Napoléon I er , en bronze, par de Niewerkerke. En deçà est l 'hôtel de ville, bâtiment vulgaire derrière lequel se trouve un jardin avec un petit musée de peinture et d’antiquités, et un petit monument du grand peintre Paul Bau dry (1828-1886), originaire de la Roche, un buste en bronze par P. Dubois.

De l’autre côté de la place, V église, dont l’intérieur ne manque pas de cachet et qui a de beaux vitraux modernes. Un peu plus loin à dr., sur une petite place, la statue du général Travot (1767- 1836), « pacificateur de la Vendée » pendant les Cent-Jours, bronze médiocre par Maindron.

à Bordeaux.

LA ROCHELLE

Au delà de l’hôtel de ville, la ■préfecture, avec un jardin public, et plus loin à dr., un haras, dont l’entrée est publique.

De la Roche-sur-Yon à Tours et aux Sables d'Olonne, v. R. 8.

En repartant de la Roche, on aperçoit à g. la place avec la statue de Napoléon. — 86 kil. Nesmy. — 98 kil. Champ - St - Père. Les haies des champs disparaissent et sont remplacées par des fossés. — 107 kil. La Bretonnière.

114 kil. Luçon (hôt. de la Tête-Noire, près de la cathédrale, ch. t. c. 1 fr. 50 à 2, rep. 60 c. , 2.50 à 3), ville de 6535 hab. et évêché dont Richelieu fut titulaire de 1607 à 1624. Sa cathédrale, anc. abbatiale fondée au xi e s. , a été continuée et remaniée jusqu’au xvn e et restaurée de nos jours. On remarque surtout à l’intérieur la chaire, ornée de peintures. A côté, un cloître des xv e et xvi e s. Collège ecclésiastique Richelieu, etc.

Luçon se trouve sur la limite septentrionale du Marais, partie marécageuse de la Vendée qui s'étend vers le pertuis Breton , jusqu'à l’anj« de T Aiguillon, avec laquelle elle communique par un canal de 15 kil. de long. Ce pays était encore au vi e s. de notre ère un golfe qui s’avançait au loin à l’E., étendant l’un de ses bras jusqu’à Niort, aujourd’hui à env. 60 kil. en ligne droite de l’anse. Le sol s’est relevé et se relève toujours lentement. De 30 kil. d’ouverture que pouvait avoir le golfe, l’anse n’en a plus guère que 5. Les terrains encore marécageux sont entrecoupés d’une quantité innombrable de canaux de dessèchement. Il y a d’excellents pâturages, des marais salants et, vers l’embouchure de la Sèvre-Niortaise, des «bouchots», sorte de parcs où se pratique en grand l’élève des moules, dont le commerce est centralisé à la Rochelle. Ce pays et les parages pnarécageux au delà sur le littoral sont plus ou moins malsains.

Puis l’arrêt de Ste-Oemme-la- Plaine. — 124 kil. Naliiers. — 130 kil. Le Lançon. On traverse ensuite un coin du Marais et franchit la Vendée. — 139 kil. Velluire.

Lignes de Bressuire et Niort, par Fontenay -le-Comte , v. p. 77.

142 kil. Vix, stat. pour le gros village de ce nom, à 3 kil. Vj à g., sur une colline qui fut jadis une île du golfe. — 150 kil. L’Iled’ Elle, aussi sur une ancienne île. — On traverse la Sèvre-Niortaise.

156 kil. Marans, petite ville bien bâtie, sur cette rivière, faisant un grand commerce de grains. — 164 kil. Andilly - St - Ouen , où on quitte le Marais. On longe plus loin, à dr., le canal de Niort à la Rochelle, qui passe en tunnel à la stat. suivante. — 173 kil. Dompierre- sur - Mer. A g. avant la Rochelle, des marais salants.

180 kil. La Rochelle. — Hôtels: de France , rue Gargouleau, 26; des Etrangers , rue Thiers, 12; du Commerce, place d’ Armes. — Buffet à la gare. — Cafés, place d’Armes. — Voitures: à 2 pl. , 1 fr. 26 la course, 2 fr. l’heure; à 4 pl., 2 et 3 fr. — Poste et télégraphe, rue du Palais, 12. — Baies de mer, au Mail (p. 66): B. de la Concurrence , las premiers, modestes ; B. Louise, même genre, pour dames ; B. du Mail, B. Richelieu, avec ■hôtels, casino, cafés, etc. — Temple protestant , rue St-Mlehel. — Bateaux pour l’Ile de lté, v. p. 66. — Etablissement du port (v. p. xn), 3 h. 31.

La Rochelle est une ville de 26808 hab., l’anc. capitale de l’Aunt-s et auj. le chef-lieu du départ, de la Charente-Inférieure, un bon port de mer, une place forte de 2 e cl. et le siège d’un évêché. Elle est située dans une anse du pertuis d’Antioche, qu’abritent les îles de Ré et d’Oléron (v. p. 66 et 68).

LA ROCHELLE

De Nantes

Il n’est pas certain que cette ville soit le portas Santonum des Romains. Elle est mentionnée à la fin du x e s. sous le nom de Rupella. Incorporée à l’Angleterre avec l’Aquitaine, elle fit retour définitif à la France en 1372. Elle eut ensuite deux siècles de prospérité commerciale, jusqu'aux guerres de religion. Le calvinisme y comptait déjà beaucoup de prosélytes en 1568, quand Condé et Coligny en firent le centre de leurs opérations. Ce fut une des places les plus fortes des religionnaires ; des corsaires rochelais infestèrent même l'Océan et la Manche. La ville soutint victorieusement en 1572-73 un siège de 6 mois et demi. Le réveil des haines religieuses sous Louis XIII l'entraîna dans de nouvelles guerres, où elle fut moins heureuse, en 1622, en 1626 et surtout en 1627-1628. Dans la dernière, elle avait profité des hostilités entre la France et l’Angleterre, Richelieu l’investit, en ferma le port par une digue qui existe encore en partie (v. p. 65), et la prit par la famine, au bout de 13 mois de siège. Le cardinal n'abusa pas toutefois de la victoire, et la soumission fut définitive. Le commerce de la Rochelle , auquel la perte du Canada pour la France a été surtout funeste, comprend les bois du Nord, les houilles, les eaux-de-vie, les vins, les vinaigres, le sel, les conserves alimentaires, les grains, etc. La pêche y est très active et l’industrie assez considérable. Parmi les hommes célèbres nés à la Rochelle, il faut surtout mentionner Réaumur (1683-1757), le naturaliste Bonpland (1773-1858) et l’amiral Duperré (1775-1846).

Nous entrons dans la ville par la porte de la Oare ou St- Nicolas, de 1857. Les fortifications ont été construites sous Louis XIV, par Vauban, les anciennes ayant été rasées, sauf du côté de la mer, après le siège de 1627-1628. Elles forment une enceinte continue de près de 5 kil. J / 2 , avec un ouvrage à cornes près de la gare.

Le port , à peu de distance à g. de l’entrée, n’est qu’en partie dans l’enceinte de la ville. Outre V avant- port , il y a en dehors, près de la gare, un bassin à flot achevé en 1864. A l’intérieur se trouvent un bassin de care'nage et leporf d’/chouage , plus le canal et la retenue de Maubec, dont les eaux servent à déblayer le port. — Port de la Pallice, v. p. 66.

Sur le cours des Dames ou Richard, promenade de l’autre côté du port d’échouage, est la statue de l'amiral Duperre', bronze par P. Herbert. En face, la porte de la Grosse -Horloge, la seule porte ancienne qui subsiste. C’est une grosse tour carrée avec tourelles rondes, des xiv e -xv e s., modifiée au xvn® et au xvm e s.

Il y a à l’entrée du port d’échouage deux tours anciennes : la tour St- Nicolas, à g. en se tournant vers la mer, de 1384, et la tour de la Chaîne, à dr., de 1476. On fermait jadis le port avec une chaîne, et il paraît que les deux tours ont été réunies par une arcade ogivale sous laquelle passaient les navires. La première est composée d’un massif carré et de quatre tourelles rondes. Elle a été restaurée depuis peu, et l’on doit y installer un musée archéologique. La seconde tour, qui est ronde, était autrefois plus haute (34m.; 34 de diam.). Une troisième tour, de 1445-1476, la tour de la Lanterne, se trouve plus loin en ligne droite. Son nom lui vient de ce qu’elle a servi de phare. Elle est ronde, flanquée de deux tourelles et surmontée d’une flèche en pierre. Au loin, dans l’avant-port, on aperçoit la petite tour de Richelieu, peinte en blanc et en noir et avec une sonnerie mue par la vague, qui signale aux navires la digue mentionnée ci-dessus. La digue elle-même se voit aussi à marée basse.

à Bordeaux.

LA ROCHELLE

Par la porte de Mer ou des Deux-Moulins , près de la tour de la Lanterne, on arrive à Y avant -port et aux bains de mer (p. 63), qui sont bien organisés, mais sur une plage défavorable, couverte de galets et de coquillages. Au-dessus s’étend le Mail , promenade plantée d’arbres et offrant de beaux points de vue. Le long des fortifications, le parc Charruyer, de création récente.

A la porte de la Grosse-Horloge (v. p. 64) commence la grande rue du Palais, bordée d’arcades, comme plusieurs autres. A un coin, à dr., une maison assez curieuse de 1554. Plus loin, la Bourse et le palais de justice , deux édifices des xvm e et xvn e s. Puis vient la rue Chaudrier, où débouche, à dr., la rue des Augustins. Dans cette dernière se trouve, n° 11 , au fond de la cour, la maison de Henri II, la plus remarquable des maisons anciennes de la Rochelle.

La cathédbale, St-Louis ou St- Barthélémy, plus loin, au coin de la rue Chaudrier et de la place d’Armes, a été reconstruite de 1742 à 1762, dans le style grec, sur les plans de J. Gabriel. Derrière s’élève une tour du xiv e s., reste de l’anc. église. On remarque à l’intérieur de la cathédrale des vitraux et des peintures modernes, en particulier le plafond de la chap. de la Vierge, par Bouguerau, de la Rochelle, à l’abside, et, dans la même chap., le monument de Mgr Landriot (m. 1874), ave une belle statue de marbre, parL. Thomas.

La place d’Armes, de forme carrée, est la plus grande de la ville. Elle s’étend à l’O. jusqu’aux remparts.

Il y a un musée, d’importance secondaire, dans l’anc. évêché, rue Gargouleau , à l’E. de la place , et là se trouve aussi la bibliothèque, au 1 er étage, ouverte les lundi, jeudi et samedi, de midi à 4 ou 5 h.

Le musée est public les dira. et jeudi aux mêmes heures et visible aussi les autres jours pour les étrangers. Il comprend une collection archéologique, au rez-de-chaussée, et des peintures, des sculptures, des objets d’art et des curiosités , dans 5 salles du 2 e étage. Les peintures sont assez nombreuses, mais pour la plupart et les principales de l'école française moderne. La i re salle est consacrée aux artistes anciens et ne présente guère d’œuvres authentiques. Principaux peintres modernes, clans la 4 e salle, à g. : 1, A. de Pujol, Germanicus sur le champ de bataille de Varus; 5, Antiyna, la Fille du bouquiniste; 17-21, Botiguereau, Ulysse reconnu par sa nourrice: la Flagellation-, portraits: 22, Brascassat , Vaches; 35, Corot, paysage; 48, 49, O. Doré , la Résurrection de J.-C. ; scène du Purgatoire du Dante; 5G, Français , paysage; 60-63, Fromentin (de la Rochelle), scène d’Algérie; 77, Guillaumet, id. ; 72, //. Gervex , Baigneuse endormie; 94, Luminais , Une consultation, etc.

La rue St-Yon, au bout de la rue Gargouleau, à dr., conduit à 1’hôtel de ville , l’édifice le plus intéressant de la Rochelle, des styles goth. et de la renaissance, construit de 1486 à 1607 et restauré de nos jours. On remarque surtout à l’extérieur une galerie à parapet, assez richement sculptée, et deux beffrois bâtis en encorbellement, le principal, à g., avec une belle niche renfermant des armoiries. La façade de la cour est encore plus curieuse. Elle se compose de deux parties. La plus petite, à g., est du temps de Henri II et précédée d’un fescalier moderne, avec une statue en faïence de

Bædeker. Centre de la France. 4 e édit.

66 /. ft. 5.

KOCHEFORT.

De Nantes

Henri IV. L’autre présente au rez-de-chaussée une galerie avec de magnifiques arcades en plein cintre et un plafond sculpté; aux deux étages, 4 niches avec des statues allégoriques, entre 8 colonnes cannelées, et une lucarne, des frontons, etc., du temps de Henri IV (1607). A l’intérieur se voit la salle du conseil où Guiton, maire et intrépide défenseur de la ville assiégée par Richelieu, jura de poignarder quiconque parlerait de se rendre.

Au delà des bains, à 5 kil. du port actuel, a été construit de 1883 à 1890 un nouveau port, dit port de la P&llice, dans la profonde et excellente baie de ce nom, en face de l’ilc de Ré (v. ci-dessous). Il est desservi par un embranch. de chemin de fer. L' avant-port, formé par deux jetées, a plus de 400 m. de long et env. 80 m. de large ou 12 hect. Va de superficie, avec 9 m. 30 de profondeur aux plus basses marées. Une écluse à sas de 160 m. de long et 22 de large le met en communication avec le bassin à flot, qui a 700 m. de long ou 11 hect. 60 ares de superficie, 1800 ni. de quais et au moins 8 m. 50 de profondeur. Cet excellent port, qu’il sera possible d’agrandir au besoin, a déjà coûté plus de 20 millions.

Aux environs de la Rochelle sont des marais salants , que pourront visiter ceux qui n'ont pas encore eu l’occasion d’en voir. Il y en a en particulier au delà de l’ouvrage à cornes mentionné p. 64.

l)e la Rochelle à Bressuire (Tours; Paris), v. R. 8 ; à Poitiers, R. 9.

L’ile de Ré est à 15 kil. à PO. de la Rochelle, mais à 4 ou 5 seulement du petit port de la Repentie (aub.), à l’extrémité O. de la rade. Elle a env. 30 kil. de long sur 4 à 5 kil. de large, et elle est assez peuplée (9499 hab.), mais relativement peu intéressante. Il y a d’excellents vignobles et des marais salants très importants. — Un bateau à vapeur conduit tous les jours de la Rochelle à St-Martin-de-Ré , par la Flotte (20 kil.; hôtel), en 1 h. 1/4 à 2 h., pour 2 fr. 50 et 2 fr., 3 fr. 75 et 3 fr. aller et retour. On peut aussi aller par la Repentie (6 kil.), que dessert une voiture publique (60 e.), et de là eu bateau à vapeur (4 dep. ; 75 c.) à Rircdoux, d’où il y a également une voiture publique pour St-Martin (9 kil. ; 1 fr.).

St -Martin - de -Ré (hôt. du Bateau -à -Vapeur) est une petite ville de 2606 hab. et un port au N. de l’île. Elle a eu beaucoup à souffrir des guerres avec l’Angleterre. Ses fortifications actuelles sont dues à Vauban. Elle n’a à peu près rien de curieux pour le touriste. C’est à St-Martin qu’est le depot des condamnés destines à la Nouvelle-Calédonie.

La ligne directe de Rochefort-Bordeaux longe ensuite pendant assez longtemps le pertuis d’Antioche, borné au N. par l’île de Ré et au S.-O. par l’île d’Oléron (p. 68). — 186 kil. Angoulins. — 189 kil. Châtelaillon (Gr.-II. des Bains), petit établissement de bains de mer. L’Océan ronge ici la côte, et il a déjà englouti deux villes : Montmeillan et Châtelaillon. En deçà de l’île d’Oléron se voit la petite fie d’Aix (6 kil. sur 1800 m.), qui est fortifiée. — 195 kil. Le Marouillet. — 201 kil. St-Laurent-de-la-Pre'e.

Embrakch. de 6 kil. sur Fouras (hôt.: des Bains , de l'Océan ), sur la côte, à l’embouchure de la Charente. Il y a un château du xiv e s. et des bains de mer, avec un casino, dans un bois.

203 kil. Charras , où l’on traverse le canal du même nom.

209 kil. Rochefort ( buffet ; hôt.: de France, rue du Rempart; de la Rochelle, rue Chanzy; du Grand-Bacha , rues des Fonderies et de l’Arsenal; Café' Français, place Colbert), ville et place forte de 33334 hab., chef-lieu d’arr. de la Charente-Inférieure, sur la rive dr. de la Charente, avec un port militaire et un port marchand, à 15 kil. de la mer. C’est une ville moderne et d’une construction

à Bordeaux. • ROCHEFORT. I. R. 5. 6T

régulière, mais peu remarquable. Elle a été créée avec le port, par Colbert, à partir de 1666.

Le port militaire et son vaste arsenal sont donc les principales curiosités de cette ville. L’entrée se trouve vers l’extrémité opposée à la gare, et l’on s'y rend en suivant, dans l’enceinte fortifiée, à dr., la rue du Rempart et la rue Thiers jusqu’à la rue de l’Arsenal, qui y descend, ou bien encore la rue Begon, tout droit en entrant, la rue la Touche -Tréville, à dr., et la rue Chanzy, qui croise aussi celle de l’Arsenal. Entre les rues Thiers et Chanzy se trouvent les vastes bâtiments neufs du lycée et l'église St-Louis, construite en 1835 et qui n’a guère de remarquable que ses vitraux. A côté est la place Colbert, le centre de la ville, avec une fontaine. Un peu plus loin dans la rue Chanzy, à dr. au coin de la rue de l’Arsenal, un petit musée de peinture, avec la bibliothèque, etc.

L’*arsenaZ et le port militaire ne se visitent qu’avec une permission qu’il faut demander, de 8 h. Va à 9 h. Va ou de 1 h. à 2 h., à la Majorité, à dr. de la porte du Soleil, l’entrée principale, à l’extrémité de la rue de l’Arsenal.

Cette permission s’obtient facilement, si l’on est Français, sur la présentation d’une preuve d’identité. Les étrangers ont d’ordinaire besoin d’une lettre de recommandation de leur gouvernement, contresignée par le ministre de France compétent. On tâchera d’être seul ou du moins de ne pas se joindre à un groupe trop considérable, non seulement parce que, dans une foule, on est exposé à ne pas entendre les explications du marin qui vous eonduit, mais encore parce qu’il y a toujours des gens qui retardent la visite, déjà longue sans cela, ou qui la font abréger pour une raison ou une autre, le marin n’y étant déjà que trop disposé. Il ne doit rien recevoir, mais on lui donne cependant un pourboire en dehors de la vue de ses chefs.

Une simple visite demande au moins 2 h. L’ordre suivi n’est pas toujours le même , et il y a des ateliers et des magasins où le public n’est pas admis. La porte du Soleil est une assez belle construction en forme d’arc de triomphe. Du côté dr., d’abord les bureaux de la direction, puis des chantiers de construction pour dixhuit vaisseaux de premier rang, avec des forges, la chaudronnerie. Y atelier de sculpture et la salle des petits modèles, qui est particulièrement intéressante; divers magasins, les ateliers de la voilerie et de la mâture, des fosses aux mâts, etc. De l’autre côté de l’entrée, des bassins de radoub, d’autres magasins, les ancres, parmi lesquelles il y en a pesant de 4500 à 5000 kilos; des projectiles, des champignons à torpüle et des bouches à feu; une vaste et magnifique salle d’armes, décorée d’une façon très ingénieuse, avec des armes ou des parties d’armes disposées en trophées, colonnes, lustres, soleils, etc. On visite souvent aussi un vaisseau de guerre.

Au-dessus de cette partie de l’arsenal, mais en dehors de l’enceinte, se trouve la préfecture maritime, qui n’a rien de curieux, et derrière , le jardin public , une belle promenade.

Plus loin, au N.-E. de la ville, le port marchand ou la Cabane Carrée. Il a 2 bassins à flots de moyenne grandeur et un 3 e ,

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