LIMOGES
jusqu'à 20 millions d’affaires par an. 11 y a en outre des filatures, des manufactures de tissus, de vastes ateliers de cordonnerie et de saboterie, etc.
La gare des Bénédictins ou d’Orléans (pi. D 2-3) se trouve dans le bas de la ville, près de la place Jourdan et de la cathédrale. A dr., en contre-haut, est la grande place du Champ-de- Juillet (pi. C 2-3), de l’autre côté de laquelle s’étend un vaste quartier neuf.
La place Jourdan (pi. C 3-4) est décorée de la statue du maréchal Jourdan, natif de Limoges (1762-1838), bronze par Elias Robert. On aperçoit de là, à g., l’hôtel de ville (v. ci-dessous). De vilaines rues à g. de la même place conduisent à
La "‘cathédrale, St- Etienne (pl. D4), l’édifice le plus remarquable de la contrée. Elle a remplacé une église romane dont il subsiste la crypte (v. ci-dessous). La fondation date de 1273; le chœur fut achevé en 1327, le portail du S. un peu plus tard, celui du N. dans la seconde moitié du xv e s., ainsi que deux travées de la nef. Le reste est du xvi e s. ou moderne, en particulier les trois travées de la nef et le narthex qui la complètent à l’O. Là s’élève un vieux clocher, de 62m. de hauteur, partie roman, partie goth. . à cinq étages, le deux premiers carrés, les autres octogones et avec tourelles. Le portail du N. est d’une ornementation très riche, mais sans statues, sauf au trumeau. Le portail du S., qui n’a pas toujours été dégagé, est petit et plus simple.
L’intérieur offre aussi une grande richesse de style et une ordonnance pleine de majesté. 11 est à trois nefs, avec transept, déambulatoire et triforium. On y remarque particulièrement, à l’entrée principale, un ancien ‘jubé magnifique, bien que privé de ses statues. Il a été exéeuté en 1533 et placé là en 1789. Les ornements en sont d’une très grande finesse. Chose singulière, il y a parmi les sculptures six bas-reliefs représentant les travaux d’Hercule. L’église possède des vitraux du xiv e s., restaurés au xvi e s. et de nos jours. Trois tombeaux d’évêques placés autour du chœur méritent aussi l’attention, quoique dégradés-, ce sont, à dr., celui de Raynaud de la Porte (m. 1325) ; à g., celui de Bernard Brun (m. 1349), et à coté, celui de Jean de Lanjeac (ni. 1541), maintenant privé de sa statue de bronze, mais qui a encore quatorze bas-reliefs représentant les visions de l’Apoealypse. — La crypte, sous le chœur, est maintenant bouchée. — 11 y a dans la sacristie de magnifiques émaux de Noël Laudin.
Les rues à l’O. de la cathédrale nous conduisent maintenant vers r*hôtel de ville (pl. C5), très bel édifice dans le style de la renaissance, construit de 1878 à 1881 par Alf. Leclerc. A l’intérieur, on remarque d’abord l'escalier, qui est fort beau et dont le palier est décoré de peintures par H. Motte et d'un petit marbre par Tabar. La salle des mariages et la salle du conseil ont des plafonds peints et la seconde aussi un tableau par F. -H. Lucas, Printemps sacré.
Le musée munieipal, qui occupe provisoirement la salie des fêtes, est public le dim. de midi à 2 h. et visible aussi les autres jours. Il n’est pas bien important. Il comprend quelques beaux tableaux de peintres contemporains, comme Oervex et Danton, en face des fenêtres; un tableau et un dessin de Léon. Limosin, «esmailleur peintre, valet de ehambre du Roy, 1551>, au milieu, du côté de l’entrée; des portraits de Turgot, par Mauzaiste , et de Jourdan, par Per doux, du côté des fenêtres; des sculptures, en particulier un modèle de statue de Vergniaud, le Girondin, de Limoges, par Cartelier, et quantité d’objets divers. — Il existe aussi une collection d'antiquités, qui n’est pas exposée actuellement faute de place.