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PÉRIGUEUX

du comté de Périgord dès le temps de Charlemagne. Les Anglais assiégèrent cette ville trois fois et ne la prirent qu’en 1356. Elle fut plus tard saccagée par les calvinistes, qui l'occupèrent de 157541581.

En prenant à dr. de la gare la rue Papin , puis à g. la rue des Mobiles- de -Coulmiers et celle de Bordeaux, on arrive à la place Bugeaud (pl. D 2), ornée d’une statue du maréchal Bugeaud (1784- 1849), natif du Périgord, bronze par Dumont. A dr., à quelques pas, est la place Francheville (p. 99); à g., le cours Michel -Montaigne (p. 99); tout droit, la rue Taillefer, qui conduit à la vieille place Marcillac (pl. E2) et, à g ..à

La * cathédrale, St-Front (pl. F2), anc. abbatiale dédiée au patron du Périgord. Ce fut primitivement l’église d’une abbaye de bénédictins ou d'augustins. On y entre du côté N. (clocher, v. cidessous). Cette église était une des plus curieuses de France, mais elle a été depuis 1853 l’objet d’une restauration complète, on pourrait dire d’une reconstruction, qui lui a ôté beaucoup de son intérêt en la défigurant. Tout en étant de forme byzantine, en croix grecque et à coupoles, elle présentait sous ces coupoles de grandes arcades en ogive au lieu d’arcades en plein cintre, et St -Front passait pour être la première église où l’ogive eût été employée d’une façon systématique. Aujourd’hui, l’ogive est à peu près partout remplacée par le plein cintre, de sorte que St -Front ressemble encore plus qu’auparavant à St-Marc de Venise, dont il est contemporain (984-1047; St-Marc, 976-1071). Il en diffère toutefois en ce qu’il n’en a pas la légèreté ni la riche ornementation. L’édifice mesure à l'intérieur 56 m. dans les deux sens, et ses cinq coupoles sur pendentifs et piliers carrés évidés, plus de 27 m. de hauteur sous voûte. Dans le croisillon du S., le monument de Mgr G. Massonais (m. 1860), paT Michel Pascal, de même que les fonts et l’autel de la Vierge. Vitraux par Gerente et Didron.

A côté de la cathédrale, à l’O., se trouvent les restes d’une basilique du vi e s. et surtout un *clocher très curieux, de 60m. de haut, le plus ancien de France et, dit-on, le seul qui existe encore du style byzantin. Il date du commencement du xi e s., mais il a subi quelques modifications et il est en pleine restauration , sinon en reconstruction. Il se composait de deux étages carrés, le premier à pilastres et le second à colonnes, d’un étage circulaire entouré d’une colonnade et d’une sorte de dôme couvert d’écailles retournées.

La rue St-Front, qui passe à dr. devant la curieuse loge maçonnique, de construction récente, nous conduit maintenant au N. de la cathédrale au cours Tourny (pl. EFl), belle promenade plantée d’arbres, où se trouvent lemusée, la préfecture et la statue deFénelon.

Le musée (pl. Fl), à dr. sur ce cours, dans un vieux bâtiment sans caractère, est public les dim. et jeudi de 1 h. à 4 h. Il comprend surtout, des antiquités, au rez-de-chausée , des peintures et d’autres œuvres d’art au premier étage.

Rbz-db - chaussée. — I re sat. le . A dr., Mercure, bas-relief; débris

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architectoniques, inscriptions, débris de mosaïque. Au milieu, à partir de l'entrée: autel des Dieux et tambour de colonnes avec ornements; monument de Félix de Verneilh {1820-1864), archéologue distingué, marbre par Colffard; autres tambours de colonnes et marbre moderne par E.-E. Chrétien, le Maudit. A la fenêtre du milieu, Primevera, par. Marg. de S t-Priest. A g. de l’entrée, Andromède, par Clé singer. — II® salle : débris de sculptures antiques, inscriptions, vases, verres, armes (eanon de 1588), petits bronzes; belle cheminée de la renaissance; restes de repas de chasseurs de rennes , de la grotte des Eyzles (stat. de la ligne de Tarbes) ; médailles; antiquités préhistoriques.

Phemier étage. — Salle : à dr., 111, Otto Venins, la Conception de la Vierge; 22, Bronzino, portr. d’un guerrier; 16, P. Bouillon, Œdipe et Antigone; 80, le Houx, David et Goliath; 103, Robert Fleury, Derniers moments de Montaigne; 296, Beaucé , le Colonel de Maleville mortellement blessé à Solférino; 3Ü4, Blanchard, Environs de Lyon; 57, Guet, Retour des troupes de Crimée ; 95, Parrot, le Bain ; 316, école vénitienne du xvu* *., Vénus et Adonis; 104, Rugendas, Chasse au renard; 305, Boguet, Champ de bataille de Rivoli; 33. J.-L. David, Mars désarmé par les Grâces; 105, Jï. Scheffer, la Vierge et l’Enfant; 368, J.-E. Lafon (de Périgueux), Marie- Madeleine au sépuiere; 32, Dauzais, Vue de Tolède; 69, Labbé. , le Repos du vendredi sur la rive asiatique du Bosphore; 86, Maratti, la Nativité; 52, Giordano , St-Paul sur le chemin de Damas; 12, Bloemaert , paysage; 50, A. de Fontenay , Vue de l’église de St-Bertrand-de-Comminges ; 06, Guésnet, Roland à Roncevaux; 135, J. -B. Debay, buste de Montesquieu; 147, Maillet, le Jeune chasseur, bronze. — Vitrines: coquillages; petits objets d’art, émaux (78, de Laudin ; 94, de youailher), médailles, sceaux, éventails. — 130, buste d'Attila, ouvrage italien du xvi®s. 335, portr. de Pierre de Bourdeille, seigneur de Brantôme (1527-1614). — Cabihet : porcelaines, estampes, dessins de Lafon (St-François-Xavier, cartons de peintures à St-Sulpiee de Paris), et encore quelques tableaux : 24, Carpaccio, l’Arrivée et l'Adoration des mages, ébauche; '83, Fil. Lippi, la Vierge et l’Enfant; 54, Giotto, la Vierge, l’Enfant et des saints.

Plus loin, de l’extrémité de la place Tourny, on a une belle vue sur la vallée de l’Isle. A g. est la préfecture (pi. Fl), construction neuve dans un style renouvelé de la renaissance. A l’extrémité opposée du cours, la statue de Fenelon, qui était du Périgord (1651- 1715); elle est en bronze, par Lanno (1840).

A g., le cours Michel-Montaigne (pl. DE 1-2), qui s’étend jusqu’à la place Bugeaud (p. 98): c’est la partie la plus animée de la ville. Il est décoré de statues d’autres illustrations du Périgord: Montaigne (1533-1592), aussi en bronze et par Lanno; Daumesnil (1776-1832), bronze d’après L. Rochet, comme la statue qui est à Vincennes.

Revenus à la place Bugeaud, nous descendons à g. à la place Francheville (pl. DE3), d’où partent les tramw. à vap. mentionnés plus loin. Près de cette place se voit, à g., la tour Mataguerre (pl. E3), de l’enceinte du xv e s.

La rue de l’autre côté de la place nous mène ensuite à St-Etienne (pl. D4), dans la Cité. Cette église, qui fut la cathédrale jusqu’en 1669, est à peu près de la même époque que St -Front et dans le même style; mais elle n’a plus que deux coupoles, au lieu de trois, et son clocher est détruit. Elle possède un immense retable en chêne sculpté, de 11 m. 10 de large et 9 m 40 de haut, représentant l’Assomption, œuvre d’un jésuite, du xvm e s. On y remarquera ensuite la chaire et des fresques de M. Brucker.

La rue à dr. au sortir de St-Etienne conduit, au N. -O., aux

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ruines des arène* (pl. C 3) , amphithéâtre gallo-romain du ni e s. Il en reste seulement quelques voûtes et pans de murs, isolés dans un square ovale. Ces arènes avaient env. 400 m. de circonférence à l’extérieur et 267 à l’intérieur, et elles pouvaient contenir 20000 spectateurs. On y a érigé depuis peu une statue de Bacchante, en bronze, par Rivet.

La rue des Gladiateurs, auN.-E., ramène des arènes dans la ville; celle de l’Amphithéâtre, de l’autre côté, aboutit à la rue Chanzy, qui reconduit, à dr., à la gare.

En prenant au contraire la rue au S., on arrive à un pont sur le chemin de fer d’où on voit une partie des ruines du château Barrière (pl. C4), qui est surtout des x e -xn e s., mais qui a été construit sur le mur de l’enceinte romaine, dont il reste deux tours. Sa ruine date des guerres de religion; il a été brûlé par les protestants en 1575. On peut visiter ces ruines; l’entrée est de l’autre côté.

C'est par le même pont qu’on prendra pour voir de près, au delà du chemin de fer, la tour Vesone (pl. D4), aussi un reste de l’époque romaine. C’est une construction cylindrique qu’on suppose avoir été la cella d’un temple. Elle a env. 17 m. 75 de diamètre et 21 m. 75 de haut, mais elle était encore plus élevée. Elle est ouverte à l’E. par une brèche verticale mais irrégulière de 9 m. 25 de large.

De Périgueux à Brive, Tulle, Clermont-Ferrand, etc., R. 28; à Agen et à Tarbes, v. le Midi de la France , par Bœdeker.

De Périgueux à Ribérac : 37 kil. ; i h. 5 à 1 h. 30; 1 fr. 15, 2 fr. 80, 1 fr. 80. — 20 kil. (3 e et.) Liste, localité à 8 kil. au N. - E. de laquelle se trouve, dans la vallée de la Dronne, Bourdeilles, qui a un curieux château des xiv e et xvi e s., sur un rocher baigné de trois côtés par la rivière, avec un donjon de 40 m. de hauteur. 10 kil. plus loin, Brantôme (v. ci-dessous). — Ensuite la vallée de la Dronne. — 23 kil. Tocane-St-Apre, bourg à 1 h. au K. duquel est le Grand- Brassac, qui a une église romano-byzantine à coupoles, avec des sculptures très remarquables et très bien conservées, des xm e xiv e s. — 29 kil. St-Miard. — 37 kil. Ribérac (hôt. : de France, du Périgord), ville commerçante de 3696 hab., et chef-lieu d’arr. de la Dordogne, dans un joli site. Cette ligne doit être prolongée vers Angoulême (p. 31).

De Pkbigueux a. St-Pardoux (Nontron): 53 kil., tramway à vap. de la place Francheville (pl. DE3), par le cours Montaigne (halte à la statue), la route Victor-Hugo, la route d’Angoulême, etc. — 7 kil. Chancelade, connu par ses carrières de pierre et qui a une anc. église abbatiale intéressante. — 11 kil. Château -l' Evêque (p. 97). — 33 kil. Brantôme (Mt. Chabrol), ville de 2422 hab., dans un joli site, sur la Dronne. On y voit les restes intéressants d'une anc. abbaye de bénédictins qui remonte à Charlemagne et qui a été immortalisée par Pierre de Bourdeilles, le chroniqueur (1527-1614), qui en posséda la commende et en prit le nom. Le clocher, du style roman, sur un rocher à pic où il y a des grottes, est un des plus vieux de France. L 'église est romane et gothique. A côté sont des parties de cloitre du xv e s. L'abbaye même a été rebâtie au xvm e s. Il y a aussi des restes de fortifications. A 8 kil. en aval ou au S.-O. est Bourdeilles (v. ci-dessus). A 8 kil. au N.-O., St-Cripin-de-Richemont, avec le château de Richemont, bâti et habité par Brantôme. — Joli trajet plus loin dans la vallée de la Dronne. — 53 kil. St-Pardoux , sur la ligne d'Angoulême-Rontron à Thiviers (p. 95).

De PÉRieuEvx a St-Yrieix: 75 kil., autre tramw. à vap. de la plaee Francheville, par le cours Fénelon, la route de Paris, etc. Trajet intéressant. Stat. principale (36 kil.), Bxcideuil, où doit aussi passer la ligne

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