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I. R. 18. PHARE DE CORDOUAN

h'eglise, entre ces deux rues, est un bel édifice moderne, du style goth. du xiv e s.

Le port n'a pas d’importance et manque d’eau à mer basse.

A l’extrémité du boul. Thiers, à dr., la où commence la route de Pontaillac, se trouve le *casino, magnifique construction neuve, style renaissance, tout près de la plage et en face de la pleine mer. Il a une autre entrée sur le derrière, par la rue du Casino, au commencement du boulevard.

Royan a 4 plages ou «conches», en pente douce et couvertes d’un sable fin chauffé par le soleil: la couche de FoncMon, en face du casino; la Grande Couche, à g. du port, qui s’étend en hémicycle jusqu’à la pointe deV altère, à env. ®/ 4 d’h. au S.-E. ; la petite couche de Chay , à mi-chemin de Pontaillac, à g., au delà d’un petit fort, et la couche de Pontaillac, à env. 2 kil. à l’O. C’est à cette dernière que la mer est le plus forte, mais l'endroit offre peu de ressource et de distraction, et la route qui y conduit est peu agréable.

A l’extrémité de la ville, au bord de la Grande Conche, où il y a un nouvel établissement de bains, se trouve un *parc, créé depuis peu dans un bois de pins, où l’on a déjà construit quantité de «villas d’hiver», formé un jardin public , avec café-restaur., kiosque pour concerts, etc., et organisé un service de tramway: c’est la principale promenade de Royan.

Plus loin dans la même direction est St - George - de - Didonne (hôt. de l'Océan), à moins de 4kil. de Royan par la route et une petite heure par la plage, où l’on prend à g. avant la pointe de Valière. C’est un village agre'able, avec une grande et belle plage, où l’on se baigne également, et à proximité du parc de Royan et d’autres bois.

Le phare de Cordouan est le principal but d’excursion de Royan. Des bateaux à vapeur y conduisent ordinairement, dans la saison, le dimanche et le jeudi. Ce phare s’élève, à 12kil. de Royan, sur un rocher qui n’est accessible qu’à marée basse. L’îlot était autrefois ^ dit-on, rattaché à la pointe de Grave (v. p. 114), qui est aujourd’hui a près de 6 kil. de la tour. Cette tour fut peut-être fondée par les Sarrasins ou sous Louis le Débonnaire. Dans tous les cas, il est certain qu’elle fut reconstruite par le prince de Galles (Prince-Noir), en 1370, et sous Henri III et Henri IV, de 1584 à 1610, sur les plans d’un des architectes de l’Escurial, Louis de Foix, qui en avait fait un monument remarquable. Elle l’a été de nouveau au commencement de ce siècle. Le phare, avec son soubassement, s’élève maintenant à une hauteur de 65 m. La violence de la mer est telle h cet endroit que les vagues, bien que rompues par les écueils, s’élèvent encore jusqu’à plus de 12 m. contre la tour. Le feu du phare a 27 mille» ou 50 kil. de portée. Il y a au deuxième étage de la tour une chapelle de Notre-Dame-de-Cordouan.

On va aussi, en voit. (v. p. 115), à la Grande-Côte, & moins de iOkil. au N. -O., par Pontaillac. L’excursion n’est guère intéressante que lorsque la mer est mauvaise, car on y va surtout pour jouir du spectacle grandiose qu’elle présente alors, en déferlant avec fureur sur cette côte. Il y a un fort et un phare. — A Soulac, v. p. 114-113.

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