Altitudes
Les altitudes ont été déterminées de la façon suivante : pendant un an, à 8 heures du matin, on a observé à Laï un baromètre holostérique compensé de Naudet, qui a été comparé du 7 juillet au 7 août 1903 à un Fortin, qui avait été apporté à Laï, puis en France lors du retour. Nous avons pu ainsi le corriger et nous avons constaté, d'autre part, qu'il n'avait éprouvé que de faibles variations.
La pression moyenne à 8 heures du matin (réduite àO") d'une année (juillet 1903 à juin 1904) est de 730'°™25. Nous avons calculé la différence de niveau Laï-Fort-Crampel en prenant pour ce dernier point comme pression moyenne 724™™4
(déterminée en 1900) et en appliquant la formule de nivellement :
H et h étant les pressions moyennes observées et t et t' les températures moyennes correspondant aux heures d'observation. Ces dernières ont 22^15 pour Lai et 23''2 pour Fort-Crampel.
En 1902, nous avions déterminé Taltitude absolue de ce point en prenant les moyennes des pressions de douze mois observées simultanément d'une part à Libreville sur le stationnaire ï Alcyon et de l'autre à Fort-Crampel. Nous avons recommencé le calcul au moyen de la moyenne de six mois correspondants de Duala (Kamerun) et de Fort-Crampel.
Les résultats obtenus ont été les suivants :
Altitude de Fort-Crampel (par rapport à Libreville) 4o0 m. — (par rapport à Duala)... 445 m.
Nous avons adopté la moyenne 448 mètres.
Gomme Laï est à 69 mètres au-dessous de Fort- Crampel, son altitude est donc de 379 mètres.
A Fort-Archambault, nous avons observé un Fortin durant un an (1 ^^ juillet 1903 au 30 juin 1904) et avons obtenu comme moyenne (réduite à O'') pour les observations de 8 heures du matin 729™"o3 et la température moyenne correspondante est de 24°5.
11 s'ensuit que Fort-Archambault est à 387 mètres d'altitude.
M. Foureau donne pour ce point 370 mètres. Mais, dans son mémoire, il indique que c'est l'altitude par rapport au plan de pression de 7o8 millimètres. Or, le dépouillement des observations faites à bord de VAlci/on montre que la pression
réduite à 0^ au bord de la mer, à 8 heures du matin, a été de 762™™4, c'est-à-dire supérieure à celle admise empiriquement par M. Foureau.
Toutes les autres altitudes déterminées par l'administrateur Bruel l'ont été au moyen d'un nivellement barométrique fait au moyen des lectures notées en cours de route sur un baromètre holostérique Naudet et des lectures faites à 8 heures du matin à Laï, les mêmes jours, sur un baromètre similaire. Ces dernières ont été corrigées pour être ramenées à l'heure correspondant à chaque observation de route, au moyen de la marée barométrique enregistrée au même moment par le barographe, qui était en station à Fort- Archambault.
Ne pouvant avoir, par suite des faibles moyens dont nous disposions, des observations simultanées, nous avons cherché à y suppléer ainsi dans la mesure du possible.
Nous devons déclarer qu'entre Bedjondo et Bangoul, les altitudes sont assez incertaines et peuvent être entachées d'une erreur d'une vingtaine de mètres, sans que nous puissions nous en expliquer la raison.