‹ Le cercle, ou, La Soirée à la modeChapitre 2 sur 57 · II NOTICE · texte numérisé non relu

II NOTICE

avec LE MÉCHANT, de Piron avec la Métromanie, etc., bien que ces écrivains aient donné beaucoup d'autres comédies aujourd'hui oubliées et qui ne reverront jamais la scène. Il en est de même de Poinsinet, qui a écrit pour les théâtres de VOpéra, de V Opéra -Comique et de la Comédie-Italienne quantité de livrets, de parodies et de parades dont aujourd'hui les titres seuls figurent enfouis dans les bibliographies spéciales. En effet, qui, de nos jours, connaîtrait Poinsinet sans sa comédie le Cercle, ou LA Soirée a la mode?

C'est cependant beaucoup plus comme librettiste, comme « parolier )), que Poinsinet a été estimé de ses contemporains que comme auteur de comédies littéraires et sérieuses. Il a, parait-il, excellé dans ce genre, et quelques-uns de ses nombreux livrets ont mênie eu, à la scène, des succès de vogue inconnus jusqu'à lui. Sa parodie du Peintre amoureux de SON MODÈLE d'Anscaume, musique de Duni, qui portait le titre de Gilles garçon peintre z' amoureux ET RIVAL [Opéra-Comique^ 2 mars lySS), avec musique du compositeur de La Borde, eut plus de cent cinquante représentations de suite à Paris, et on la joua ensuite sur la plupart des théâtres de province

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et même sur des scènes particulières. Une autre de ses bouffonnerieSjSANCHO Pança dans SON île [Comédie- Italienne, 8 juillet 1762), avec musique de Philidor, eut également un succès prolongé. Puis vinrent le Sorcier, comédie lyrique en deux actes, musique de Philidor Comédie-Italienne, 2 janvier 1764;, dont la vogue fut encore considérable, et enfin ToM Jones, autre comédie lyrique en trois actes, imitée du roman anglais de Fielding, musique de Philidor (Comédie^ Italienne, 27 février 1765)^ dont le succès, d'abord contesté, prit ensuite des proportions prodigieuses. Elle demeura quarante ans au répertoire.

Nous ne citons ici que ces quelques ouvrages; la seule nomenclature de tous ceux qua donnés dans ce genre Poinsinet nous entraînerait trop loin, et n offrirait d'ailleurs que peu d'intérêt, Mais il est certain qu'il avait un grand talent de parolier, qu'il savait offrir au compositeur des situations capables de l'inspirer , et surtout qu'il ne cherchait pas à faire valoir sa personnalité aux dépens de son collaborateur. Dans tous ses ouvrages, il semble toujours s'effacer et céder le pas au musicien, et lui faire , en quelque sorte, les honneurs du théâtre et de sa pièce. Il avait de V esprit d' à-propos, et savait, dans ses pa-

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