X NOTICE I
M''^ Doligny fut, comme toujours, jolie et charmante
dans le petit rôle de sa fille Lucile. La pièce eut j
seize représentations dans sa nouveauté^. \
Poinsinet n'avait pas su mériter par son caractère \ l'estime de ses contemporains. Sa naïveté souvent puérile el son excessif amour-propre lui valurent de fréquents désagréments ; il fut surtout l'objet de mys- ' tifications sans nombre et de dénigrements systématiques. Les écrivains critiques de son temps ne semblent : pas l'avoir pris suffisamment au sérieux, et ils se sont i même montrés fort injustes envers lui à propos de sa I jolie comédie du Cercle. La Harpe, spécialement, j Va traité, à ce propos, avec une sévérité qui passe \ les bornes. I
(( Je l'ai rencontré deux ou trois fois, dit-il; il était fort ennuyeux, fort plat, et ne pouvait être supporté que comme jouet de ceux qui n'avaient rien de \ mieux à faire que de s'en amuser... Son Cercle est j un centon dialogué où rien nest à lui, si ce n'est les !
MM. d'Auberval (Lisidor); Mole (le Marquis), de Bonneval (le Baron) ; Préville (un Médecin); Auge (un Abbé) ; Bouret (Damon).
I. Reprise le lo février 1840, elle ne fut jouée que deux fois. Menjaud remplissait alors le rôle du Marquis, et M^'^ Mars celui d'Araminte. Régnier faisait Damon.