‹ Le cerisier fleuriChapitre 26 sur 64 · LE VIN · texte numérisé non relu

LE VIN

Ami, ne vois-tu pas l'eau du fleuve qui passe? Il coule vers la mer sans jamais revenir. Ami, ne vois-tu point ta face dans la glace? Tes cheveux blancs jamais ne t'ont- ils fait gémir?

Hier encore ils étaient aussi noirs que l'ébène Et, ce soir, on dirait qu'il neige sur ton front. Qui sait ce qu'est la vie, aime la coupe pleine Et vide en souriant la coupe jusqu'au fond.

Le fifre et le tambour ne sont point nécessaires ; Ne cherchons que l'ivresse et le songe divin ! Laissons les sages et les saints à leurs affaires ; La gloire naît parfois dans un verre de vin.

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