‹ Le cerisier fleuriChapitre 33 sur 64 · CHANT D'AMOUR · texte numérisé non relu

CHANT D'AMOUR

Ta beauté chante le réveil

Et c'est l'aurore sur les mondes.

O chère tête, le soleil

Rayonne dans tes boucles blondes !

Ton rire évoque le printemps, Les oiseaux, les fleurs et les brises.

C'est l'Amour même que j'entends Dans les chansons dont tu me grises

Tes yeux reflètent le ciel bleu Qui sourit sur toutes les choses.

Ma bouche, papillon de feu, Voltige sur tes lèvres roses.

Ah ! comme tes baisers sont doux !

Et comme ta parole est douce, Qui passe entre nos baisers fous Comme une eau fraîche dans la mousse !

L'azur s'enflamme et laisse un dieu Jaillir dans un tourbillon d'ailes :

C'est ton âme aux ailes de feu Qui monte aux choses éternelles !

CHEVA UCHEE

Le cheval galope au bord de la mer.

L'eau clapote et rit sur le sable rose Et l'ardent soleil dans l'azur de l'air Comme une fleur d'or mollement repose.

Le cheval galope au bord de la mer.

Le jeune homme blond, beau comme un archange,

Laisse flamboyer ainsi qu'un feu clair

Ses cheveux bouclés que la brise effrange.

Le cheval galope au bord de la mer.

Les oiseaux marins volent sur la plage Et leurs cris aigus dans le vent amer Jettent un appel strident et sauvage.

Le cheval galope au bord de la mer.

La brise enfle un peu la chemise mauve De l'adolescent souriant et fier Qui fouette de fleurs sa monture fauve.

Le cheval galope au bord de la mer.

L'enfant resplendit comme un météore.

Il passe, il s'éloigne et le vent amer

Répond seul au cri plaintif qui l'implore.

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