‹ Le cerisier fleuriChapitre 8 sur 64 · LE NÉNUFAR · texte numérisé non relu

LE NÉNUFAR

L'automne attriste la rivière Où le dernier des nénufars Sous les longs nuages blafards Regarde mourir la lumière.

Un beau poisson d'or et d'argent Frôle un instant la fleur tardive ; Puis sa caresse fugitive S'éloigne avec le flot changeant.

O soir d'automne ! O fleur pâlie !

O triste et suprême langueur !

L'ami nouveau qui prit mon cœur M'abandonne et déjà m'oublie.

Page 1