Troisième circonvolution frontale ou inférieure (étage
I . On appelle /?//5 de passage des saillies courtes et moins en relief que les circonvolutions et destinées à établir des traits d'union entre celles-ci.
frontal inférieur, circonvolution de Broca). Son extrémité postérieure ou pied décrit une anse (anse de Broca) qui embrasse la courte branche de la scissure de Sylvius et qui est le siège du langage articulé. En arriére, cette circonvolution est nettement dessinée, tandis qu'en avant elle offre un certain nombre de plis de passage qui rendent ses contours plus vagues.
4. — Circonvolution frontale ascendante (premier pli pariétal ascendant de Gratiolet, gyrus centralis anterior de Ecker). Située à la limite postérieure du lobe frontal et dirigée un peu obliquement de bas en haut et d'avant en arriére, elle forme la lèvre antérieure de la scissure de Rolando et occupe toute la hauteur du lobe. Quelquefois, ainsi qu'on le voit sur cette figure , elle offre une ou plusieurs dépressions transversales peu profondes. Il n'est pas rare de rencontrer, au-devant de cette circonvolution, un sillon qui lui est parallèle et peu profond.
B. Lobe pariétal. Il comprend trois circonvolutions, dont une ascendante et deux antéro-postérieures.
5. — Circonvolution pariétale ascendante (second pli pariétal ascendant de Gratiolet, circonvolution ascendante postérieure, première circonvolution pariétale , gyrus centralis posteriori Située à la
limite antérieure du lobe pariétal, elle forme la lèvre postérieure de la scissure de Rolando et marche parallèlement à la circonvolution frontale ascendante ; habituellement, ces deux plis sont unis par leurs extrémités et figurent ainsi deux parenthèses très-rapprochées et circonscrivant le sillon. La circonvolution pariétale ascendante offre aussi quelquefois des dépressions transversales, comme on peut le constater sur la planche X.
6. — Circonvolution pariétale supérieure (deuxième circonvolution pariétale, lobule pariétal supérieur). Son extrémité antérieure, ou pied, se confond avec la circonvolution ascendante , tandis que son extrémité postérieure est nettement arrêtée par le sillon perpendiculaire externe; elle offre à sa surface d'assez nombreuses dépressions peu profondes et représente le bord supérieur du lobe pariétal.
7. — Circonvolution pariétale inférieure (lobule pariétal inférieur, circonvolution ou lobule du pli courbe, troisième circonvolution pariétale , partie postérieure de la circonvolution de l'enceinte de Foville). Située au-dessous de la précédente, dont elle est séparée par le sillon interpariétal, elle est fortement ondulée et décrit deux anses dont la postérieure représente le pli courbe, tandis que Tanterieure embrasse l'extrémité supérieure de la scissure de Sylvius. Son extrémité antérieure, ou pied, s'unit à la circonvolution pariétale ascendante et son extrémité postérieure se continue, sans ligne de démarcation, avec la deuxième circonvolution occipitale.
C. Lobe sphémîdal (temporo-sphénoïdal , temporal). Il comprend trois circonvolutions qui sont, en allant de haut en bas :
8. — Première circonvolution sphénoïdale (pli sphénoïdal supérieur, partie inférieure de la circonvolution de l'enceinte de Foville). Elle forme, en même temps, la lèvre inférieure de la scissure de Sylvius située plus haut, et la lèvre supérieure du sillon parallèle plus bas; son extrémité antérieure se contourne en arrière pour s'unir à la deuxième circonvolution sphénoïdale, tandis que son extrémité postérieure se confond avec l'anse antérieure du lobule pariétal inférieur.
9. — Deuxième circonvolution sphénoïdale (pli temporal moyen.
étage moyen et étage inférieur du lobe temporo-sphénoïdal de Gratiolet). Séparée de la précédente parle sillon parallèle, elle se confond, en arriére, avec la deuxième circonvolution occipitale. Elle s'unit pai quelques plis de passage avec la circonvolution sous-jacente.
10. — Troisième circonvolution sphénoïdale (circonvolution sphénoïdale inférieure). Séparée de la précédente par un sillon interrompu de distance en distance, elle forme le bord inférieur du lobe auquel elle appartient. En arrière, elle se confond avec la circonvolution occipitale inférieure.
D. Lobe occipital, qui comprend trois circonvolutions assez nettement séparées par deux sillons ondulés et décrivant une courbe à concavité dirigée en bas.
11. — Première circonvolution occipitale ou circonvolution, occipitale supérieure. Elle forme la limite supérieure du lobe et se continue en avant avec le lobule pariétal supérieur par l'intermédiaire d'un petit pli de passage placé dans le fond du sillon perpendiculaire externe; en arrière, elle arrive jusqu'à la pointe du lobe occipital, où elle s'unit aux deux autres circonvolutions sous- jacen tes. Sa surface offre quelques dépressions obliques.
12. — Deuxième circonvolution occipitale ou circonvolution occipitale moyenne. Fortement ondulée, elle se confond en ayant avec l'extrémité postérieure du pli courbe.
13. — Troisième circonvolution occipitale ou circonvolution occipitale inférieure. Irrégulière et sectionnée transversalement par de légères dépressions, elle se confond en avant avec la circonvolution sphénoïdale inférieure.
E. Lobule du corps strié, ou insula de Reil.
La face externe de ce lobule, que l'on découvre en écartant largement les lèvres de la scissure de Sylvius, présente quatre et quelquefois cinq saillies ou circonvolutions rectilignes unies entre elles vers leurs extrémités inférieures et divergeant en haut à la façon des branches d'un éventail étalé ; elles recouvrent, comme nous le verrons plus tard, la capsule externe du corps strié. La portion de l'encéphale
comprise entre les deux branches de la scissure de Sylvius forme une saillie anguleuse qui masque l'insula et qui, pour ce motif, est désignée sous le nom d'opercule ou toit du lobule du corps strié.
PLANCHE X