L'ÉTERNEL MARI
par Th. DOSTOÏEVSKY
Nulle parc, Dostoïevsky n'est plus poignant que dans ce drame à trois personnages — dont l'un est mort — et nulle part il ne montre à tel point ses dons prodigieux de psychologue. Racine seul, ou Stendhal, lui sont comparables. A chaque pas que nous faisons — à chaque ligne que nous lisons — c'est une découverte nouvelle. Tous Ici mouvements secrets qui se cachent dans notre cœur, toute»
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nos contradictions, toutes nos velléités, ce tissu infiniment serré, qui fait la matière même de notre vie intérieure, sont ici mis en lumière par le plus génial et le plus clairvoyant, peut-être, de tous les romanciers.
Marcel Scliwob, à tous les romans de Dostoïevsky, préférait l'Éternel Mari; ce n'est point exactement que ce soit son plus beau livre, mais il contient la même beauté que l'Idiot ou les Frères Karamazov plus dramatiquement condensée.