MALICE
« Ce cabinet commence à prendre > Dit-on. Je n’en suis pas surpris.
Vieji* ou dans l’âge le plus tendre, En est-il un qui n’ait pas pris?
Toujours neuf
Dupuy-fiitaillc et Say-tonueau,
Quel beau couple de porteurs d’eau Symbolisant l’union des centres!
C’est la conjonction des ventres.
UVL DTJBOST
M. Dubost, à qui il manque un C pour rappeler certain personnage du Courrier de L;/on, disait l’autre jour en parlant du département ministériel qu’il administre: le ministère de la police.
Le pauvre homme voulait dire : de la justice. Mais aucun de ses amis du centre et de la droite ne s’est aperçu de l’erreur et M. Dubost garde toute leur confiance.
N’eù-il pas le Garde des sots ? (1)
Feindre d’ignorer ce qu’on sait, de savoir tout ce qu’on ignore et de pouvoir, au-delà de ses forces, paraître profond, quand on n’est que vide et creux, répandre des espions et pensionner des traîtres; voilà toute la politique.
Beaumarchais.
Dans tous les programmes politiques, on dore soigneusement la pilule, et le peuple, qui l’avale, ne s’est pas encore aperçu que la pilule est toujours pour lui — jamais l’or.
M. de MoVifiari a calculé les chancesj.de mort auxquelles on s'expose en exerçant régulièrement le métier d'assassin et certaines professions dangereuses comme celle de mineur, il est arrivé aux résultats suivants : un assassin court moins de risques de mort qu’un mineur. — « Une compagnie d’assurance qui assut erait des assassins etdes ouvriers mineurs, pourrait demander aux premiers une prime inférieure à celle qu’elle serait obligée d’exiger des seconds. »
M. Cuvai.
Abattez, abattez toujours, il n'y a rion à garder de ce que la terre supporte! N’ayez peur; la reconstruction sera plus facile àfaire que la démolition; car autant d’abus vous niez •dans le présent, autant de solutions équitables vous préparez pour l’avenir.
Ernest Coeurderoy.
Quand j’entendis cet admirable cri de douleur et de mélancolie (le Chant des Ouvriers, de Pierre Dupont), je fus .•ébloui et attendri. Il y avait tant d’années que nous atleu- •dious un peu de poésie forte et vraie ! II est impossible à
Los seuls journaux que tu liras Seront ceux du gouvernement .
Tous les autres déchireras Ou les emploieras. . . mêmemeut.
Toutes les réunions fuiras Et syndicats pareillement.
Socialisme ne parleras
Que quand seras seul, seulement.
Nul conseil ne demanderas Qu’à ton patron, .très humblement.
Le plus grand ignare appuieras S’il pense centre-gauchemeut.
C’est ainsi que tu nommeras Les amis du gouvernement
Et que la France saliveras Constitutionnellement.
D. Cuasneu