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A LA CHIENLIT

Compte-rendu photographique et phonographique

des fêtes du Mardi gras. — Les masques, la cavalcade, les chars à bancs d’huîtres, la foule.

Eu bous Français de la décadence, les Parisiens s’enthousiasment plus qne jamais pour les fêtes du Carnaval. Co jour-là, il est de règle que les badauds s’écrasent sur les trottoirs des boulevards et regardent en se haussant sur la pointe dos pieds les rares mascarades qui défilent. La plupart du- temps ils en voient rien, que leur uez qui rougeoie, et les sergents de ville qui leur octroient quelques coups de poing en guise d’invitatiousà circuler.

Coito année-ci, un spectacle inusité les a dédommagés de leurs peines. Us ont- vu.-

Le programme dos fêles comportait une série do réjouissances fort rares, dont nous allons rendre oompte aux amis du Cltantburd, avec l’impartialité qui nous est coutumière, et la déférence que nous devons à d’éminents personnages, aux maîtres de nos destinées.

Dans la pensée des organisateurs, la cavalcade devait revêtir un caractère exclusivement moderne et national. A quoi bon, en

étrangers, alors que nous possédons chez nous urie'si riche collection de masques ?

Toute latitude avait, donc été laissée aux membres du cortège sur lo choix de leur déguisement et l’ornementation des chars. Co respect de l’initiative privée nous a valu les plus curieuses exhibitions que jamais yeux gaulois purent contempler.

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■clie «lu cortéj

Le cortège est parti do l’Elysée-Carnot à midi précis. Entête marchaient les brigades centrales, eliurgëes d’une mission bienfaisante entre toutes. Pour soulager, autuutque possible, la misère des pauvres gens, les sergots devaient procéder à une copieuse distribution de pains. Inutile d'ajouter qu’ils se sont acquittés de cette tâche avec leur dévouement habituel: Quelques mécontents ont bien tenté de vaines protestations; on les a vite mis à la raison et au poste.

Eu dépit des réclamations do la ligue contre lu liconce des rues, ou a vu plusieurs fois Lépi ne se dresser au milieu du cortège; mais notre pudique préfet avait eu la précaution de so couvrir d’une épaisse capote, achetée aux magasins « Old England. »

icadroii de la garde républicaine, ainsi ""~,A 'os saines traditions boira-

ient s’avauçait, portant, à

.......... Pielri. Malgré son grand

âge, co vaillant champion du cambriolage policie ' ' baignes d’une jonrnée pénible et u’a cessé du coi fin île crier à tue tête : « Vive l’Empereur ! » On au ,

chaîne nomination au grade do commandeur «le la Légion d’h

nommée par ce qu’elle garde parlâtes. Immédiatei

1 du commencerai!»

c des foules l’étroite union qui dajçs, la police, la religion,

Afin de symboliser ai existe entre les grandes il

la magistrature et l'année, on avait èu l’ingénieuse idée de” suivre M. Clément de Mousignor d’HuIst entouré do nombreux robins, chanoines, prélats de liante e( basse-cour, juge ot canonniers. Ces ministres du dieu de pauvreté, en souvenir de leur dirai maître, faisaient la quête, pendant que leur chef de file tirait i les canous do l’Egliso. Un des quêteurs s’ôtant

rs le journal de

refus pérerap-

— Pourquoi ne versez-vous l'ecclésiastique.

répondit M, I

de temps a . ... . „ „„

adressé à M. Turrel, qui vendait le long du parc. l’Armée du Obahut ' ■ ’ • ■ • '

an frère

demanda

les ti

urrel.j’a

îr principe de repoi

Après quoi, sou interlocuteur lui ayant fait les gros yeux Turrel s'est je te la face centre terre ou criant : je me pâme ! Un grand nombre de curieux lui oui passe dessus. Grâce a sa forte constitution et u une grande habitude des hommes, M. Turrel eu sera quitte pour quelques jours de repos.

M. de Mun, escorté do l’abbé Lemire, avait revêtu sa plus belle cuirasse st son meilleur bouclier. Il prêchait aux assistants la rosigmuum dans ce inonde et leur promettait le bonheur dans autre. A chaque carrefour il s’arrêtait pour bénir les assistants. Au cri : Dieu le veut !

M. Brisson conduisait le deuil de la marine. A ses côlés se tenaient M. Lookroy costumé en juif.de Venise et M. Guycsse, colite ü ue superbe cliapçau a claqnes, don gracieux de l’amiral Gervais. 11 agitait fébrilement nue dépêche.

lilied de l’ivresse générale on a prêté peu d’attention à • le temps, ce jeune député allait

o quosiic

celle de M. Bascou. Pour j de l'un a l’autre et posait invariablement') vous l'intention de mettre on doute uionlionorabili'té? les réponses variaient suivant les dispositions des interpellés. Mais la moyenne parue ,a témoigne d’une façon touchante et sympathique à'M. Bas- ■'■é chez lui lo fond du pantalon couvert d’emproinôir s’établir prochainement

■-e char «le |u Guerre

Le général Mercier avait tenu à ce que le char do son département fut d’une extrême simplicité : U11 cheval de fiacro attelé à une voiture do déménagement. Ni cauons ni fusils. Lo ministre serrait d’une main les rênes, do l’amre les foudres de son éloquence. Une victoire aux ailes éployées, montrait du doigt la colonne Vendôme. Deux sonneurs de trompes exécutaient nue composition de circonstance due à la plume de M. de Moutforfc ot ” !nt ' x Tyrtéos que l’antiquité grecque

r aux fruitiers do ma circonscrip-

Aux Mânes du Maréchal Lebœuf

I” strophe

Allons Français, vile en campagne I Bâtiez inmljonrs, sonno clairon,

Tonton, tonton.

Tonlaîno, tonton.

Mercier, de l'œil, nous accompagne,

Ce ministre est un fier luron.

Tonton, tontaine, tonton.

2" strophe

Comme Lebœuf dont la mémoire.

Vaut celle de feu Mac-Mahon,

Tonton, tonton.

Tontaine, tonton Mercier prétend que |a victoire

Nous lui réglerions son alla Tonton, tontaine, tonte

Ce chaut homérique, admirablement détaillé dans des trompes d’éléphants par les sonneurs do Saint-Paul, ont transporté d’enthousiasme nos braves populations si vibrantes, si sensibles à tout ce qui rappelle les grandes épopées...

De formidables acclamations saluaient l'intrépide général qui en un seul discours a réduit en poussière les futurs envahisseurs. Hommes, femmes, enfants à la mamelle, vieillards et auvergnats

— Vive Mercier !

Ce que voyant un spectateur atrabilaire et morose, un de ces hommes soupçonneux qui passent leur vie à pérorer contre (a diet itnre, émit la réflexion suivante :

— Prenez garde que co mercicr-là ue vous donne du fil à retordre.

Calembour ridicule et sans portée politique ou commerciale.

I.«‘ char «I«i la .Marine Figurez-vous un immense bateau de papier goudronné, armé iis, nln ni do tourelles penchées comme 'celte do r chaudière, une casserole de fer-blanc dans la- . . -aux, des intendants revêtus du costume impro-

bable des sorcières do Macbeth, faisaient bouillir Uue mixture étrange de blés, de farine, do biscuits et de charbon.

Cette heureuse inspiration, du plus saisissant efiet, est due à l amiral (1 errais, qui se tenait eu grand uniforme le sabre à la uram, a I avant du navire, semblant défier les membres de la commission extraparlementaire.

A ce sujet nous devons faire part d’un incident assez curieux Avant le départ du cortège, MM. Brisson, Guyesse et Lockrôy avaient pris place sur lu char maritimo, on arguant de leur qualité d enquêteurs. L’amiral Servais ies jota de ses propres ans vouloir accepter leurs excuses.

quelle'd

mains par dessi

char «le l'Ag;i'ieul(iir«

Si 11

. prononcer sur la beauté des chars, c’est ,

a celui-ci que nous décernerions la pomme, qui est un brevet essentiellement agricole. Rien d’aussi fastueux, d’aussi agréable à irail, — d’autant plus que le spectacle était gratuit, — que ces gerbes de céréales blonds, que ces monceaux de carottes tirées • ■■ soi par nos fameux protectionnistes, que ces grappes gran-

des arceaux bachique

' me de piédestal à M. Dupuy.

personne ne l'a regretté.

) de la prospérité agricole do msoulade spirituelle, d’un comique

' ■" majorité parlementaire,

cadre ne nous permet hasard do la

tesqc

grueliqi (

Un avait oublié le bleui gras,

Autour do cette allégorie »i la France, s’agitaient en une I irrésiatiblo, les membres iniluents de 1a déguisés on bêtes. L’eçiguité de notre malheureusement pas de les citer tous. Pi

lorgnette — vendue pur Arthur Meyer — : M. Deschanel, fine rouge; .M. Gaillard, sanglier domestique; M. Passy d’Auglas, dix-cors; M. Marty, chameau âgé; M. Burthou, geui;'.M. Jaluzot, salamandre ; M. Félix Faure, dindon ; M. Léon Say; mulot ; M. Jourdan, coucou ; M. Dubost, chauve-souris ; M. Viger limasse ; M. Jounurt, serin ; M. Aynard, têtard ; M. Godefroy Lavaignae, mulot ; M. Goujon, dito; M. Jumel, chien de rapport ; M. île Burms, chien île ferme; M. le baron Reille, blaireau; M. I liclion, cafard ; M. Thomson, bouc ; etc., etc.

Plusieurs barriques de vins provenant de nos meilleurs crus nises en perce; de larges pots circulaient dans les groupes, ivent vides que pleins, pas les groupes, les pots de vins lotit respirait l’abondance, l’allégresse, la sérénité. Seul -M. Me line, en musaraigne, so tenait recueilli et mélancolique.

Ali . le moment eut été mal choisi de «mi tenir une l’agriculture manque de bras pour l’cireindre et la soulager de sos produits !

certain Cliaudey qui poussait dos lamendansait une gigue macabre autour d’une

tâtions assourdissantes

oaissfe eu bois do sapin,

mannequin en larmoyant : je suis le char de Pagricul titre n’eut mi intrus, nommé ûulaure s'est jei mannequin du sieur Cliaudey et a tendant qne c’était également soi qu’il faudrait recourir 1

imodie ii

sipide, a fort heureusement, passi

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