‹ Le chambard socialisteChapitre 181 sur 412 · SIX MOIS · texte numérisé non relu

SIX MOIS

TROIS MOIS

Quand viendra !a Belle.

, lui demanda-t-il, que vous avez ou jadis los religieuses que uous, socialistes athées ? Œj recula épouvanté,

— Parfaitement, . reprit Cornant", avant d’ailoror les saints du

L’abbo Lemire se voila la lace, on prétendant que le cfWyen

'"tuant nV'tub pas. sain d'esprit et qu'il avait grtgu£,bos»lil d«s

J ilouilj g d’an ;

donner

hontes, ■fikU’ei peur ou «TenuemîlTét, aient jd effort otfïrtre T ’’ affront. - ■

Enfin, suprême angoisse, la République elle-même, sortie tout armée des entrailles du Peuple, semblait condamnée à la mort. Tant de luttes, tant de martyres, tant de sang allaient être perdus.

Paris se dressa et fit s'évanouir la nuée d'oiseaux sinistres prêts h s’abattre sur le cadavre de T Aimée.

Le soleil llaniba au ciel, les arbres verdissants eurent des explosions de sève .et de bourgeons. La même foi en l’avenir embrasa la natilrc entière. Choses et gens poussèrent des cris de délivrance.

La Commune était faite; la réaction capitulait: les traîtres au Peuple et à la Patrie s'enfuirent vers quelques coins obscurs pour- y préparer leur revanche.

Des enthousiasmes, comme cçlui qui secoua de la même vibration la Grande Ville et la Frauce^uuies. nécessitent trop de vigueur, un trop grand appel de forces vitales pour être fréquents. Ils ne peuvent sortir que d’une agonie. Mais plus celle-ci aura été atroce, plus le retour à la santé sera -vigoureux et vainqueur.

L’agonie de Paris avait été longue; encore un peu et la mor^ s’eu swvaifel Lorsque le moribond déchira son liuceulj'le priuLemps. chantait, autour de lui. Tl prit sa part de cettc fête universelle. 11 crut à la bouté/à la justice, à l’amour.

•Go fut l’éblosian de lu. Commune.

Et la Commune, à son tour, enfanta la RépubliqutÇ

Celle-ci a mal tourne. Encore uue fois, le mal nous pi'êftd à. la gorge. Nous étouffons : la' foi, la vie,Tespcrauce, ,-les belles espi rauces, smors des •illusioüs gêné-* rcuses, s’étiolent, en nous.

- A peine si le cieur bat. Torpeur, h'ichetè. di'goi'lt, mau- ■ vais hôtes, ont. noirci notre regard. Est.-ce. donc la mort,1qui vient? Allons-nous faillir à l’â venir ?

Les ■bourreaux de lu République' out déjà appelé le prêtre, pour qu’il administrbee demi-cadavre.' lls eontemplfent béatement leur enivre Me décomposition , ils comptent les pulsations d-hjdus eu plus faibles, de;fdusen plus rares, lis ont creusé le •sépulcre; l’héritagé de la défunte leur.sourit...

Mais voici venir les hordes des Justiciers. (-Oihmc au 18 mars 1,871,, le même :clairon qui sonne la diane piûntanuière, le réveil des champs, des. bois et des Heurs, nous appelle à la. revanche. '

Allons, citoyens, ré v. i liez-vous ! Le soleil vous ’cont i.au banquet, de la nature; chassofc-en les parasites iinntouilcset prenez leur place qui est la vôtre. tflbnquéiw. votre bien qu’ils vous, ont volé! Sus aux pillards, aux malfaiteurs! Aimez-vous 1. s uns les autres, pour mieux haïr ces agents delà haine et de l’injustice sociales.

B tarrtront plus ; vierges ! votre vous no, connaîtrez plus i" en l’aimant. Hommes, Irouts-, apesantis par les revenu avec la Belle.

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P. S. — .l’aijlç grand pli üauiaradeS du X'.luiiuhuv ' refera lm-n vKoUH-iTt. j

Gôrault-Richard.

AU TEMPS DE LÀ COMMUNE

.Souvenir «J 'un vieiE iSisiirgé

un'iéorivaln très oonmfjol très apprécié, quijoua dans l'épopée de 1871 utGrèle actif, mais indépendant, qaiAmériio encore phi; rare, a siàgarder Celle activité .et, couJr.in.|é®..udutiee, non» racontera léy événements auxquels il fut mrj '■ uffènivs il" un. vieil iiisiiryc, complFii

*ïn®àt‘a vaincre de lu

édits,.n '(fussent ird quia-, o mît dur- ■ voulut que celui-ci de poinu à le c

...is-doiiq!

.iêremenl'i ^

nécessité d’app

délailsde» plus marquants de cene , du-lS Mars 1871, jour du triomphe, au 2? mai, dorniero- étape (le li défaite.

*■; Ims notos que ljon va -lire, oui ét.é prises sur le vif, je devrai dire vécues jour par jour.- Elles u’otu'pasla préiciilion d'être un utnvre iij?C(àupilation,, domine tout d’autres, mais, uu récit, sineér dans lequel chaque témoin de i*uo (moque, glorieuse retrouver quelque vivant tableau Impussc. LesjMnics recrues do la Révolu

Pour faire aino-r la H -uni: I- la laouilvr lopins sim

plemont du inomlc. -C’est oe.iu’a fait 1 vi'ieiP Insurgé, en accordai! un CliaiitbariPhi faveur de publier ses souvenirs : AU TEMPS 111 LA COMMUNE.

Œ ffl'lri HAtlOMË TOIT BAS

Lundi dernier, pendant que 'Pournuerin de IL a^erie et Varice Lasserre déposaient, eu les vanlanl,, leurs abominables -projets do loi» relatifs à lapflhliciié des débat* criminel*, Dubost -Antonio

pour les sceaux dont il a la gnwlu) dormait prolbn.démeiu.! ■ Ituynal voulut appeler son uiiuntion sur ce qui su 'lisait à la

- Malheureux! s’écria Spolier* ne le réveillez pas, il dirait nue

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jndant quelle pivioutieux ’ l>e*cliaucl, (pii nvi

«.s eudOssv,

On disait hfèr à.Bofigo — surnommé le Rouquin do la Josette : — Avez-vous inesm-é là pflVtée'Üê’tos paroles'?

- — Mit in i j 1 1, i , t-t'.nmnlii 1m tmhln et in tellîfe.n l animal. îe n’avais

- Ma foi, non, , répondit le noble et intelligent animal, je n’avai is do mètre sur moi.

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