‹ Le chambard socialisteChapitre 211 sur 412 · AU PRECHE EVANGELIQUE · texte numérisé non relu

AU PRECHE EVANGELIQUE

Lu bon Pasteur. — Oh ! moâ frères, louons le Soigneur qui nous a fio.uué la lorce do résistoi41,) la teutatiou. Louez, le Soigneur mes frères, qui daus sou infinie bonté, susdite pprmi vous des’ âmes d’olite pour vous protéger contre les omliùchos do l’enfer Votre devoir, yms chers frères, est d’éçoutor et do suivre cos guides sfirs. Quand los suints hommes qui (biitlèrout, cumposont et dirigent la lù/uu contre licence tics rues, vous Convient au nettoyage fies cités, à l’épuratiou morale .fié la société ; qufinfi ils vous appellent y la lutte contre les mftusfros de Uêbyqohe et d’iniquité qui osent parler d’amour libre, fin droit “ü bonheur p.pur tous, fies jouissances «éeesyqirus : répondez à leur appel, mes irérvs. NhiUèudez ’tfième pus lpur signal. Ecoutez co modes le héros delà vertu qui petto le nom de Bérenger et dénoncez à la justice de votïUpays lob jeunes luxurieux et leurs compagnes éboulées. Soyons chastes, rues frères, fuyons la luxure....

A l’assaut des clartés, ruons-nous péle-tnè|e ! Affirmons l'idéal! Cànsolons l'uniVersI jlsbout! Faisons jaillir l’aurore universelle De tous petits livres ouverts!

Jetons aux Quatre vents la cendres des idoles! DressonsTiious fiàfenient sur cç que. nous brisons! Délivrons l'honime! Quyroi.s la porte fies écoles Pour fermer celles fies prisons!

Bannissons fie pos lois la représaille inique!

Vénérons les penseurs au ocetir large, au front haut, Qq viennent souffleter de leqr verge lyrique J,e vieux profil de l’échafaufil

Ayons l’esprit pour flèche et l'iucqnnu pour cible 1 Soyons les précursêitrs des avenjps sereins,

Les poêles, les fous, èt qu'il soit ipipossible De nous laire plier les reins!

Et maintenant, messieurs |ps mpseadins fie style, Fiéros de lupanars, écrivains fie salons.

Gaillards qui complique* Tartufe pat ifoile,

Demandez ce que npqg

Glovis Hugues.

Dupuis que les chambres, sur l’ordre de Casimir, ont voté la création d’un ministère des colonips, une foule do gonsso demandent: A quoi cola nous servira-t-il?

u0 croyais pas qu’il y eut encore autant fie naïveté en France, Comme ces questionneurs connaissent peu nos bons opportunistes !

A quoi servira lo ministère des colonies? Mais à doter de grasses sinécures los«fils que leurs papas ne savent où caser. Le nouveau ministre Boulauger passe ses journées à nommer dos chois de personnel, de cabinet, de bureau, do sous-bureaux et de sous rion-du-tuut.

Ces excellents budgétivores connaissent l’importance et Retendue de cette institution. Les ministères ne sont-ils pas des plates arrose? °U ')ourffcois sémonl leur graino, et que le populo

Guyot ne se coûtante pas de pordre tout sons moral. Il perd aussi la mémoire. Dans le temps jadis, Guyot avait écrit dos articles flamboyants sur la Commune. Jamais pareil lyrisme n’avait coulé de sa plume ! C’est écrit, cela; c’est vibrant, c’est enlevé! Eli bien, voyez la modestie do Guyot : il avait, oublié oes chefs- «1 œuvre, et sans leur publication Jules Guesde dans la Petite Dépu/iliipie, il no s’on fut probablement jamais vanté.

, V’1 : ce, v,im!x Guyot ! A présent je m’explique pourquoi il sot.stino.il ';cr‘™ <1» '* J «‘u dus riiouapans parmi les communards, fl on était, le frore Yves!

Les curés ont pris trop au sérieux la déclaration du ministère sur l'esprit nouveau. Us se croient déjà revenus à l'Inquisition et il ne se passe pas de semaines sans que l’un d’eux se distingue par quelque exploit rappelant cette époque bénie où les ministres do Dieu exterminaient leurs semblables afin de les initier plus vite aux félicités célestes. Un vicaire do la Mayenne, Bruueau assassina son curé et sa bonne ; un curé de l’Isère égorge deux femmes dans son bresbytère.

C’est charmant, on vérité !

Je me rassure un peu en constatant qu'ils manquent quelquefois leur coup. Ainsi l’autre soir, sur les onze heures — instant propice aux tire laine et autres envoyés de Dieu sur la terre — ils sont tombés à dix sur un de nos camarades, le citoyen Zévaès, du groupe des étudiants collectivistes.

Kèvaès avait commis le crime, impardonnable aux yeux de ces saints apôtres, do méconnaître (es beautés de l’Esprit nouveau et do former les yeux à la lumière cjont nos ministres sont éblouis. Et afin (l’être surs que le châtiment’ mérité par lui, no roslorait pas lettre morte, ils tentèrent de l’envoyer illico en enfer. Après quoi ils s'envolèrent comme une bande d’oisqaux sinistres vers les raeoips do f$ppi|Ups fiufls gilon'j.

Zévaés on a etc quitte pour quelques contusions lioureuscmpnt sans graÿité. Mgis il fera bien de se ienir sur ses gardes. L’Bglisp a l'œil sur lui, ce qui porte malheur.

Au sujet de l’Eçprit nouveau, apprenez que, la luaréo prospère. C'est comme j’ai l'honneur de voua le dire. L’an passé il s'était vendu 130,000 kilog. de poisson anx Halles, pendant la semaine dite sainte. Cette année il s'en es( vendu 160,000.

La francs fait son’ salut. Seplompnt," qu’ulle proppo garde eq:( arêtes.

No? magistral» ne sont pas aussi intraitables qqe certains lo prétendent, surtout quand ou les traite bien.

L’un d'eux dînait l’antre jour clioz un financier aussi opulent quo malhonnête.

— "Voyez-vouSj disait l’intègre personnage, eu dégustant un verre do vin exquis, une table bienseryio me fqit publier les tables <je la loi.

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