SON IGNORANCE NI. CASIMIR-PERIER
Quelle suffisance! ou plutôt quelle Insuffisance!
L'héritier du grand Casimir reprochait, l’autre jour aux socialistes de méconnaître les justes lois qui nous régissent en ce temps d'avachissement, bourgeois.
11 est bien venu, ce type d'adjudant rengagé, à morigéner autrui en matière de législation.
N’est-ce pas lui qui, eu pleine réunion électorale, avouait naïvement qu’il ignorait le premier article des lois constitutionnelles?
On en rit' encore dans les cercles troyens.
Et c’est ce pète-sec sans autorité, ce grognard sans bonhomie, ce politicien sans programme à qui est aujourd’hui dévolue la garde de ce, te même Constitution, qu’il n'a peutêtre jamais lue !
O ! grand Casimir ! du haut de ton monumental socle, encore imprégné des flots de phénol dont l’inonda la peur de tes contemporains, tu dois sourire de pitié à la vue du cancre que la destinée t’a donné pour rejeton.
CHAMBARD EN PROVINCE
sst couvert de
Roubaix, 22 décembre.
M. Vil-Durand, qui avilirait, si c’était possible, les fonctions de préfet, vient d’annuler, pour la deuxième fois les votes par lesquels le conseil municipal socialiste de Roubaix instituait la création d’dn service gratuit de renseîgnemenis judiciaires, rétablissement d’une pharmacie municipale et la distribution, à domicile, du pain aux assistés du bureau de bienfaisance.
Le sentiment d'humanité, qui a dicté c°» -so. ~~
pouvait toucher un homme dont le cœur durillons judaïques.
Le Vil-Durand est de la famille des agents d’affaires qui vivent de (lucane, au détriment des citoyens. C'est notîrquoi il defend du bec et des ongles — noirs comme sa conscience — cette estimable corporation.
Quant aux pharmacies, Vil-Durand prétend que les médicaments ne doivent pas etre vendus au prix de revient par ce que cela tuerait l’industrie pharmaceutique. Il convenait a ce fonctionnaire desoutenir le parti des marchands de suspensoirs.
Ceux-ci ne manqueront pas, sans doule de lui témoigner leur reconnaissance en lui offrant un-vin d’honneur et arn malique.
Enfin, Vil-Durand s’oppose à ce qu’on distribue les bons de -ude. Ce représentant du gouvernement de la - nui renrésente la HémiLl . i„ ...
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République — qui représente la Répufoliqu, quis de Sade représentait la littérature fr; cette précaution inutile. Suivant lui, les 1<oa doivent pas avoir de domicile.
PIO! I, un, ai. 9, ceux-ci fis lui routant la pauonie quand ils auront debarrassé la République de tou- les Durands, vils ou autres Us assureront au préfet du Nord un logement gratuit. Peut-etre pousseront-ils la prévenance jusqu a lui offrir un de ces peiits voyages qui déforment la jeunesse eu la nie; tant a même de voir la Nouvelle et l’Ancienne partie du monde.
Lens, 16 décembre.
Les autorités voyant enfin que malgré toutes les provocations, on ne pouvait amener les mineurs à sortir de leur calme, ont reuvoyé dans leurs caserneineuts les douze brigades de gendarmerie, qui séjournaient depuis trois mois dans le bassin houiller du Pas-de-Calais.
Les honnêtes gens vont pouvoir respirer et l’on ne courra plus le risque d’être assassiné comme la malheureuse victime de Givenchy.
AU PAYS DES ROBINS
Les toquards de la 8° chambre viennent de condamner à deux ans de prison un ratiehon nommé Pognart,
Vêtu du costume ecclésiastique et accompagné d’une femme, qu'il présentait comme sa nièce, tantôt il séjournait deux jpurs dans un hôtel meublé, puis disparaissait sans payer; tantôt :1 se faisait voitnreren fiacre pendantdes journées entières, ensuite s’éclipsait, oubliant le cocher. Entre temps, il allait queier à domicile, dans l’intérêt de quoique bonne œuvre purement imaginaire.
Un des refaits a terminé sa déposition par les paroles suivantes. nui ont excité une hilarité générale :
— L’abbé et sa gigolette sont de purs filous. .
Eh ! bien, et les autres? Est-ce qu’ils ne font pas tous la même chose, quand ils vendent contre argent comptantdes places dans un paradis, qui n’est, en somme, qu un poulailler
il ils plument à leur a
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3 dindes et les jeunes
" L’abbé Poanart ne mentait pas tout à fait quand il afflrmait que le produit de ses quêtes était destine a que. que bonne œuvre.
Demandez plutôt à sa gigoletle.