‹ Le chambard socialisteChapitre 40 sur 412 · NOTRE MARINE · texte numérisé non relu

NOTRE MARINE

Bons patriotes ! écoutez la triste complainte cPun pauvre bateau, dont les infortunes n’ont rien a envier au l 'eut navire,

UÏÏ v'alfiuq mois, le cuirassé Triomphante, qui porte le na villon de l’amiral commandant la division navale des mers de Chine, ayant été reconnu incapable de faire une nouvelle campagne, le ministère de la marine décida que ce bâtiment ne rentrerait pas en France et serait mis en

reEnrmêmeatlmps,le cuirassé Bajard fut désigné pour aller prendre la place de la Triomphante comme bat iment-amiral.

P Le Bavard est un petit cuirassé en bois a deux hélues, d’un déplacement de 6.000 tonneaux et marchant U nœuds à tout casser. Sa machine et ses organes principaux sont relativement fort simples.

Le port de Toulon, consulté, répondit que le Bajai d émit prêt à partir moyennant quelques petites réparations. Ordre fut aussitôt donné de les faire et elles ont commence U y a

Depuis* troijf'inois, plus de trois cents ouvriers des constructions navales travaillent à ces réparations. ,

Enfin le 12 décembre courant, le Bajard lut uoiiairluiC comme prêt. Le commandant, l’officier en second, 1 état major et l'équipage s'installèrent à bord le mieux possible, car pour eux la campagne devait durer deux ans.

Huit jours après, le ministre fixait la date exacle du

''"offrions apprenons à l'instant que le Bajard ne part plus.

Que s’isl-il clone passé? . ,

Ou a découvert qu’en dépit de tous les travaux et de toutes les réparations effectués depuis trois mois, 1 appui eu moteur du Bajard était incapable de conduire le navire a destination. ,

Et voilà comment le Bajard, qui avait reçu 1 outre a ai mer le 12 décembre, reçoit l'ordre de désarmer le ia dudit mois de décembre.

Voilà un bâtiment qui doit faire rougir son patron, car on ne peut pas dire que comme le chevalier il est sans pcui

eLUn donii'crflélail : les travaux de réparations effectués à bord du Bajard en vue-de la campagne qu’il ne peut faire engagent déjà une dépense d’au moins 500.000 francs.

Inutile d’ajouter que les misérables concussionnai es i responsables d • ce vol ne tomberont pas sous le coup dus lois visant les associations de malfaiteurs. Les loups ne se mangent pas outre eux, surtout les loups de mer.

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