‹ Le chambard socialisteChapitre 76 sur 412 · PSYCHOLOGIE DU MILITAIRE PROFESSIONNEL · texte numérisé non relu

PSYCHOLOGIE DU MILITAIRE PROFESSIONNEL

par A. HAMON

lires prises p.

, i fait A l'heure actuelle la joie des honnêtes gens de tous les partis, commencent A porter leurs fruits.

On a arrêté les citoyens per centaines, on a persécuté les écrivains subversifs, on a saisi les journaux qui commettent le délit de trouver et de proclamer que tout n'est pas pour le mieux dans la meilleure des républiques.

Les résultats n’ont pas lardé. A se faire seufir. Les cas de misère mortelle augmentent chaque* jour. \u risque de tomber sous le coup de la loi d'honnêteté nous allons enregistrer ceux qui se sont produits cello semaine dans un delà’ de vingt-quatre heures, A Paris seulement.

M"* Henriette J... habitant rue Boulainvilliers, A Anteuil. s'est Suicidée en avalant un llacon de laudanum : Misère!

■s Couronne5, a

Un homme i des Buttes-Cba mourant rue de

'est jeté du haut i Amandiers, 17: Maladie

pont de briques,. an

‘ * loelier, Sévjjira

Jean Jncqnemln, Belge, autre se tirant deux balles de rovolvc le triste courage d'aller jusqu'au sarlat de M. cio Bu'lemont pour .«

, A sept heures quinze, tin individu, âgé de si tombé d'inanit'on place de II République,

' ' ' riiu Me-!av. !

m papier qui

le n° 15. Transporté A la pharmacie mort en y arrivant. Il n’avait d'établir son identité : Misère

M11* Desrliamps, âgée de vingt ans, ouvrière mécanicienne, d mourant 82, rue Julien-Lacro x, a tenté de se suicider, hier, i allumant un réchaud dans sa chambre. Attirés par rôdeur, b voisins ont pu sauver A temps la malhe ireuss, qui a été aiu sitôt transportée A l’hôp'tal : Misère!

Un laideur de pierres du nom de Forestier, célibataire, âj de cinquante-huit ans, s'est asphyxié dans son gar Marlinval, A Levallols- Perret, A l’aide d’un réchaud d lly avaiteinq jours qu’on n’avait pas vu ce malheui cadavre n'a éié découvert qu'hier mat! r depuis la gelée, était A bout de rossou faut attribuer son suicide.

Et enfin, 1 s amis du Chambard ont tous lu le drame émouvant de la rue des Martyrs. Le citoyen Caubet, âgé de soixantesept ans, sa femme, sa tille, sa sont asphyxiés dans la nuit de

I là misère Jbil

J'ai

n Caubet. C’était un grn

1 vieillard chez ni la ferme jusqu'ici desc

travail et de oolui de sa femme,

tille, joie et orgueil du ménage, avait é:6 élevée avec un soin ialoux. Elle possédait un joli talent de musicienne et d’écrivain • - -.s apprécier, car elle fournit pendant un certain temps J ' musicale A un journal dont je fus le

des articles de secrétaire.

i.e Citoyen Caubet était l’Ail viéme. Ses opinions devançai grande honnêteté, son carnet jamais démentie lui valaieu

combattait. Je l’avais reiicoirre, il y a quinze jours a j’avais reçu avec une respectueuse reconnaissance ses ue bienvenue et d’encouragem ut pour le Chambard.

Je perçois eue ro le tremblement de sa voix, lorsuu'i

a bonne heure ! Tapez sur tous ces grdins. II n’y a pli

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t mi u,

qu'i 1

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qui

épouse fidèle jusq

iités socialistes du neude son milieu; mais une île, ainsi qu'une d'gnité de ceux-là. mômes qu'il

souhaits

leur faut.

Les lettres écrites sous sa dictée par a fille, quelques instants avant de se jefer dans la mort, prouven t l'étonnante force d'âme do ce vétéran de la démocratie, force qu'il avait inculquée aux siens. Unis par une amitié Inaltérable pendant la vie, ils n'oat pas voulu se séparer. A l’existence humiliante d s déchus, ils ont préféré la fin stoïque du philosophe. Et l'i

fideuse bourgeoisie ss pour cousolàtiôi

Les deux dessins que nous publions aujourd'hui, m'obligent [ à remettre à la semaine prochaine les réponses aux corres- i pondants du Cuamqard.

0 CAMBRÛNNE!

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