‹ Le chambard socialisteChapitre 78 sur 412 · FAIT DIVERS · texte numérisé non relu

FAIT DIVERS

Dimanche dernier uncheval de fiacre prit le mors aux dents, ce qui n’arrive jamais aux chevaux de corbillard. Malgré les efforts du cocher, un homme vigoureux et de sang froid, ceoendai t, il parcourait A fond de train les boulevards.

Do grands malheurs étaient à craindre, parce que dans la fou’e d’oisifs et de bourgeois qui circulait à ce moment sur la chaussée, se trouvaient beaucoup de travailleurs arcontpagnés de leur famille. Le cocher voyant le danger que couraient ces braves gens— nous parlons des travailleurs bien entendu, — eut une idée que tous les camarades du Chambord n’hésiteront nas à trouver géniale.

Malgréses appels, en dépit des cris de détresse et d’époitvamo poussés par lea pas-anis, les nombreux sergents <lo vil e qui font le trottoir à cet endroit. ne bougeaient pas.

Au moment où les rênes venaient de se rompre entre ses mains, le cocher cria à pleins poumon-; : A bas les voleurs ! Vive la sooiale !

Aussitôt les sergots, comme mus par un ressort, se précipitèrent à la tête du cheval. Des milliers de mouchards s'abattirent sur la voiture. Eu un clin d'œil, homme animal et vi hic ils furent enlevés, et condûits en fourrière.

Le brave cocher paierasa présence d’esprit, de q lelquejours de prison, mais il aura sauvé la vie à un bon nombre de ses semblables.

Page 1