SCÈNE IV
OVXS IÆ CélCR*
Dans pou do départements la comhaiivilé politique s'exerce avec une telle frénésie ; aussi trouverons-nous par là une colnle de petits avorai lions, quêteurs do lauriers parlementaires, do pérorcurs ambitieux et sols, de politiciens ridicules acharnés à des coteries et à des querelles toutes locn-
1PS m notre métier de chasseurs ilo chevelures pourrait être, on ce pnys,
long cf fructueux.
Deux députés, tachent la carte électorale du (.ers, traîtres et fourbes à rendre jaloux l’ivre Guyot lui-même : l.aniielongiic et Bascou. Ces deux ambitieux — l'un, vienx praticien dn bistouri et protégé des Brouurdcl chers à Cornélius, l’autre jeune, échappé récemment d’une préfecture où il trônait comme conseiller faisant fonction d’épnnssclour, diins l’espoir de trouver en quelque coin des faveurs et des plaças grassement rétribuées, — ces doux ambitieux, durant doux mois do réclama électorale, promireht nu peuple leur absolu dévouement et lent vole lors de toutes questions sociales. Et, élus maintenant, ils s'engraissent en appuyant de leurs bulletins et de leurs voix — combien peu éloquentes, heureusement ! — [es fourberies de Casimir.
Le vieux s'exhibe chez los aristocrates do sa trempe, escorté de larbins culottés de soie; lejoune s’endort sous les banquettes ou s’enivre dans les gilros (n'esl-co pas, o .Mirandais?) et dans les brasseries du quartier latin — pour la grande joio dus électeurs.
L’association de malfaiteurs que dirige Casimir d’Anziu (recherché récemment par la police sous lo nom do Bey-Anzin) envoya des rubans divers à foule de plats valets. Les uns, — ceux de la haute Valetaille, les rovroulon do l’aristocratique domesticité — ou ouront du rouge : et los sous-valets, décrotteurs et garçons de bureau, eurent un brin do ficelle violette, palmés de l’Académie et de l'Instruction publique.
Do celte promotion fut un nommé Aylies, conseiller d’arrondissement ou conseiller général (qu’importe?) de Kleuranco. (,el individu quitta sa province pour i’EstuJcUe, oii Jules Ferry ayant reconnu très vile sa vertigineuse souplesse et sa merveilleuse docilité le fit rédacteur-agricole. Aylies traita avec compétence la question des engrais, ça se voit à sa boutonnière et ça se sent à son approche.
Entre temps, il escaniola un mandat électoral à scs concitoyens, les excellents amis de Thierry-Gazes, député socialiste do Lectouro, qui s’aperçoivent aujourd’hui de leur mésaventure. Dans quel las ont-ils mis lo pied?
Et maintenant Aylies se console du mépris des siens en vidant los pots
de chambre dans la tinette que préside I’eyrouton.
Us ClIAMBAUUEUII AUSCITXIN.