CHANCRE DE LA CLOISON
JACOB (Annales maladies de l’oreille 1923)
B... Abdel-Kader, 25 ans, artilleur, se présente le 3 Octobre 1917 avec une ulcération bourgeonnante, profonde, occupant les 2 côtés de la cloison nasale cartilagineuse, qui est doublée et paraît être perforée au centre des ulcérations ; un stylet indique qu’il existe en effet une perforation punctiforme à ce niveau.
L’infiltration empiète à droite sur le plancher des fosses nasales; elle est très saillante, rouge et rénitente ; elle ne s’affaisse pas sous l’influence de la cocaïne.
Le malade ne souffre pas, il peut respirer du nez et présente un écoulement nasal séro-sanglant depuis 15 jours ; chaînes sous-maxillaires des 2 côtés faites de ganglions isolés, durs, et non douloureux, semblables aux ganglions inginaux des chancres génitaux.
On porte le diagnostic de chancre de la cloison.
Sous l’influence d’un traitement bioduré, les ulcérations se sont cicatrisées en 14 jours ; le 15° jour, après l'examen, est apparue une roséole typique généralisée, des plaques érosives buccopharyngées, alors que le nez paraissait complètement guéri, sans perforation de la cloison.
D’autres lésions secondaires, plaques érosives, sont apparues dans la suite pendant le traitement au novarsenobenzol, confirmant le premier diagnostic de chancre de la pituitaire.