‹ Le chancre de la muqueuse pituitaire et en particulier sa forme latenteChapitre 6 sur 40 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

De tout temps, on a accepté la possibilité de l'infection syphilitique par d'autres voies que les voies génitales et on le trouve signalé par des auteurs du 15° et du 16° siècle.

La première observation de chancre de la narine remonte à 1844 et l’auteur Mac CARTHY écrit :

(J’ai eu l’occasion d'observer un grand nombre d'ulcères primitifs sur les parties du corps où on ne les rencontre pas habituellement ; à la narine une fois).

Jacob connaissait bien le chancre de la narine;

il écrit dans Les Annales des maladies de l'oreille.

«La muqueuse nasale, quoique bien protégée par sa position même de toute contamination, n’est malgré tout pas à l'abri de la contagion. Le chancre des fosses nasales est évidemment une localisation rare de la syphilis primaire, cependant, des faits irréfutables sont là pour prouver la réalité du chancre extra-génital d'origine nasale et l’examen d’une syphilis sans chancre devra toujours comporter un examen des fosses nasales, car la lésion peut y évoluer discrètement et passer inaperçue. »

On évitera de cette facon des erreurs préjudiciables au malade.

Ricorp en 1858 dans ses Leçons sur le chancre, dit simplement:

« Je l'ai rencontré sur la pituitaire. »

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FOURNIER en 1858 nous présente un cas indiscutable de chancre de la cloison ; le diagnostic en fut confirmé par une roséole typique.

ROLLET en 1865 écrit:

«J'ai vu moi-même À chancres indurés du nez dont trois étaient greffés sur la piluitaire à l'entrée des fosses nasales. »

Vinrent ensuite les cas de NODET, NETTLESHIT, et l'observation de PONcET en 1880.

En 1881, le travail de DuPpoxT (Etude sur la syphilis du nez et des fosses nasales) thèse de Bordeaux; puis les thèses de REBOUL 1892 (Recherche sur l’étiologie des chancres syphilitiques céphaliques; LE BART (Chancre primitif du nez et des fosses nasales), Paris 1894 ; BAZÉNERIE (Etude clinique sur la syphilis nasale acquise), Paris 1894.

La Revue de CHapuis (Le chancre de la muqueuse pituitaire) gazette des hôpitaux, 13 Octobre 1894. La thèse de BruboN (Le chancre syphilitique des fosses nasales), Lyon 1895.

Le traité de FOURNIER, Paris 1897 (Les chancres extra-génitaux), puis ce furent les thèses et travaux de: ROMAGNINI, ROLLESTON, JULLIEN, PONCET, MAR- FAN, MOREL, LAVALLÉE, MOURE DE BORDEAUX, HEC- QUET, LAURENT, LENOBLE, FROMENT, FOSSET en 1915.

FOURNIER dans sa statistique portant sur 30 ans trouve que l’on à :

- 93 % de chancres à localisation génitale,

- 0,67 % de chancres à localisation périgénitales,

- 6,33 % de chancres à localisation extragénitales.

Mais FOURNIER considère que la proportion de 6 à 7 %, de chancres extra-génitaux est inférieure à

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