‹ Le chancre de la muqueuse pituitaire et en particulier sa forme latenteChapitre 9 sur 40 · LE CHANCRE DE LA PITUITAIRE · texte numérisé non relu

LE CHANCRE DE LA PITUITAIRE

Le chancre de la pituitaire est un chancre rare; l'accident primitif y est rarement localisé.

PITRE nous dit: « Cette affection peut être facilement prise pour un cancer et autrefois, avant les facilités données par la recherche du Spirochéte, on était parfois obligé d’attendre l’apparition des accidents secondaires avant de pouvoir se prononcer. »

Il faut en effet distinguer le chancre narinaïire nasal externe, qui est un chancre cutané et comme tel ne diffère pas des chancres de la lèvre supérieure ou de l’aile du nez, et le chancre pituitaire ou nasal interne.

La muqueuse pituitaire pourra se diviser en:

1°) Vestibule qui a un revêtement cutané. Mais les chancres uniquement vestibulaires, occupant soit la sous-cloison, soit la face externe de la narine, soit l’une ou l’autre des commissures narinaïires sont rares; généralement, ils empiètent sur la muqueuse.

2°) Les fosses nasales proprement dites, tapissées par une muqueuse: la pituitaire, laquelle commence au niveau du rebord inférieur des os propres du nez, soit environ à 12 mm. sur la paroi interne et 16 mm. à 20 mm. sur la face externe de l’orifice extérieur du nez. Ces chancres affectent soit la face interne du nez, soit plus fréquemment la cloison.

Cette distinction nous montre la situation spéciale intra-nasale de la pituitaire, elle nous fait voir la difficulté du diagnostic ; l’altération de la muqueuse pourra donner le change avec les affections des fosses nasales: coryza, diphtérie, corps étrangers, lésions des cornets, de la cloison, etc.

ETIOLOGIE

Pour qu'il y ait chancre syphilitique, il faut qu’il y ait eu contact entre le tréponème et le tégument ulcéré. L’étiologie de ces chancres est souvent obscure et assez curieuse ; elle est mal connue. Le contact direct de la muqueuse nasale avec une lésion syphilitique est presque impossible et pratiquement la contagion directe ne saurait se produire; il est exceptionnel de voir son apparition à la suite de pratiques contre nature; on n’envisage que difficilement la contagion directe par les organes génitaux.

Il faut admettre qu’il existe presque toujours un agent intermédiaire entre la lésion infectante et la porte d’entrée.

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