‹ Le Chancre SimpleChapitre 17 sur 49 · AUTO ZA NOUS IV ET · texte numérisé non relu

AUTO ZA NOUS IV ET

— dé pituitaré MU TD. RARE »

== de Ja-paupires Re ent »

— GO JANET MS RE Re »

— dés doigts nie Ph Re re »

Nous empruntons la seconde à Fournier; elle repose sur

445 observations d'hommes atteints de chancres simples et

donne :

Chancres du gland ou du prépuce............... 347 — du.fourreau de la verge.........,......2. 21 — multiples de la verge, c’est-à-dire occupant

à la fois le prépuce et le fourreau, le four- 3

leauRetie slandNelC ere re terre 24 — de la verge (sans désignation plus précise). 25 — dul'méatarinairestt ri sh ban mere 11 = intrasuréthfaux:.2. su brntrble 29.480 5 — dusacrotum. eu ar 3 — D TAN CR On Ve 7e 3 — TOURS ne Te ae PT Te 2 — de la face interne et supérieure de lacuisse. 2 — Je APANUS NE ere AR EE Copcobtdte À — dela région thoracique antérieure. . . . . | — de la face (lèvres, langue, nez, pituitaire,

DAUDIERES) Mel RE TC »

Les chiffres de ces deux statistiques réunis nous donnent un total de #88: observations de chancres ainsi réparties :

Chancres du gland et du prépuce. . . ......... 643 — du fourreau de la verge. . ........ 130 — multiples de la verge, c’est-à-dire occupant

à la fois le prépuce et le fourreau, le fourreau et le gland, ete. . .. : ,- LA

(1) Fournier, Nouv. diet. de méd. et de chir., art. Chancre.

= de la verge (sans autre désignation plus

DIÉCIRE a PARA D ne RER LE 20 — API EE UTINAÏON AT I 0 à Ua on, 20 FIAT UTODTAUX Me eee à na ete TRS #7 CUS DtONN AA DAREISS D, RAAQUTIR 3 — deFaausns es brostutiee. 46 do aus oi 3 — CERN AE ENS COR EL SR MEnmetiele Tr) == de la face interne et supérieure des cuisses, 2 = HORAIRES era cure Re Net a »

— de la région thoracique antérieure. ..... 1 — de la face (lèvres, langue, nez, pituitaire, paupières) see. lirènspr) 20 Anagtobtsns JM à La troisième, due à M. Debeauge, se trouve dans sa thèse inaugurale (1). Elle reposé sur 206 observations de femmes atteintes de chancres simples, et donne les résultats suivants :

Chancres de la fourchette ou de la fosse naviculaire. 78

— des grandes Héyres 2 AU Que 20 — des petites lèvres. . . .... ... DATE RE 16 — du méat urinaire . .... es eue 1e) 22 ue (de ces 21 chancres, 19 se prolongaient dans l'urêthre).,.... .... 0 d6 He PRE On — du voisinage du méat. ....... ES M < — AUVESTIDU Ie PE EME ee Ne — du'chitoris,- AMEN M; FRA ASREE X (LI EUTETA il

— de l'entrée du vagin (immédiatement en dehors des caroncules myrtiformes, entre ces caroncules et les petites lèvres). . , . 17 — du vagin (en arrière des caroncules). .

Jp dU'COPUterT 22 MANS EE el lens RARE — de la marge de l'anus . . !.:: HS, SNA DE dussilloneinten esse RE TER ee 0 — AURDÉTINÉE RAT Ro 5 — de la face interne des cuisses . . ....... 5 — TETOYDOSAS LÉ EE ce eee ee 2

Les trois statistiques que nous venons de citer nous conduisent à conclure que les chancres simples siégent, dans

(4) Debeauge. Trait. des chancres simples par la CES au chlorure de zinc, thèse de Paris, 1858.

l'immense majorité des cas, sur les organes génitaux. Leur présence sur les organes extra-génitaux constitue une trèsminime exception. En effet, dans les 343 observations de chancres simples de Ricord, nous comptons 315 chancres simples génitaux et 28 seulement extra-génitaux. Dans les 445 observations de Fournier, nous comptons 436 chancres simples génitaux et 9 seulement extra-génitaux. Enfin, dans les 206 observations, dont la thèse de M. Debeauge nous donne le relevé, nous comptons 166 chancres simples génitaux et 40 seulement extra-génitaux.

Du reste, cette conclusion est conforme à celle de M. Cierc, qui, sur 2,000 malades atteints de chancres simples, a constaté seulement 20 chancres extra-génitaux, et à celle de M. Millet, qui, sur 201 malades atteints de chancres, n’en a pas observé un seul extra-génital.

Nous ajouterons que, nous-même, sur 104 malades atteints de chancres simples, nous n’avons rencontré que 2 chancres extra-génitaux.

Si nous faisons l'addition de tous les chiffres cités plus haut, nous voyons que, sur un total de 3,299 chancres simples observés, on a compté 2,200 chancres génitaux, et seulement 99 chancres extra-génitaux.

M. Clerc n’a donc pas exagéré lorsqu'il a dit que le chancre simple génital est au chancre simple extra-génital comme 99 est à 100.

Quelques mots maintenant sur les chancres génitaux et extra-génitaux dans les deux sexes.

Chancres génitaux.— Nous étudierons successive ment les chancres génitaux chez l’homme et chez la femme.

CHez L'HOMME, le chancre simple génital a presque toujours son siége sur le gland et le prépuce. On le rencontre trèssouvent dans le si/{on balano-préputial, c’est-à-dire derrière le gland; dans le voisinage du frein et sur le frein lui-même. Il

est moins fréquent sur la face interne du prépuce, sur le limbe, et surtout sur le gland, principalement chez les sujets circoncis; enfin, il est très-rare sur la surfuce interne ou cutanée du prépuce.

Les chancres simples du méat urinaire ne sont pas trèsfréquents; ils peuvent siéger sur les deux lèvres de l’orifice uréthral ou seulement sur une. On les rencontre de préférence chez les individus dont le prépuce est très-long, et surtout chez ceux qui ont déjà d'autres chancres siégeant sur le sillon. Les chancres du méat peuvent pénétrer plus ou moins avant dans le canal et donner alors naissance aux chancres appelés entra-uréthraux qui siégent d'ordinaire dans la fosse naviculaire. Toutefois, nous devons dire que ces chancres sont très-rares, et plusieurs spécialistes distingués n’en ont jamais rencontré dans leur pratique, ce qui a fait nier leur existence par M. Clerc. Les annales syphiliographiques comptent quelques observations de chancres simples génitaux intra-uréthraux situés plus profondément que la fosse naviculaire : celle entre autres, due à Ricord, de deux malades qui furent atteints d’ulcérations phagédéniques des parties membraneuse et prostatique de l'urèthre, ulcérations dont la nature chancreuse semble avoir été démontrée par l'inocula: tion ; chez l’un de ces malades même, « il existait à l’intérieur de la vessie plusieurs ulcérations arrondies, à bords taillés à pic, ayant détruit toute la muqueuse, et offrant les caractères du chancre simple. »

Les chancres du scroftum sont de tous les chancres génitaux ceux que l’on rencontre le plus rarement; ils sont presque toujours consécutifs et dus à des auto-inoculations de voisinage.

CHEZ LA FEMME, le siége de prédilection du chancre simple est la muqueuse vulvaire. Parmi les chancres de la vulve, ceux que l’on rencontre le plus souvent dans la pratique sont les chancres de la fourchette et ceux de la fosse naviculaire.

Labarthe. 6

mm 42

D'après nous, les raisons de cette fréquence se trouvent: 4e dans Ja fréquence même chez l’hemme du chancre du frein, qui, dans le coït normal, se trouve naturellement-en contact avec ces deux organes ; 2 dans la facilité avec laquelle les érosions et les écorchures peuvent se produire pendant le coït; 3 enfin dans la facilité qu'a le virus de se déposer dans les replis de la muqueuse et d’y séjourner pendant un temps assez long. C’est assez dire que nous n’admettons nullemeut les raisons données par Boys de Loury et Costhilles (1) de la fréquence des chancres simples de la fourchette et de la fosse naviculaire. Ces deux messieurs expliquent cette fréquence par la coïncidence d’un chancre du col, et ils en concluent, d’après la disposition anatomique des parties, que le pus de l’ulcération du col doit baigner la fourchette et la fosse naviculaire, où il s’inocule immédiatement. Pour que cetteexplication fût vraie, il faudrait établir la fréquence du chancre du col de l'utérus, et elle est loin d’être établie, ainsi que nous le verrons tout à l'heure. Il faudrait, en outre, qu’on n’eût pas observé de chancres de la fourchette et de la fosse naviculaire indépendants d'un chancre du col; or on compte plusieurs observations de chancres siégeant sur ces deux organes, le col étant parfaitement sain. Enfin, on pourrait demander à MM. Boys de Loury et Costhilles comment la fourchette.et la fosse naviculaire ne sont pas atteintes toutes les fois qu’il existe un chancre à la partie supérieure dela vulve, alors que le pus y aboutit encore bien plus facilement. |

Après les chancres de la fourchette et de la fosse naviculaire viennent, par ordre de fréquence, les chancres du méat urinaire, qui, d’après les observations de M. Debauge, pénètrent assez souvent à une certaine profondeur dans le canal de l’urèthre; les chancres des grandes et des petites lèvres, ceux de l'entrée du vagin, du vestibule, des caroncules, du clitoris, etc.

(1) Gazelte médicale de Paris, 1845.

Es 43 .

Les chancres du vaÿyin sont'{rès-rares. M. Debauge n'en cite que 7 cas dans sa stalistique; ét, pendant son long séjour à Saint-Lazare, M. Clerc n’en à rencontré que 8 ou 40 qui étaient situés à l'extrémité supérieure du vagin, dans le voisinagé du col, et coïncidaïent pour la plupart avéc un chancre du co! de l'utérus.

A propos de ces derniers, les avis sont partagés. Les uns, entre autres M. Debauge, qui n’en cite qu'un cas dans sa statistique, et Foùrnier, disent qu’ils sont très-rares. Les autres, au contraire, prétendent qu'ils sont asséz communs. Parmi eux, le docteur Denis, ex-médecin en chéf du dispensaire de salubrité, qui dit en avoirobservé un grand nombre, et évalue à une dizaine au moins ceux que l’on constate fous les ans parmi les prostituées inscrites à la police; le docteur Caron, médecin du dispensaire de salubrité, qui nous a tenu lé même langage; M. Clerc, qui en a observé une vingtaine de cas, alors qu'il était médecin de Saint-Lazare, et, enfin, notre ami le docteur A. Desprez (1) qui en a rapporté plusieurs observations, recueillies dans son service de Lourcine.

Lorsque le co! de l'utérus est le siége d'un chancre simple, celui-ci, ainsi que l’a fort bien fait observer M. Rollet, de Lyon (2), est toujours le résultat d’une inoculation directe, c'est-à-dire de l'application immédiate du pus chancreux sur l'organe utérin. Il se renconire plus souvent sur la lèvre antérieure qué sur la lèvré postérieure, celle-ci se trouvant presque toujours protégée par une nappe de mucus albumineux venant de la cavité utérine. De plus, comme les filles publiques présentent un peu d’antéversion de l'utérus, en même temps qu'un abaissemént plus ou moins grand de cet organe, il s’énsuit que, chez elles, la face antérieure du col, qui par cette disposition se trouve placée en

(15 Désprez, Trailé iconogr. de l’ulcération ei des ulcères du col, 18170,

(2) Rollet. Ann. de dermat. et de syphi!., 1870.

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bas, est plus souvent le siége du chancre que la face postérieure, qui est dirigée en haut.

Enfin, le chancre simple peut quelquefois siéger jusque dans /a cavité même de l'utérus. Le plus souvent alors, pour ne pas dire toujours, ces chancres coïncident avec d’autres occupant l’orifice du col et son pourtour, et ils ne se développent que par inoculation de voisinage. Nous ne connaissons qu’un seul cas de chancre simple occupant le corps de l'utérus seul; il a été observé à Montpellier par M. Combal, dans le service de M. Delmas. C’est ce qui nous engage à le reproduire ici.

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