‹ Le Chancre Syphilitique: De l'Oreille ExterneChapitre 22 sur 34 · OBSERVATION VI · texte numérisé non relu

OBSERVATION VI

(Bararoux. — De la syphilis de l’oreille, Paris, Delahaye et Lecrosnier, 1886. p. 54.)

Chancre induré de l'oreille (Résumée).

En avril 1884, l’auteur observe un marin qui s'était battu en février avec un de ses camarades syphilitique. Ce dernier l'avait mordu à l'oreille à la partie supérieure de l'hélix. Il y avait eu une petite hémorragie, et une plaie banale. Après s'être cicatrisée, huit jours après la cicatrisation la plaie s'était réouverte et avait gagné les parties voisines.

Cette ulcération présentait les caractères du chancre induré décrit par Hulot, et occupait le tiers inférieur de la partie externe de l'hélix et de l’anthélix et la maitié de la face externe de la conque.

Pléiade ganglionnaire sous-maxillaire et mastoïdienne du même côté. Roséole abondante.

OBSERVATION VII (Frezp. — The Brit. Med, Journ., 1871.)

Ce cas a été observé en 1877; mais l'observation n'est pas nette; on ne sait s'il s’agit d'accident primitif ou de lésion tertiaire. Il n’est pas certain qu'il s'agisse ici d'une forme phagédénique d’un accident primitif.

On a affaire à un charpentier de 42 ans dont les deux tiers du pavillon de l'oreille gauche étaient rongés. Un orifice arrondi était visible, qu'il n'était plus possible de reconnaître

comme orifice externe du conduit auditif. Il y avait des douleurs considérables. Cet état avait débuté depuis trois mois par un petit bouton prurigineux et saignotant. Traitement: Iodure de potassium, mercure et nitrate de zinc. / Le conduit auditif était rétréci par la perte de substance correspondante, la fonction auditive était bonne.

OBSERVATION VIII (MracÈr. — Ag. Wien. med., Zly., 1879.

Le malade avait été embrassé derrière l'oreille par une femme le {er ou le 2 août 1879. En se lavant sur ce point, il s’'aperçut déjà au bout de quatre jours d'un petit nodule naissant, qui persista, atteignitsa grosseur en quatorze jours, et qui était cicatrisé au bout de quatre semaines.

Le 3 octobre, il vient à la clinique de Sigmund et présente l'état suivant:

Au scrotum, nombreuses papules au début, confluentes par place, surtout à la face inférieure de la verge. Sur le corps, éruption de syphilides papuleuses bien visibles.

Les ganglions lymphatiques sont modérément gros; aux organes génitaux, on ne trouvait rien, même par une soigneuse recherche, qui puisse passer pour un accident primitif. Mais on trouva à la face inférieure du pavillon de l'oreille droite et sur l’apophyse mastoïde un chancre, portant en son milieu une petite dépression, d'où partaient en arrière des vaisseaux lymphatiques et des nodules.

Les ganglions du côté droit du cou étaient très augmentés de volume, de même que les amygdales, surtout la droite, dont la surface était ulcérée.

Le malade avait de la fièvre et ne dormait pas la nuit, phénomènes qui persistèérent jusqu'à la disparition de l’éruption papuleuse,

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