RAR GRETA I DE PS
D PR ne om
J'ai moi-même conférencé en compagnie de Bruant à la salle des Capucines. +
Dernièrement encore, à Orléans, à Marseille à Lyon, puis à Bruxelles, Bruant pouvait se convaincre que la gloire l'y avait précédé.
C’est donc pour lui la consécration définitive, car, de tous côtés, affluent des demandes de directeurs et d’impresarios.
On veut entendre un poète !
C’est d’un bon présage et j'applaudis d’avance aux succès futurs de Bruant dont le plus beau titre de gloire sera peut-être un jour d’avoir déshabitué le grand public des scies
-ineptes dont on le sature pour lui faire goûter üun peu de littérature! ;
Oscar Méténier
Méténier est un petit homme
Actif, ardent et convaincu, Frétillant et pétillant comme S'il avait du feu sous le cul.
Il fut d’abord au séminaire A Et pendant cinq ans, bien comptés, Il fut apprenti commissaire,
Pour finir ses humanités.
AI la Chapelle, à da Roquette
dans tous les coins. s d'icigo,
Non mais “à argot. d cu Largonÿi… chauffé sur le tas.
Et Le Cha et Done Le Boule. pe Même il eut son petit pere
Quelquefois il fait du théâtre Et ces quelquefois-là, son but.
Est de rendre Alexis folâtre, Ou Ée faue rire Dubut.
Il est artiste, journaliste, ; Romancier puis conférencier, Puis encore autre chose en liste, Puis « encore autre chose € en cier.
On peut es Donuar. le combattre. + HN. . moe sat pense, sujoudhai
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Car Oscar est un petit homme . ‘ Actif, ardent et convaincu, | - Frétillant et pétillant comme __ S'il avait du feu sous lecul
REPRESTMTARAENRAT
L'Ami
De tous les écrivains de l'heure actuelle,
| ie esprit d'observation portant sur les mêmes sujets, même connaissance profonde des mœurs populaires, même ne Fe ls.
talement- nous rencontrer: du reste, Oscar Méténier a déjà raconté les joyeux détails.
de notre première ERITÉVUE en ET NES
Je lui laisse la parole ds -<eiby a quelques. années, Je me trouvais attablé, une nuit, au fond € du. Sénat», :
ist salle du ‘Château-Rouge, le bouge : : 2 fameux, trop connu aujourd’hui de Ja rue Galande. À cette époque, le refuge du père Trollier n'était point encore catalogué parmi les curiosités parisiennes qu'il est de bon goût de visiter entre une heure et deux. 0 heures du matin. C'était un cercle très fermé, 4 dont seuls quelques rares invités avaient Le droit de franchir impunément le seuil.
« Gamahut y faisait encore des poids et - Jouineau, un poète que la Centrale nous a ravi, y disait ses vers.
« Je corrigeais à ce moment les épreuves de mon premier livre Ta Chair, et j'étais venu là A pour demander à Jouineau une de ses chansons que je me proposais d'introduire dans une étude d’argot intitulée En Famille. »
« Trèsflatté, Jouineau se mità ma disposition et me chanta tout son répertoire : une. parodie de Carmen, Bras-de-Fer, la Tourterelle, etc.
« Comme rien de tout cela ne me satisfaisait:
— Attendez, me dit-il, je vais vous en pousser une dont vous serez content... C'est une de mes dernières. :
LA
-« Et sur-le-champ il entonna :
EAN HR a tr ci
Alle avait pus ses dix-huitans,
AI ’tait pus jeune d’puis longtemps,
Mais a faisait encor’ la place É A Montpernasse. ;
En la voyant on savait pas
Si c'était d’la viande ou du gras
Qui ballottait su’ sa surface, A Montpernasse.
Alle avait quéqu’s cheveux graisseux, :
Perdus dan’ un filet crasseux Qu'avait vieilli su’ sa tignasse, -
A Montpernasse.
Alle avait eun’ robe d’reps noir, L'matin ça y servait d’peignoir, La’nuit ça y servait d'limace,
À Montpernasse.
À travaillait sans aucun goût; *
Des fois a faisait rien du tout,
Pendant qu’ j'étais dans la mélasse, A Montpernasse.
En vieillissant a gobait l'vin,
Et quand j’la croyais au turbin,
L'soir a s'enfilait d'la vinasse, £e À Montpernasse.
- Pour boire a m'trichait su’ l’gâteau, C’est pour ça qu’ j'y cardais la peau, Et que j'yai crevé la paillasse,
: À Montpernasse,
Depuis que j'l'ai pus, J'me fais vieux, Ët pendant qu'a m'attend aux cieux, J'rends quéqu’s servic’ à ete
TE © à À Montpernasse.
« Très frappé par l'odyssée de la pauvre fille «à qui son dos cardait la peau», j'en fismon compliment sincère à Jouineau; pourtant un doute s’éleva dans mon esprit, je trouvais cette cruelle ballade si supérieure à tout le reste! Je demandai :
__ Elle est bien de vous, n'est-ce pas ?
__ Oh! Monsieur! fit le poète indigné de mon soupçon. . ER
__ Vous me permettez de limprimer?.
__ Comment donc! seulement. ne mettez pas mon nom... Vous savez... je vis tranquille maintenant, je ne tiendrais pas à ce qu'on sutie
« Je connaissais mon Jouineau par cœur; j'at-
tribuai cette discrétion si rare chez un poète à un intérêt d'ordre privé dans lequel l’Art n'avait rien à voir et Je me conformai à son désir, « Le lendemain, j'envoyais à mon éditeur la chanson, que son auleur m'avait crayonnée sur un coin de table entre deux vérres de mêlécassis, et je l’annotais avec ce simple renvoi au bas de la page : authentique. « À cette époque, je ne connaissais Bruant que pour l'avoir vu une fois ou deux chez Salis, et pour l'avoir entendu chanter ses œuvres première manière au concert de Ja Scala. Je savais qu'il était l'auteur de ces deux petits chefsd'œuvre : À la Villette et À Saint-Lazare, mais, je l'avoue à ma honte, o’était tout.
ee é Ke Modan, à en 1 compagnie de Laurent T lexquis poète, et comme nous c
: nt roposa : compagnon, nous n'y boiron peut-ê très bonne Vu mais nous y trou
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es — Chez Brunet Je n y: suis j mai - je vous avouerai que j'ai commis à son | préjue - dice un Plagiat invoiontaire.… Ainsi donc, Je ne ‘tiendrais p Le re ne
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d'une amitié solide | l'iomme au Fe "ai appris à connaître dep
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Notes Biographiques
— Oscar Méténier est né le 17 janvier 18509, à Sancoins (Cher). Il fit ses études chez les Pères jésuites, puis s ’engagea, à dix-huit ans, au 13° régiment d'artillerie.
Son congé terminé, il devint secrétaires de commissaire de police à Paris et c’est dans
cette situation qu'il fut à même, pendant six
È années, de réunir pour ses études littéraires
des matériaux précieux.
11 donna sa démissionen 1889, devint un cube | borateur assidu au Ge RER au Journal, LS et
se fit remarquer par l'audace des thèses soutenues dans ses romans et dans ses pièces.
Voici la liste de ses différentes œuvres :