PROLOGUE
ques manuscrits, épars en tous lieux. Aujourd hui, grâces à Dieu, nous avons entre les mains les monuments de notre tradition ; & nous espérons pouvoir livrer bientôt à la publicité le fruit de nos labeurs.
Nous avons cru bon & utile de faire précéder notre édition d’une étude générale, qui puisse à la fois servir de Préface au travail lui-même, & initier, s’il est possible, l’Ordre entier à la connaissance de cette reconstitution. Ce n'est pas une thèse dans toutes les formes, une dissertation littéraire, que nous venons présenter ; ce n’est pas davantage l’exposé détaillé de tout ce qui a été écrit dans l'Ordre jusqu’à ce jour en fait de chant ou de musique ; nous soumettons simplement ici nos observations, que nous avons eu soin d’appuyer de citations autorisées, afin de mieux témoigner de notre bonne foi.
Si quelque chercheur infatigable pouvait nous fournir d’autres documents pour compléter notre collection, ou nous indiquer d’autres sources, nous lui en serions reconnaissant.
Echapperons-nous à la critique? Nous n’y comptons guère en ce siècle surtout où tant d’écrivassiers à solde, tant de faux savants, oubliant le conseil de l’Apôtre, se servent de plumes trempées dans le fiel pour répandre leur censure. Si nous sommes prêt a accueillir un renseignement charitable, nous renonçons à l’avance à toute polémique. A quoi bon faire couler des flots d’encre ? Seuls les éditeurs en sont les bénéficiaires, tandis que les éclaboussures souillent la robe virginale de la charité ; le peuple chrétien se scandalise de telles luttes intestines, où la vérité n’a souvent rien à gagner.